Et voila, notre voyage se termine. Bien sur, il y aurait encore à dire sur notre réinstallation complète en France et ses soubresauts, mais nous voila déjà happés par d'autres aventures. Alors, je vous souhaite juste de bonnes fêtes de fin d'année : "apprend comme si tu devais vivre toujours, et vis comme si tu devais mourir demain"...

vendredi 30 mai 2014

juillet 2013 : deuxième virée estivales


A peine le temps de laver le linge, ranger la maison, tondre la pelouse et nous voilà repartis pour le parc national du Yellow Stone, cette fois exclusivement en famille et en RV (prononcé arvi avec l'accent américain, sinon cela fait Hervé, en français). Départ de Baltimor (histoire de tester tous les aéroports de la région), via Dallas Texas (pas vraiment notre destination), puis vol sur Salt lake city. Habité si près de la capital Américaine et ne pas avoir de vol direct pour Salt Lake city, quelle tristesse ! (il y a bien des vols directs, mais beaucoup plus chers!!!). Je vais profiter de ces voyages aériens pour prendre des photos des USA, mais vu du haut. Comme le temps nous manque pour tout voir d'en bas, alors je veux essayer de compenser en volant des images du ciel.
Des verdures enivrantes
aux champs noirs de pétrole
Des vastes plaines du centre,
aux pics acerbes des roches
je ne pouvais rêver
d'autant de démesure
Peut-être que l'histoire des monuments aux États-Unis est assez récente, mais l'histoire de leur terre est tout a fait extraordinaire.
l'origine du monde

un volcan sous pression
grand canyon du YS



terre brulée







A notre arrivée sur le parc, ce qui illumine ce sont les paysages grandioses, la nature sauvage, dont il faut profiter avant qu'elle ne nous submerge car le Yellow Stone est en fait un super volcan qui pourrait exploser sous peu. A nous d'en profiter avant qu'il ne soit trop tard ! (j'espère après notre retour en France)
notre RV
Pour en profiter le plus profondément possible ; nous allons louer un RV (= recreation vehicul, soit en français un camping car = CC). Mais pour ce faire, il nous a fallu nous rendre dans une ville suffisamment grande pour posséder un loueur de RV, Salt lake city était la plus proche (la proximité est toujours très relative aux US !!!). En arrivant a 21h et en ne pouvant récupérer notre véhicule que entre 14h et 18h (tout n'est pas tout ouvert ou disponible 24h sur 24h), nous avons dû passer notre première nuit a l’hôtel. Nous avions fait une réservation avec nos avios (équivalents des milles) gagnés par les voyages aériens. Nous n'avions donc pas eu directement l’hôtel, tout cela étant passé par l'agence de réservation de la compagnie aérienne. Et la réservation que j'avais heureusement bien reçue, n’était pas arrivée jusqu'à l’hôtel. Il ne reste plus qu'une chambre de disponible car le lendemain 24 juillet, est un jour de célébration dans l’État de l'Utah, et il y a beaucoup de monde (*). Ce sera la suite nuptiale. Comme nous n'avons pas le choix, nous sommes bien oblige de la prendre ! Je n’étais jamais rentrée dans une chambre nuptiale, et je découvre qu'ici tout est double : la taille de la chambre, la taille de la baignoire, la taille du lit... Notre hôtel est situe juste sur l'axe routier sur lequel la parade du lendemain va partir. Super, nous serons aux premières loges. C’était sans compté que c’était aussi aux premières lueurs. « 6 h du mat, j'ai des frisons, je claque des dents et je Baisse le son »... car le réveil se fait en fanfare...
 
(*) Pioneer Day, an annual state holiday in Utah that the Mormon Church calls “a celebration of the courage of Mormon pioneers who made the historic trek to Salt Lake City in 1847.” The group was fleeing persecution it had faced in Illinois and elsewhere.


Sur notre route en direction du parc (6 a 7 heures tout de même), j’ai eu le temps de relever quelques nouvelles plaques minéralogiques, et leur fameuse devise. Nous sommes au milieu des États-Unis, et ces plaques se retrouvent assez rarement dans notre région.
Utah = life elevated
Washington = evergreen or State of Lincoln (attention rien a voir avec Washington DC, près de laquelle nous habitons et qui se trouve presque à l’opposé du pays!))
Montana = treasure State
Minesota = 10 000 lakes

contemplation
Au Yellow Stone tout est fait pour préserver la co-habitation entre l'animal sauvage et son concurrent immédiat : l'homme. Les indications de ne pas nourrir les animaux, sont rappelées sans cesse (je n'ai jamais compris comment les personnes qui nourrissaient les canards sauvages à coup de pain sec, pouvaient imaginer que ces mêmes canards pourraient se le procurer en l’absence de l'homme). De même, je me suis toujours demandée si nourrir les Éléphants d'un Zoo avec des cacahuètes n'allait pas transformer leur régime alimentaire pour les générations futures, mais sans doute qu'il est difficile de penser au futur et aux conséquences de ses actes !!!). D’autre part, les poubelles sont protégées contre l'intrusion des animaux pour éviter qu'un ours ne goûte a la nourriture de l'homme car comme il est dit sur leurs écriteaux : un ours qui à goûter à la nourriture de l'homme, est un ours mort ( il risque de devenir agressif pour tenter de se procurer de nouveau de cet aliment si appétissant, comme un sandwich au pinut butter et à la confiture ; et si l'ours devient agressif il est tué pour protéger la population humaine : cela fait réfléchir !).

Et dans le plus trivial, mais aussi plus amusant, il y a des toilettes de partout, car les animaux sauvages sont attirés pour toutes sortes d'odeurs, même celle qu'il vaudrait mieux cacher. Par contre, une chose de sure, c'est que le papier toilette, toujours procurer en quantité suffisante, est de partout toujours aussi fin que le soulier de vair de Cendrillon.

premières impressions
la montée en valait la peine
Pour voir les animaux dans leur environnement sauvage, il faut un flair de chien, des yeux de lynx et une ouïe de chauve-souris, autant dire que nous autres humains sommes mal équipés pour la tache. Alors il faut utiliser d'autres stratégies : on met en commun nos qualités respectives : kris sera l’œil de Lynx, moi j'ai les jumelles greffées aux yeux et je m'active avec les cartes indicatrices des meilleurs endroits à regarder, Flore lit en attendant que nous lui indiquions l'endroit à regarder ! Mais on s’entraide aussi avec les autres voyageurs. Il existe d'ailleurs une loi physique relative à ce mécanisme singulier : tout attroupement initié volontairement, augmente proportionnellement au temps passé à l’arrêt. Autrement dit : plus longtemps vous rester arrêter, plus le nombre de voitures vont s’arrêter pour tenter de savoir ce qu'il y a à voir. Mais c'est une loi physique, qui ne s'applique pas dans tous les cas a l’échelle humaine. En effet, il sera parfois bien difficile de savoir ce qu'il y avait à voir. Par contre, ce phénomène nous aura aussi permis de voir un nid d 'osprey (faucon) difficile à distinguer à l’œil nu (d'ailleurs, je me suis toujours demandée à ce sujet comment le premier à s’arrêter aura pu voir le nid) et un ours noir dans un arbre, assez éloigné de la route. D'ailleurs pour lui, cela a été une belle surprise. Comme tout le monde regardait en l'air nous avons cru qu’il s’agisait d’un autre nid. Comme nous n'avions pas de place pour nous arrêter et que nous savions que nous allions revenir plus tard, qu’après tout un nid nous en avions déjà vu un, quelle n'a pas été notre surprise à notre retour de voir l'ours à travers les jumelles alors que je cherchais un nid. Je dois même avouer que j'ai vécu un sentiment d’hallucination et de doute profond sur mes capacités sensorielles, à la vue du visage de l'ours, alors que je m'attendais à tout autre chose. D'autant que nous n'avions pas encore rencontre d'ours et que nous en rêvions. Tout cela pour rappeler que la solidarité humaine remplace nos faibles qualités sensorielles.

A notre départ de Jackson (dans le parc du grand téton, il y a peut-être aussi un petit téton mais c’est une autre histoire !!! D’ailleurs ce sont les Français qui ont donné ce nom car ils étaient nombreux comme trappeurs, sincèrement quel nom !!!) la grêle nous a souhaité bon voyage. Je me suis rendu compte que le mauvais temps est souvent notre allié pour aider à gérer les départs. Les départs d'un endroit fabuleux, après des moments de grandes réjouissances... sont toujours des périodes tristes. Le temps nous aide alors à ne rien regretter. Il n'y a rien de plus difficile que de partir alors qu'il continue à faire beau, pire qu'il se mette a faire beau. Alors avec la grêle, quel meilleur moyen de ne rien regretter, surtout qu'avec notre Hervé (RV), cela promettait d’être bruyant.

Entre Orlando et le parc du Yellow Stone, on peut dire que nos vacances cet été ont été extrêmes ! Le premier est le royaume de l'amusement, de l'excitation, de l'argent roi, de la consommation maximum, de l'illusion permanente, de l'environnement comme un concept rétrograde, du bruit et des lumières en permanence ; le deuxième est le royaume de la protection de l'environnement et de la faune locale, de l’authenticité, de la tranquillité, de la nuit seulement éclairée par les étoiles. Pour l'un, la crainte est de ne pas tout faire; pour l'autre c'est de se retrouver nez a nez avec un prédateur et de savoir qu'ici, nous ne sommes pas les plus forts. Dans l'un, il y a un risque de trop plein; dans l'autre, il y a un risque de manque. Vous êtes avertis, à vous de choisir votre destination idéale !!!

vendredi 23 mai 2014

juillet 2013 : première virée estivale

A notre retour ce qui est marquant pour nous c'est que nous avons l'impression qu'après une année passée ici, nous commençons à ne plus être dupes par le langage que nous comprenons de mieux à mieux et qui malheureusement nous rappelle les subtilités de la nature humaine (beaucoup de commérages)!!! En même temps, j’ai appris lors de mon cours d’histoire sur le développement de l’humanité en ligne (a bref history of the human kind by Dr. Yuval Noah Harari, de l'Hebrew University of Jerusalem) que les commérages étaient le propre du langage humain et permettait d’organiser la société des hommes, de donner à chacun des repères sur les autres. Selon le professeur, c’est une des composantes qui explique que seul Homo Sapiens ait pu évoluer au détriment de toutes les autres branches humaines, dont notre partenaire européen : l’homme de Néanderthal : le commérage comme arme de destruction massive ! Il fallait y penser !!!

la cloche de l'indépendance
Philly
Sinon, le retour aux USA sera principalement marqué par nos virés estivales. Tout d'abord, Philadelphie : la première capitale des USA. Une jolie petite ville, au cœur bien historique. Une cloche qui a sonné l'indépendance, et qui s'est fissurée un an plus tard comme pour rappeler que la grandeur d'un soir n'évite en rien le déclin du lendemain. Il y a aussi un pénitencier qui en son temps fut un modèle (1). Pénitencier vient du mot pénitence, et celui-ci a été construit dans cette intention à partir de la croyance dans la nature réhabilitable de l'homme à condition de repentance. Alors, le pénitencier a été créé pour que chaque prisonnier puisse trouver la paix afin de se repentir : c'est pourquoi, les détenus étaient incarcérés dans la plus grand isolement. Aucun contact entre eux, avec les gardiens, seul le bruit des clefs venaient leur rappeler l'existence des autres. Un régime pour se repentir ou pour devenir fous ? Le pénitencier a été fermé en 1971. Il a accueilli pour un temps Al Caponne, soupçonné de se cacher pour éviter d'affronter la vendetta qui soufflait sur le milieu mafieux de Chicago. Le plus drôle pour nous, c'est qu'en cette veille de 14 juillet, ils avaient organisé une célébration de la prise de la Bastille Française. C'est ce qu'on appelle la confraternité des pénitenciers. Nous allons pouvoir récupérer des petits drapeaux Français que nous accrocherons à notre boite aux lettres pour nos amis Américains qui viendront le lendemain chez nous pour un barbecue. Sur notre route pour Philadelphie, nous passons près du pays Amish. Nous prendrons alors les petites routes pour nous retrouver confrontés aux boggies si caractéristiques. La ville qui nous ouvrira le plus suggestivement ses bras dans notre rencontre avec les Amish, s 'appelle Intercourse. A en croire le taux de fécondité dans la population Amish, cela ne s'invente pas ! (2)
(2) lancasterpa.com/intercourse
un monde coloré

Juillet 2013, Orlando : j'ai testé pour vous : Sea world, Universal Studio et Island of adventure. Trois jours pleins, trois parcs. Journées bien remplies, émotions fortes au RDV...
Les moins : beaucoup de monde, beaucoup d'attente, beaucoup d'argent,
un monde aquatique
un monde imaginaire
un monde sobre (Harry Potter)
un monde disparu
Les plus : une chaleur très supportable même en été (merci la saison humide, mais KW indispensable), des rides (Attention : même mot pour deux sens différents selon si vous êtes Anglophones ou Francophones !!!) vraiment exceptionnels et surtout des 4 D extrêmement réalistes : nous avons vaincu les méchants de Spiderman, de Transformeurs, des momies... et aussi des Simpsons. Et nous avons survécus : quel programme !
les rides dessus...
...les rides dessous










J'avais cru que je serais trop vieille pour tou(te)s ces rides ( merci encore une fois de bien prendre le mot Américain car le mot français ne s'applique absolument pas dans ces circonstances...), un peu trop éprouvants, alors que j'ai déjà peur en avion. Mais finalement, après quelques rides les yeux fermés, j'ai fini par être la plus forte. J'ai vaincu Hulk et les méchants dans l'univers de H.Potter, et tout cela les yeux grands ouverts (l'estomac a eu, il est vrai quelques hésitations !). Petit dernier ride juste pour la route, avant le retour à la maison. Et oui, nous avons un aéroport à Hagerstown, qui ne desserre que 5 destinations, dont Orlando. Et voilà, nous sommes partis de Hagerstown, arrivée à Sandford (une demi-heure de Orlando). Les avantages : à 10 minutes de la maison, parking gratuit, tout petit aéroport à taille humaine, compagnies low cost. Un tout petit bémol toutefois : il n'est pas toujours sur d'arriver à destination. En effet, au retour nous allons d'abord devoir attendre une demi heure à Stanford pour un problème de mauvais temps ; puis nous serons détournés sur Harrisburg Pensyslvannia pour contourner un orage qui s'abat à l'instant même de notre arrivée sur Hagerstown :
« Orage, ô désespoir ! ô tempête ennemie !
N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie?
ô cruel souvenir de ma gloire passée,
Œuvre de tant de jours, en un jour effacé!
Va, quitte désormais le dernier des humains,
Passe, pour me venger en de meilleures mains. » (le Cid, Corneille ou presque...)
Bon finalement, on pourra revenir sur Hagerstown après l'orage, les cieux attendront de moins clémentes journées ! Je pense à l'instant même de notre atterrissage aux malheureux qui vont prendre notre avion pour le chemin inverse et qui arriveront à Stanford à... minuit. Le malheur des uns peut faire le grand malheur des autres : à chacun son destin !

vendredi 16 mai 2014

juillet 2013 : 1 an déjà ! = happy birthday (mais moi je préfère les non anniversaires !)

Happy birthday to the expatriate situation... : et voilà il faut bien se rendre à l'évidence, cela fait un an que nous ne sommes plus Français, femme, homme ou enfant, de 45 ou 10 ans : nous ne sommes plus que des expatriés. Un bout de chemin vient d'être tracé dans notre vie.

De retour aux USA, c’est dur de ne pas comparer nos deux pays, repérer les différences et les ressemblances et chercher à garder le meilleur.

Il y a trois points qui vont me marquer a mon retour. La folie des coupons, l’utilisation des sigles, et le climat de confiance.

La folie des coupons.
Les coupons sont aux USA ce que la baguette est pour la France : une caractéristique nationale ! Les coupons sont des réductions sur vos futurs achats. Vous pouvez les collecter après avoir fait des achats, il y a des livres a coupons que vous pouvez acheter, vous pouvez les trouver en ligne... Brefs, ils envahissent votre quotidien, et vous ne pouvez faire un achat sans que l'on vous demande si vous avez des coupons. En ce qui me concerne, ils ne sont jamais la quand j'en ai besoin, et ce ne sont jamais les bons en fonction de mes achats. Alors, je ne les utilise pas vraiment. Mais nous avons une voisine qui est une coupons' addict. Elle a une pochette spécialisée pour ranger les coupons ce qui lui permet de les organiser par thèmes. Et lorsqu'elle fait ses courses, elle a toujours sa précieuse pochette avec elle, à la recherche du produit au coupon. Les coupons sont vus ici comme de vrais avantages pour vous faire gagner de l'argent. Personnellement, je pense que les coupons sont un artifice pour faire toujours plus consommer. J’apprécie certaines marques, produits et je ne suis pas sure de vouloir en changer en fonction de coupons qui m'invitent a essayer une autre marque, un autre produit. Je passe assez de temps à trouver le produit qui me convient. Par contre, ils peuvent vous permettre d'ouvrir votre champs de perspectives en vous ouvrant quelques portes, comme de nouveaux restaurants... La fille d'une de mes amie vendait un livre à coupons pour son école alors nous lui l'avons acheté . 4 mois plus tard, je n'ai pas encore utilisé un seul des coupons... J'avais d'abord pris soin de sélectionner ceux qui pourraient potentiellement nous intéresser et puis j'ai offert les autres à des amis consommateurs de ces fameux coupons. J'avais quand même l'impression que les enseignes qui les proposaient n'étaient pas celles que nous avions envie d'utiliser (beaucoup de fast food, location de voitures...). Mais ne vous y tromper pas, pour avoir une réduction, il vous faut d'abord consommer et je suis assez sure que l'enseigne en question à plus à gagner que vous. Alors je préfère choisir moi-même mes produits sans être dicter par un soi-disant coupon avantageux...
Par contre, il est vrai qu'avec beaucoup de recherches, vous pouvez trouver des réductions assez surprenantes. Nous sommes allés visiter des grottes souterraines et notre voisin qui nous accompagnait (un addict des réductions lui aussi), avait repéré que nous pouvions bénéficier d'une réduction avec une carte d'un magasin que nous avions l'un et l'autre. Et vraiment je me demande encore quelle est l’intérêt du magasin dans cette transaction, car manifestement il n'y en a pas aux alentour des grottes !. Mais nous avons su profiter des heures de recherche de notre ami. Vive l'amitié...

Les sigles.
Si vous avez un problème il faut aller à l'ER (emergency room), à l'école vous avez PI (physical education), BOE (bord of education), WCPS (Washington county public school), il faut souvent montrer son ID (identification Document), et les mails se terminent souvent par ASAP (as soon as possible),
Mais les sigles sont censés faire gagner du temps... sauf quand vous n’avez pas accès au décodage. En France aussi nous en utilisons beaucoup : je travaille en IME et en SESSAD ; ULYS ; SAMU, Les sigles fonctionnent comme une sorte de néo-langage que nous utilisons entre initiés et qui créent une barrière entre ceux qui le partagent et les autres . Aux USA, je suis du côté des exclus. Un autre principe pour gagner en temps et en efficacité : lorsque vous appeler un prestataire de services, une institution... la personne se présente, présente l'institution, et vous demande comment elle peut vous rendre service, tout cela à la vitesse de l’éclaire, autrement dit pour un non anglophone, absolument de façon incompréhensible. Alors, vous priez pour avoir fait le bon numéro. Mais pire, lorsque l’on vous appelle ! Alors, la plupart du temps, il suffit de repérer un mot qui peut vous donner une indication (dentist, school, ...) et vous pouvez approximativement deviner de qui il s’agit.

Le climat de confiance.
Je suis impressionnée par le climat de confiance qu'il règne bien souvent. Dans certaines fermes, vous pouvez aller acheter vos pommes simplement en allant à hangar où sont disposées les pommes en sacs. Personne n'est présent, simplement un peu de monnaie est laissée pour faire votre change. Je ne peux m’empêcher de penser qu'en France, non seulement les pommes auraient disparu, mais la monnaie certainement aussi... A la bibliothèque, un jeu est organisé l'été pour encourager les enfants à continuer à lire. Ils doivent poster un sticker sur une feuille chaque fois qu'ils ont lu un quart d'heure et après un certain nombres de stickers, ils reçoivent un cadeau. UPS, transporteur de colis nous déposera notre colis en notre absence devant notre palier. Bien pratique pour le récupérer : pour autant, il s'agissait d'un ordinateur, rien que cela, et nous n'étions pas à la maison ni l'un ni l'autre au moins pendant deux jours. Merci Julie pour l'avoir récupéré ! D’autre part, lors de note séjour au Yellow Stone, nous sommes allés de bonne heure dans un camping car il n'y avait pas de réservation possible (premier arrivé, premier servi). C’était un camping auto-géré. Vous cherchez un emplacement qui doit se libérer (c'est indiqué à chaque emplacement par le locataire actuel). Vous prenez un document qui vous permet de retenir l’emplacement en le positionnant à votre tour sur l’emplacement. Puis vous mettez votre argent dans une enveloppe, le tout dans une sorte de boite aux lettre. Peu avertie de ce système, nous avons eu la chance de tomber sur des Américains serviables qui nous ont expliqué comment faire, nous ont réservé notre emplacement car ils partaient, ont déposé notre serviette sur la table pour montrer qu'il y avait bien quelqu'un. Nous sommes donc repartis l'esprit à peine tranquille (en France, ce système aurait peu de chance de fonctionner, et faire confiance au premier inconnu venu, n'est sans doute pas la meilleure option). Mais la, tout a marché et lorsque nous sommes revenus notre emplacement n'attendait plus que nous.
Ce climat de confiance va me manquer quand nous allons rentrer.
En tant que Française, je suis surprise par cette confiance qui me parait bien agréable. Cela a quand même à voir avec le fait que nous habitions une petite ville, je ne suis pas sure qu'à NYC, cette confiance soit aussi facile. Ce qui est étonnant, c'est que à côté de cela, il existe un climat de suspicion permanente sur les autres inconnus et je commence à mon tour à m'inquiéter abusivement lorsque Flore va seule dans un endroit peuplé : dans les magasins, dans les parcs lorsque je ne l'ai plus en visuel...

vendredi 9 mai 2014

11 mois : la poudre de perlin pinpin et les lunettes pour voir en double


Les voyages forment la jeunesse ! En effet, lorsque l’on voyage, y compris dans son propre pays, dans son propre quartier qui nous a vu grandir, il reste des découvertes qui nous donnent l’impression de toujours apprendre quelque chose de nouveau (c’est dans ce sens que cela entretien la jeunesse, car celui qui apprend reste jeune...). Question protection de l'environnement, je suis toujours alerte sur ce qui peut assurer le meilleur résultat tout en étant le plus écologique possible. Mais comme beaucoup de monde, je ne suis pas une experte de l’écologie, et je ne suis pas sure de vouloir fabriquer mes produits d'entretiens moi-même. Je suis déjà passée aux produits labels bio et écologique, qui je le rappelle ont un coût ce qui peut freiner les bourses les plus serrées ou tout simplement les bourses les moins concernés ; pourquoi, est-ce qu'il n'y aurait pas des aides pour favoriser ces produits, et en même temps j'ai bien conscience que lorsqu'il y a des aides, cela favorise la monter des coûts (c'est arrive avec les énergies renouvelables en France). Je suis intéressée par les « laves vapeur » qui utilisent la chaleur pour assurer l’hygiène plutôt que des détergents. J'utilise des produits cosmétique bio et avec le moins de danger possible pour nous et pour l'environnement... Et en même temps, je ne suis pas prête à renoncer au gain de temps, aux côtés pratiques... J'ai appris lors d'un cours d'histoire, qu' il y a un principe qui ne s'est jamais fait démentir en histoire, c'est que lorsque l'homme a acquis un bénéfice, il ne peut y renoncer, même si cela le conduit à sa perte (je développerai la question plus tard, si notre perte n’arrive pas trop tôt !!!). Alors lorsque je suis tombée sur cet article concernant les vertus du bicarbonate, quelle n'a pas été ma joie : le bicarbonate ou la poudre de perlin pinpin : écologie, simplicité, efficacité. En France, nous n'avons peut-être pas des gadgets pour tous les maux, mais nous avons le bicarbonate... J'avais peur de ne pas vraiment réussir a le trouver aux US. Mais je découvre aussi que le bicarbonate n'est pas une exclusivité Française, il porte simplement un autre nom : baking soda. En tout cas depuis ma découverte, je n'en ai jamais assez, vu qu'il s'utilise pour tout. Sans aller plus loin car ce serait très ennuyeux, voici le lien pour découvrir les vertus de la poudre blanche 
(http://www.mrbricolagelillebonne.com/docs/bi-sodium.pdf). 
Si vous le souhaitez je peux vous faire parvenir ma propre liste d'utilisation de la poudre blanche...
Mais attention tout de même aux limites : le bicarbonate fait beaucoup de choses, mais n’enlève pas les mouchoirs en papier, restés au fond des poches avant la lessive. C'est bête !!!

Une autre découverte, ou plutôt redécouverte, c’est le pouvoir des roches. Depuis que ma fille est née, je suis devenue plus préoccupée de notre santé et je me suis intéressée à trouver des alternatives à la médecine traditionnelle. Un peu en balbutiant, aussi au gré des rencontres, j’ai commencé à utiliser le collier d’ambre, puis des pierres sous l’oreiller pour mieux dormir, les bougies hopi, les huiles essentielles, la pierre qui capte les ondes... L’efficacité des pierres m’avait a l’époque moyennement convaincue, même si elles présentent toujours l’avantage d’être belles à porter en bijou. Pendant notre séjour français, nous avons eu l’occasion de revoir une cousine qui voudrait bien nous rendre visite aux USA. Ma famille est grande et les occasions sont rares de nous voir. Alors, je n’avais pas eu l’occasion de revoir cette cousine depuis quelque temps et surtout de suivre son évolution personnelle. J’apprends à l’occasion de notre rencontre, qu’elle s’est intéressée aux propriétés des pierres, et que depuis quelque temps, elle travaille de façon complémentaire dans un magasin spécialisé à ce sujet. Je vais avoir le temps de passer la voir un jour ou c’est elle qui est en charge du magasin, et elle me redonne envie de m’intéresser à ces propriétés. Je prends donc à cette occasion une pierre pour aider a dormir, une pour capter les ondes de mon téléphone et une pour faire joli.

Dernière anecdote avant de quitter le sol Français et qui démontre encore une fois les vertus du rangement. En arrivant aux US l’année dernière, je me suis rendue compte que j'avais perdu mes lunettes de vue. Il ne me restait plus que mes lunettes de vue de soleil, et une vieille paire toujours adaptées question vue, mais plus très confortable. J'ai d'abord commencé à les chercher, dans les affaires apportées avec nous, puis dans les affaires du déménagement, et enfin auprès des amis chez qui je suis restée... Puis, étant pris dans des contradictions sur notre couverture médicale aux US, j'ai préféré attendre notre retour en France pour en refaire faire. Ce n'est pas tant l’inconfort des lunettes qui m'ont le plus été difficile, mais le fait de ne pas les avoir à porter de main (une dans mon sac et une pour la TV, puisque je suis myope et que j'en ai besoin pour regarder de loin). Donc j'ai passé une année d'attente. J'avais pris la précaution de prendre RDV chez l’ophtalmo 6 mois a l'avance (c’était déjà trop tard ! Heureusement que mon médecin connaissait notre situation, elle a pu m’intercaler entre deux RDV). Et j'ai pu m'y rendre dès notre arrivée. Il n'y avait plus qu’à passer au magasin. J'ai l'habitude en France d'utiliser les tiers payant, mais lorsque vous êtes expatries, plus de tiers payant car vous avez une caisse de sécurité sociale à part. Et je peux vous dire qu’après de nombreux coups de téléphone à des personnes assez peu averties d'une telle situation (mais c'est à moi d’être avertie, pas à ma mutuelle!), j'ai réussi à récupérer mes lunettes. J’avais pris la précaution d’en prendre une de plus, gratuite, au cas ou j’aurai un problème avec la première. Je dois avouer qu’après un an d'attente, j'ai ressenti un grand bonheur... Entre le RDV de l'ophtalmo, les va-et-vient entre le magasin et ma mutuelle, le temps de les fabriquer, je ne les ai eu que quelques jours avant de repartir. Mais en rangeant la twingo pour la laisser dans le garage avant notre prochain retour, devinez ce que j'ai trouvé, sous le siège arrière ? Mes deux précédentes paires de lunettes que j'avais perdues. Et voila je me retrouve avec 4 paires de lunettes, assez identiques, car c'est un modèle que j’apprécie tout particulièrement et comme j'aime avoir deux paires, l'une pour le sac, l'autre pour la TV, j'en ai donc bien 4. Vu que ma vue évolue peu, je suis sure d'en avoir toujours une à porter de main... Mais peut-être que je vais être rattrapée par un autre problème de vue, plus lie à l'âge celui-la : « paires de lunettes de myopie à vendre, très bon état, très peu servies, prix intéressant »...

Jeudi 4 juillet : retour au pays (il est vrai que parfois, je ne sais plus trop bien quel pays est le mien...). Le retour s'est passé sans embuche, à peine un petit nuage pour nous bercer ou nous sortir de notre torpeur pendant le voyage!!! Douane sous contrôle, nous revenons chez nous en effet, et la France n'était qu'un intermède pour les vacances...

vendredi 2 mai 2014

11 mois : tout n'est pas blanc ou noir!


Sinon, le mois de juin sera organisé comme un agenda de ministre : voir tout le monde en 4 semaines, en groupe, et en petit comité, sans négliger le temps passé avec chacun. Il y a ceux aussi que je n'ai pas avertis car cela aurait provoqué l’essoufflement. C'est assez singulier ce type de vacances, et pour tout dire assez inédit. Je dors essentiellement chez mes parents, mais nous resterons quelques nuits chez des amis. C'est vraiment dans ces moments de partage du quotidien que nous apprenons à découvrir les personnes. Avec nos mois de déconditionnement précédents, nous serons vite nous adapter à chacune des habitudes locales, qui parfois nous font faire des grands écarts, mais rien de tel qu'un peu de gymnastique pour l'élasticité des articulations sociales !




Parmi nos moments festifs de retrouvailles, il y a eu le QG des retrouvailles fraternelles, le G3 pour trois jours. Nous sommes arrivés à faire coïncider nos dates avec mes deux frères, pour nous voir tous en même temps dans le village de mes parents. C’était inespéré, vu que l'un vit en Nouvelle-Calédonie, l'autre a Hagerstown, MD, et l'autre en France. Enfin, nous partageons le même créneau horaire ! Cela nous a donne l'impression de fêter Noël au mois de juin (sans les cadeaux, mais nous allons vérifier que ce ne sont vraiment pas les cadeaux qui font les plus beaux Noëls!!!).

Pour notre retour en France, nous retrouvons les marques évidentes de tri des déchets, nous en avions perdu l'habitude, même si nous continuons à trier. Les bennes de recyclage se trouvent a tous les coins de rue, et il faut vraiment ne pas avoir conscience de la valeur du tri, ou être trop fainéant pour le faire. A Hagerstown (ce qui n'est pas vrai dans tous les États-Unis comme nous pouvons agréablement le constater lors d'un voyage au Yellow Stone), si l'on veut trier, c'est une démarche qui demande plus d’énergie et qui a un prix (notre société de ramassage de poubelles qui assure aussi le tri est plus chère que la plupart des autres!).
Nous avons aussi retrouvé le café moulu plus fin, le fromage qui pue, les invitations a 20h, la pétanque, le rose pamp, les routes moins larges... Et devinez ce que en France au mois de juin, on retrouve sur les routes : les travaux ! Encore une loi qui ne se dément pas... Merci Oreo pour m'avoir prêté ton GPS qui ne cherche pas a me perdre, lui au moins !!!

Et aussi deux caractéristiques que nous ne trouvons pas aux USA. J'ai décidé de les associer même si leur association est assez improbable et bien sur très polémique, mais ce sont les deux points qui auront marqué mon étonnement et rappeler que cette escapade d’un an nous aura rendues étrangères dans notre propre pays.
En France, tout n'est pas blanc ou noir ! Les camionnettes blanches sur les bords des routes et les dames en noir. C'est bientôt le temps du Ramadan et certaines femmes se couvrent de noir. La population Musulmane est proportionnellement plus importante en France, alors, cela donne une impression de deuil. D’autre part, depuis l’exclusion des camionnettes blanches du nouveau quartier de Perrache, on peut les retrouver sur les routes bucoliques de nos campagnes Françaises. Bien sur, associer camionnettes blanches sur les bords des routes et dames en noire m’expose à de nombreuses critiques . Mais je crois que les deux couleurs opposées donnent bien à voir l'opposition entre ces deux registres, et nous rappellent qu’en ce mois de juin 2013, les étrangères aux yeux étonnés, c’étaient nous....