Et voila, notre voyage se termine. Bien sur, il y aurait encore à dire sur notre réinstallation complète en France et ses soubresauts, mais nous voila déjà happés par d'autres aventures. Alors, je vous souhaite juste de bonnes fêtes de fin d'année : "apprend comme si tu devais vivre toujours, et vis comme si tu devais mourir demain"...

vendredi 23 mai 2014

juillet 2013 : première virée estivale

A notre retour ce qui est marquant pour nous c'est que nous avons l'impression qu'après une année passée ici, nous commençons à ne plus être dupes par le langage que nous comprenons de mieux à mieux et qui malheureusement nous rappelle les subtilités de la nature humaine (beaucoup de commérages)!!! En même temps, j’ai appris lors de mon cours d’histoire sur le développement de l’humanité en ligne (a bref history of the human kind by Dr. Yuval Noah Harari, de l'Hebrew University of Jerusalem) que les commérages étaient le propre du langage humain et permettait d’organiser la société des hommes, de donner à chacun des repères sur les autres. Selon le professeur, c’est une des composantes qui explique que seul Homo Sapiens ait pu évoluer au détriment de toutes les autres branches humaines, dont notre partenaire européen : l’homme de Néanderthal : le commérage comme arme de destruction massive ! Il fallait y penser !!!

la cloche de l'indépendance
Philly
Sinon, le retour aux USA sera principalement marqué par nos virés estivales. Tout d'abord, Philadelphie : la première capitale des USA. Une jolie petite ville, au cœur bien historique. Une cloche qui a sonné l'indépendance, et qui s'est fissurée un an plus tard comme pour rappeler que la grandeur d'un soir n'évite en rien le déclin du lendemain. Il y a aussi un pénitencier qui en son temps fut un modèle (1). Pénitencier vient du mot pénitence, et celui-ci a été construit dans cette intention à partir de la croyance dans la nature réhabilitable de l'homme à condition de repentance. Alors, le pénitencier a été créé pour que chaque prisonnier puisse trouver la paix afin de se repentir : c'est pourquoi, les détenus étaient incarcérés dans la plus grand isolement. Aucun contact entre eux, avec les gardiens, seul le bruit des clefs venaient leur rappeler l'existence des autres. Un régime pour se repentir ou pour devenir fous ? Le pénitencier a été fermé en 1971. Il a accueilli pour un temps Al Caponne, soupçonné de se cacher pour éviter d'affronter la vendetta qui soufflait sur le milieu mafieux de Chicago. Le plus drôle pour nous, c'est qu'en cette veille de 14 juillet, ils avaient organisé une célébration de la prise de la Bastille Française. C'est ce qu'on appelle la confraternité des pénitenciers. Nous allons pouvoir récupérer des petits drapeaux Français que nous accrocherons à notre boite aux lettres pour nos amis Américains qui viendront le lendemain chez nous pour un barbecue. Sur notre route pour Philadelphie, nous passons près du pays Amish. Nous prendrons alors les petites routes pour nous retrouver confrontés aux boggies si caractéristiques. La ville qui nous ouvrira le plus suggestivement ses bras dans notre rencontre avec les Amish, s 'appelle Intercourse. A en croire le taux de fécondité dans la population Amish, cela ne s'invente pas ! (2)
(2) lancasterpa.com/intercourse
un monde coloré

Juillet 2013, Orlando : j'ai testé pour vous : Sea world, Universal Studio et Island of adventure. Trois jours pleins, trois parcs. Journées bien remplies, émotions fortes au RDV...
Les moins : beaucoup de monde, beaucoup d'attente, beaucoup d'argent,
un monde aquatique
un monde imaginaire
un monde sobre (Harry Potter)
un monde disparu
Les plus : une chaleur très supportable même en été (merci la saison humide, mais KW indispensable), des rides (Attention : même mot pour deux sens différents selon si vous êtes Anglophones ou Francophones !!!) vraiment exceptionnels et surtout des 4 D extrêmement réalistes : nous avons vaincu les méchants de Spiderman, de Transformeurs, des momies... et aussi des Simpsons. Et nous avons survécus : quel programme !
les rides dessus...
...les rides dessous










J'avais cru que je serais trop vieille pour tou(te)s ces rides ( merci encore une fois de bien prendre le mot Américain car le mot français ne s'applique absolument pas dans ces circonstances...), un peu trop éprouvants, alors que j'ai déjà peur en avion. Mais finalement, après quelques rides les yeux fermés, j'ai fini par être la plus forte. J'ai vaincu Hulk et les méchants dans l'univers de H.Potter, et tout cela les yeux grands ouverts (l'estomac a eu, il est vrai quelques hésitations !). Petit dernier ride juste pour la route, avant le retour à la maison. Et oui, nous avons un aéroport à Hagerstown, qui ne desserre que 5 destinations, dont Orlando. Et voilà, nous sommes partis de Hagerstown, arrivée à Sandford (une demi-heure de Orlando). Les avantages : à 10 minutes de la maison, parking gratuit, tout petit aéroport à taille humaine, compagnies low cost. Un tout petit bémol toutefois : il n'est pas toujours sur d'arriver à destination. En effet, au retour nous allons d'abord devoir attendre une demi heure à Stanford pour un problème de mauvais temps ; puis nous serons détournés sur Harrisburg Pensyslvannia pour contourner un orage qui s'abat à l'instant même de notre arrivée sur Hagerstown :
« Orage, ô désespoir ! ô tempête ennemie !
N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie?
ô cruel souvenir de ma gloire passée,
Œuvre de tant de jours, en un jour effacé!
Va, quitte désormais le dernier des humains,
Passe, pour me venger en de meilleures mains. » (le Cid, Corneille ou presque...)
Bon finalement, on pourra revenir sur Hagerstown après l'orage, les cieux attendront de moins clémentes journées ! Je pense à l'instant même de notre atterrissage aux malheureux qui vont prendre notre avion pour le chemin inverse et qui arriveront à Stanford à... minuit. Le malheur des uns peut faire le grand malheur des autres : à chacun son destin !

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