| Floride : Paradis... |
| ...pour les alligators!!! |
La Floride, c'est aussi une terre de contraste. Entre
une nature sauvage, dangereuse, préservée (serpents venimeux,
alligators, crocodiles, mangroves, marécages...) et des villes
luxueuses aux maisons et jardins immaculés qui n'ont plus rien à
voir avec l'état de l'origine !
Voici notre itinéraire :
- Fort
Lauderdale sur la côte Est : pour les Spring
breackers. Surtout
en arrivant le mercredi précédent le vendredi saint, il y a plus de
chance de croiser des jeunes fêtards que des processions du chemin
de croix ! = splendeur décadente.
- Naples (juste en face de fort Lauderdale, sur la côté
Ouest) : pour les richissimes Américains = splendeur du rêve
Américain
- Fort
Mayers : chercher le centre, sûrement à Manatees'
parc. Les
géants aquatiques qu'il nous avait été si difficile à rencontrer
lors de nos précédents périples (Egypte), ici, nous allons presque
pouvoir les toucher ! Ils passent sous notre embarcation,
s'invitent dans nos jeux de rames... = splendeur contemplative.
- Les
Everglades : les Mangroves, les swamps
et les Alligators. C'est la nature sauvage encore préservée dans
son état sauvage. Les Everglades sont un parc national préservé de la tentation des promoteurs immobiliers = splendeur
originelle.
- Les Keys : les clefs du paradis ! = splendeur
paradisiaque. Il n'y a pas de mots pour décrire ce que l'on ressent
dans les Keys, ni même d'images. A chaque serrure sa clef, j'ai
trouvé les miennes...
https://plus.google.com/photos/113792823531934851674/albums/5866793810638708225?banner=pwa&authkey=COX34--4rorepQE
Je
retiendrais aussi deux choses lors de ce séjour. La première, c'est qu'à force d'utiliser
l'air conditionné abusivement, l'homme ne va plus se rendre compte
qu'il fait chaud dehors. Dans les hôtels, lorsque vous arrivez la
clim est tellement contrastée avec l'extérieur qu'il faut mettre
une couverture pour bien dormir ! Nous avons aussi observé une
voiture en marche, en plein soleil sur un parking d’hôtel, fenêtres
fermées. Il s'agissait sans doute pour son propriétaire de profiter
du libre accès internet de l'hôtel dans un endroit climatisé. Il
est temps que l'homme redécouvre les joies de l'ombre, et les nuits
dans le plus simple appareil.https://plus.google.com/photos/113792823531934851674/albums/5866793810638708225?banner=pwa&authkey=COX34--4rorepQE
La deuxième, ce sera qu'il
y a des choses qui portent le même nom mais qui ne sont pas
équivalente : University,
qui peuvent être bien éloignées de nos Universités, centres de
recherche. C'est pourquoi, vous pouvez en rencontrer à tous les
coins de rue et il est difficile de savoir quel savoir justement ils
dispensent.. Il y a aussi les information
Center,
dont nous pourrions penser qu'ils nous renseignent sur les activités
touristiques et qui répondent aux besoins des voyageurs, tels que
l'hébergement. Mais derrière cette étiquette se cache aussi les
prestataires d'activités touristiques qui peuvent ainsi mieux vanter
leurs propres prestations. C'est pourquoi, il faut bien repérer les
Visitors
Information Center
... des simples information
center.
Tout ce
qui brille n’est pas de l’or...
Le
temps est gris en partant de Floride : cela nous aide à quitter
ce lieu enchanteur. Mais, le ciel gris, c'est aussi potentiellement
un ciel chargé de nuages. Pour moi, l’addition : nuages +
avion = cauchemar. L'avion n'aura cessé d'être chahuté pendant
tout le vol. La mort rôde dans mon esprit. En plus, nous sommes tout
au fond de l’avion, où nous partageons le bruit du moteur et
l'odeur de kérosène. Cela me rappelle que lorsque j'avais 23 ans,
avec une semaine de vacances improvisée devant moi, je suis allée
voir l'UCPA pour voir ce qui leur restait comme stages. En plein mois
de juillet, autant dire, plus grand-chose. Rien dans les sports
aquatiques. Alors, je me souviens leur demander s'il restait quelque
chose dans les sports aériens. J'ai toujours été curieuse de ces
sensations, mais en sachant déjà très bien mon aversion pour les
avions. Une place est trouvée pour faire du parachutisme. Mais la
réservation doit se faire vite car il s’agit de la seule place de
disponible. J'ai quelques secondes pour me décider. J'accepte, je
paye et une semaine plus tard, je me retrouve à la Ferté Gauché
près de Paris. Le Kérosène, c'est cette odeur qui a fait surgir le
souvenir : prendre un petit coucou, dans un bruit et une odeur
épouvantable avec comme toute consigne : sauter... Il faut être
fou. Le stage prévoyait 5 sauts. J'en ai fait 8, alors qu'à chaque
fois je me suis vue mourir, mais je voulais vérifier mes limites. Eh
bien, j'ai sauté et de manière autonome (enfin, je crois!). Je
pense que dans ma vie, j'ai aimé les défis ! Avec le recul, je
suis presque sûre que cela a fonctionné comme rituel de passage.
Mais aujourd'hui, je donnerais cher pour atterrir. Autour de moi, je
ne vois que des gens décontractés, qui font des jeux, discutent,
rit. Le monde est partagé : ceux pour qui l'avion est un moyen
de transport bien pratique, et ceux pour qui les voyagent en avion
est un rituel de passage qui se répète. Le vol retour sera sans
doute pour moi une façon d'expier une faute... mais laquelle ?
Au
retour, en heure de pointe, il est préférable de prendre la voie
HOV (High
Occupency Vehicule),
sur l'autoroute, réservée pour ceux qui voyagent au moins à deux
personnes dans une même voiture. Cela encourage le co-voiturage (car
pool)
ce qui est très bien pour l'environnement. Mais je me demande
vraiment si la première préoccupation de ces HOV n'est pas
seulement d'éviter trop de trafic et l'engorgement des routes à
certaines heures. Cela existait déjà à Los Angeles, il y a 19 ans.
Mais il est vrai qu'avec 4 à 6 voies dans un même sens, une voie
libérée pour le co-voturage, c'est toujours possible... Nous seront
en profiter.