Happy birthday to the
expatriate situation... :
et voilà il faut bien se rendre à l'évidence, cela fait un an que
nous ne sommes plus Français, femme, homme ou enfant, de 45 ou 10
ans : nous ne sommes plus que des expatriés. Un bout de chemin
vient d'être tracé dans notre vie.
De retour aux USA, c’est dur de ne pas comparer nos deux pays, repérer les différences et les ressemblances et chercher à garder le
meilleur.
Il y a trois points qui vont me marquer a mon retour. La folie des
coupons, l’utilisation des sigles, et le climat de confiance.
La folie des coupons.
Les coupons sont aux USA ce que la baguette est pour la France :
une caractéristique nationale ! Les coupons sont des réductions
sur vos futurs achats. Vous pouvez les collecter après avoir fait des
achats, il y a des livres a coupons que vous pouvez acheter, vous
pouvez les trouver en ligne... Brefs, ils envahissent votre
quotidien, et vous ne pouvez faire un achat sans que l'on vous
demande si vous avez des coupons. En ce qui me concerne, ils ne sont
jamais la quand j'en ai besoin, et ce ne sont jamais les bons en
fonction de mes achats. Alors, je ne les utilise pas vraiment. Mais
nous avons une voisine qui est une coupons'
addict. Elle a une pochette spécialisée pour ranger les
coupons ce qui lui permet de les organiser par thèmes. Et lorsqu'elle
fait ses courses, elle a toujours sa précieuse pochette avec elle, à
la recherche du produit au coupon. Les coupons sont vus ici comme de
vrais avantages pour vous faire gagner de l'argent. Personnellement,
je pense que les coupons sont un artifice pour faire toujours plus consommer. J’apprécie certaines marques, produits et je ne suis pas
sure de vouloir en changer en fonction de coupons qui m'invitent a
essayer une autre marque, un autre produit. Je passe assez de temps à
trouver le produit qui me convient. Par contre, ils peuvent vous
permettre d'ouvrir votre champs de perspectives en vous ouvrant
quelques portes, comme de nouveaux restaurants... La fille d'une de
mes amie vendait un livre à coupons pour son école alors nous lui
l'avons acheté . 4 mois plus tard, je n'ai pas encore utilisé un
seul des coupons... J'avais d'abord pris soin de sélectionner ceux
qui pourraient potentiellement nous intéresser et puis j'ai offert
les autres à des amis consommateurs de ces fameux coupons. J'avais
quand même l'impression que les enseignes qui les proposaient
n'étaient pas celles que nous avions envie d'utiliser (beaucoup de
fast food, location de voitures...). Mais ne vous y tromper pas, pour
avoir une réduction, il vous faut d'abord consommer et je suis assez
sure que l'enseigne en question à plus à gagner que vous. Alors je
préfère choisir moi-même mes produits sans être dicter par un
soi-disant coupon avantageux...
Par contre, il est vrai qu'avec beaucoup de
recherches, vous pouvez trouver des réductions assez surprenantes.
Nous sommes allés
visiter des grottes souterraines et notre voisin qui nous accompagnait
(un addict des réductions lui aussi), avait
repéré
que nous pouvions bénéficier
d'une réduction
avec une carte d'un magasin que nous avions l'un et l'autre. Et
vraiment je me demande encore quelle est l’intérêt
du magasin dans cette transaction, car manifestement il n'y en a pas
aux alentour des grottes !. Mais nous avons su profiter des
heures de recherche de notre ami. Vive l'amitié...
Les sigles.
Si vous avez un problème il
faut aller à l'ER (emergency
room),
à l'école vous avez PI (physical
education),
BOE (bord of education), WCPS (Washington county public school), il
faut souvent montrer son ID (identification Document), et les mails
se terminent souvent par ASAP (as
soon as possible),
Mais les sigles sont censés
faire gagner du temps... sauf quand vous n’avez pas accès au
décodage. En France aussi nous en utilisons beaucoup : je
travaille en IME et en SESSAD ; ULYS ; SAMU, Les sigles
fonctionnent comme une sorte de néo-langage que nous utilisons entre
initiés et qui créent
une barrière entre ceux qui le partagent et les autres . Aux
USA, je suis du côté des exclus. Un autre principe pour gagner en
temps et en efficacité : lorsque vous appeler un prestataire de
services, une institution... la personne se présente, présente
l'institution, et vous demande comment elle peut vous rendre service,
tout cela à
la vitesse de l’éclaire, autrement dit pour un non anglophone,
absolument de façon incompréhensible. Alors, vous priez pour avoir
fait le bon numéro. Mais pire, lorsque l’on vous appelle !
Alors, la plupart du temps, il suffit de repérer un mot qui peut
vous donner une indication (dentist,
school,
...) et vous pouvez approximativement deviner de qui il s’agit.
Le climat de confiance.
Je suis impressionnée par le climat de confiance qu'il règne bien
souvent. Dans certaines fermes, vous pouvez aller acheter vos pommes
simplement en allant à hangar où sont disposées les pommes en
sacs. Personne n'est présent, simplement un peu de monnaie est
laissée pour faire votre change. Je ne peux m’empêcher de penser
qu'en France, non seulement les pommes auraient disparu, mais la monnaie certainement aussi... A la bibliothèque, un jeu est organisé
l'été pour encourager les enfants à continuer à lire. Ils doivent
poster un sticker sur une feuille chaque fois qu'ils ont lu un quart
d'heure et après un certain nombres de stickers, ils reçoivent un
cadeau. UPS, transporteur de colis nous déposera notre colis en
notre absence devant notre palier. Bien pratique pour le récupérer :
pour autant, il s'agissait d'un ordinateur, rien que cela, et nous
n'étions pas à la maison ni l'un ni l'autre au moins pendant deux
jours. Merci Julie pour l'avoir récupéré ! D’autre part,
lors de note séjour au Yellow Stone, nous sommes allés de bonne
heure dans un camping car il n'y avait pas de réservation possible
(premier arrivé, premier servi). C’était un camping auto-géré.
Vous cherchez un emplacement qui doit se libérer (c'est indiqué à
chaque emplacement par le locataire actuel). Vous prenez un document
qui vous permet de retenir l’emplacement en le positionnant à
votre tour sur l’emplacement. Puis vous mettez votre argent dans
une enveloppe, le tout dans une sorte de boite aux lettre. Peu
avertie de ce système, nous avons eu la chance de tomber sur des
Américains serviables qui nous ont expliqué comment faire, nous ont
réservé notre emplacement car ils partaient, ont déposé notre
serviette sur la table pour montrer qu'il y avait bien quelqu'un.
Nous sommes donc repartis l'esprit à peine tranquille (en France, ce
système aurait peu de chance de fonctionner, et faire confiance au
premier inconnu venu, n'est sans doute pas la meilleure option). Mais
la, tout a marché et lorsque nous sommes revenus notre emplacement
n'attendait plus que nous.
Ce climat de confiance va me manquer quand nous allons rentrer.
En tant que Française, je suis surprise par cette confiance qui me parait bien agréable. Cela a quand même à voir avec le fait que
nous habitions une petite ville, je ne suis pas sure qu'à NYC, cette
confiance soit aussi facile. Ce qui est étonnant, c'est que à côté
de cela, il existe un climat de suspicion permanente sur les autres
inconnus et je commence à mon tour à m'inquiéter abusivement
lorsque Flore va seule dans un endroit peuplé : dans les
magasins, dans les parcs lorsque je ne l'ai plus en visuel...
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