Nous
aimons marquer les transitions de saisons par le démarrage de nos
vacances. Cette fois, nous commencerons l'été à Puerto Rico.
Encore
un paradis sur terre ! D'ailleurs, sa devise est « Isla
del encanto » = île de charme. Et oui, ici nous sommes sur un
territoire Américain, dont la langue principale est l'espagnol, mais
nous restons aux États-Unis. Donc pas de passage de frontière.
D'un
côté, on n'est pas trop dépaysé des US, mais en même temps c'est
un autre monde. Il y a d'abord les ressemblances : pas de
frontières à passer, même monnaie (et même prix pratiqués, à se
demander comment la population locale peut faire pour vivre sachant
que c'est l'endroit des USA le plus pauvre), les mêmes enseignes de
magasins, les animaux morts sur la route (seul le type d'animaux
change : chiens, iguanes...), les routes cabossées, les indications
sur la route, les bus jaunes, le bruits des ambulances, des pompiers
ou de la police...
Et
puis il y a les différences : l'espagnol est parlé en premier,
le rythme est celui des caraïbes (un peu comme dans notre Sud de la
France, les horaires sont élastiques), les bananes sont servies à
tous les repas (bananes plantains)...
Puerto
Rico nous permet de goûter aux Caraïbes sans l'exposition et
l'exploitation de la pauvreté qui nous rappelle à tout instant
notre responsabilité face au monde qui nous entoure. Je crois
que je suis faites pour les Caraïbes, et en même temps, c'est bien
petit, moi qui aime les grands espaces. J'aime la chaleur des
tropiques, mais avec une petite brise marine qui vient nous
rafraichir. J'aime la mer chaude, où nous n'avons pas à nous poser
de question lorsque l'on veut se baigner. Comment vais-je faire pour
retrouver la méditerranée, pire l'Atlantique ?
Puerto
Rico, c'est la garanti de bonnes surprises : laisser la magie
opérer ! Mais pour vivre des moments magiques, il faut :
-
provoquer l'évènement sans trop espérer (à n'en pas douter
cela à moins de chance se produire si on reste toujours au même
endroit!!!);
-
être là au bon moment (ce qui suppose d'être réactif et de se
lever la nuit pour voir une tortue luth venir pondre sur la plage) ;
-
accepter de se laisser surprendre (il faut aimer les surprises).
Nous
avons donc :
-
eu la chance de voir une tortue luth venir pondre sur la plage en
pleine nuit ;
-
eu le plaisir de plongée sur un tombant fantastique appelé « the
wall »
= le mur ;
-
pu célébrer la fête nationale du 4 juillet sur un kayak dans la
bay fluorescente avec un double feu d'artifice : le premier est
humain et ressemble à tous ceux que l'on a déjà vus quelque soit
notre emplacement dans le monde; le deuxième est animal et se
révèle à la surface de l'eau au gré du mouvement de nos kayaks et
de nos mains. Celui-ci est unique ;
-
pu réussir à maintenir le cap de nos contrastes chéris : sur
cette petite île, nous pouvons dans la même journée nous promener
dans une forêt sèche aux accents rêches et secs et dans une forêt
tropicale luxuriante aux couleurs resplendissantes.
Puerto
Rico ressemble en journée à un champ de coquelicots géants, vu que
la taille des coquelicots est celle des arbres aux belles couleurs
rouge-orangées. Nous avons bien fait de programmer notre séjour en
juin, mois illuminé par les floraisons...
En
soirée, les rues ne sont éclairées que par une faible lumière
tamisée, suffisante pour voir son chemin, mais pas trop lumineuse
pour laisser à la lune et aux étoiles toutes leur chance de
briller, à condition qu'il n'y ait pas trop de nuages car il y a
quand même quelques orages à cette période de début de saison
humide. Par contre, la lumière naturelle du ciel n'est peut-être
pas suffisante pour éviter les trous que l'on rencontre sur les
routes principales. C'est sans doute pour cela que beaucoup de locaux
roulent sur la bande d'arrêt d'urgence... Soyez avertis, une bande
d'arrêt d'urgence porte bien mal son nom car il ne s'agit nullement
de s'arrêter et encore moins en urgence...
Dans
ce département américain, la fête nationale est célébrée comme
partout ailleurs dans les États-Unis, le 4 juillet. Mais cette fête
nationale ici, a des accents coloniaux. Je le rappelle, la fête
nationale américaine célèbre l'indépendance des USA. Mais
lorsque l'on se trouve à Puerto Rico, et que l'on a la chance de
pouvoir rencontrer et discuter avec des locaux, on se demande de
quelle indépendance il s'agit. La fête nationale a sans -t-il un
petit goût amer. (*)
C'est
décidé, pour les prochaines vacances, je me fais une liste des
choses à emporter. Je n'aime pas faire les valises et nous avons
simplement oublié l'appareil photos et les jumelles, rien de
fondamentale, mais tout de même...
Dernière
petite découverte avant de rentrer : lors de ce voyage, nous
avons célébré les vertus des fruits et légumes et réalisé les
limites du régime bananes. C'est très bon les bananes, qui en plus
sont remplies de qualités nutritionnelles, mais en régime cela pèse
un peu sur l'estomac. En rentrant, promis, je m'informe sur chaque
aliment et leurs conséquences sur la santé et les dérèglements du
corps humain.
*
Puerto
Rico, sous
le gouvernement Espagnol depuis le deuxième voyage de Christophe
Collomb en 1493, a
été annexé par
les USA
en
1898,
(Spain
was forced by the United States to cede the island following the
Spanish–American
War, under the terms of the Treaty
of Paris. :
l'Espagne a été forcé
de céder l'île à la suite de la guerre Américano-Espagnol, sous
les termes du traité de Paris)
Aujourd'hui, c'est un des
départements le plus pauvre des USA.