A notre retour ce qui est
marquant pour nous c'est que nous avons l'impression qu'après
une année passée ici, nous commençons à ne plus être dupes par
le langage que nous comprenons de mieux à mieux et qui
malheureusement nous rappelle les subtilités de la nature
humaine (beaucoup de commérages)!!! En même temps, j’ai
appris lors de mon cours d’histoire sur le développement de
l’humanité en ligne (a bref history of the human kind by Dr. Yuval
Noah Harari, de
l'Hebrew University of Jerusalem) que
les commérages étaient le propre du langage humain et permettait
d’organiser la société des hommes, de donner à chacun des
repères sur les autres. Selon le professeur, c’est une des
composantes qui explique que seul Homo Sapiens ait pu évoluer au
détriment de toutes les autres branches humaines, dont notre
partenaire européen : l’homme de Néanderthal : le commérage comme arme de destruction massive ! Il fallait y
penser !!!
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| la cloche de l'indépendance |
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| Philly |
Sinon, le retour
aux USA sera principalement marqué par nos virés estivales. Tout
d'abord, Philadelphie : la première capitale des USA. Une jolie
petite ville, au cœur bien historique. Une cloche qui a sonné
l'indépendance, et qui s'est fissurée un an plus tard comme pour
rappeler que la grandeur d'un soir n'évite en rien le déclin du
lendemain. Il y a aussi un pénitencier qui en son temps fut un
modèle (1). Pénitencier vient du mot pénitence, et celui-ci a été
construit dans cette intention à partir de la croyance dans la
nature réhabilitable de l'homme à condition de repentance. Alors,
le pénitencier a été créé pour que chaque prisonnier puisse
trouver la paix afin de se repentir : c'est pourquoi, les
détenus étaient incarcérés dans la plus grand isolement. Aucun
contact entre eux, avec les gardiens, seul le bruit des clefs
venaient leur rappeler l'existence des autres. Un régime pour se
repentir ou pour devenir fous ? Le pénitencier a été fermé en
1971. Il a accueilli pour un temps Al Caponne, soupçonné de se
cacher pour éviter d'affronter la vendetta qui soufflait sur le
milieu mafieux de Chicago. Le plus drôle pour nous, c'est qu'en
cette veille de 14 juillet, ils avaient organisé une célébration
de la prise de la Bastille Française. C'est ce qu'on appelle la
confraternité des pénitenciers. Nous allons pouvoir récupérer des
petits drapeaux Français que nous accrocherons à notre boite aux
lettres pour nos amis Américains qui viendront le lendemain chez
nous pour un barbecue. Sur notre route pour Philadelphie, nous
passons près du pays Amish. Nous prendrons alors les petites routes
pour nous retrouver confrontés aux boggies si caractéristiques. La
ville qui nous ouvrira le plus suggestivement ses bras dans notre
rencontre avec les Amish, s 'appelle Intercourse.
A en croire le taux de fécondité dans la population Amish, cela ne
s'invente pas ! (2)
(2)
lancasterpa.com/intercourse
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| un monde coloré |
Juillet 2013, Orlando : j'ai testé pour vous : Sea world,
Universal Studio et Island of adventure. Trois jours pleins, trois
parcs. Journées bien remplies, émotions fortes au RDV...
Les moins : beaucoup de monde, beaucoup d'attente, beaucoup
d'argent,
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| un monde aquatique |
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| un monde imaginaire |
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| un monde sobre (Harry Potter) |
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| un monde disparu |
Les plus : une chaleur
très supportable même en été (merci la saison humide, mais KW
indispensable), des
rides (Attention :
même mot pour deux sens différents selon si vous êtes Anglophones
ou Francophones !!!)
vraiment exceptionnels et surtout des 4 D extrêmement réalistes :
nous avons vaincu les méchants de Spiderman, de Transformeurs, des
momies... et aussi des Simpsons. Et nous avons survécus : quel
programme !
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| les rides dessus... |
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| ...les rides dessous |
J'avais cru que je serais
trop vieille pour tou(te)s ces rides
(
merci encore une fois de bien prendre le mot Américain car le mot
français ne s'applique absolument
pas dans ces circonstances...),
un
peu trop éprouvants, alors que j'ai déjà peur en avion. Mais
finalement, après quelques rides
les yeux fermés, j'ai fini par être la plus forte. J'ai vaincu Hulk
et les méchants dans l'univers de H.Potter, et tout cela les yeux
grands ouverts (l'estomac a eu, il est vrai quelques hésitations !).
Petit
dernier ride
juste pour la route, avant le retour à la maison. Et oui, nous avons
un aéroport à Hagerstown, qui ne desserre que 5 destinations, dont
Orlando. Et voilà, nous sommes partis de Hagerstown, arrivée à
Sandford (une demi-heure de Orlando). Les avantages : à 10
minutes de la maison, parking gratuit, tout petit aéroport à taille
humaine, compagnies low
cost.
Un tout petit bémol toutefois : il n'est pas toujours sur
d'arriver à destination. En effet, au retour nous allons d'abord
devoir attendre une demi heure à Stanford pour un problème de
mauvais temps ; puis nous serons détournés sur Harrisburg
Pensyslvannia pour contourner un orage qui s'abat à l'instant même
de notre arrivée sur Hagerstown :
« Orage,
ô désespoir ! ô
tempête
ennemie !
N'ai-je
donc tant vécu que pour cette infamie?
ô
cruel souvenir de ma gloire passée,
Œuvre
de tant de jours, en un jour effacé!
Va,
quitte désormais le dernier des humains,
Passe,
pour me venger en de meilleures mains. » (le Cid, Corneille ou presque...)
Bon
finalement, on pourra revenir sur Hagerstown après l'orage, les
cieux attendront de moins clémentes journées ! Je pense à
l'instant même de notre atterrissage aux malheureux qui vont prendre
notre avion pour le chemin inverse et qui arriveront à Stanford à...
minuit. Le malheur des uns peut faire le grand malheur des autres :
à chacun son destin !
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