Et voila, notre voyage se termine. Bien sur, il y aurait encore à dire sur notre réinstallation complète en France et ses soubresauts, mais nous voila déjà happés par d'autres aventures. Alors, je vous souhaite juste de bonnes fêtes de fin d'année : "apprend comme si tu devais vivre toujours, et vis comme si tu devais mourir demain"...

samedi 8 novembre 2014

La réadaptation, automne 2014

Il nous aura fallu 3 bonnes semaines une fois le travail repris, l'école recommencée pour retrouver un rythme, des habitudes, une organisation rodée ce qui me donne l'impression de pouvoir enfin respirer. La situation n'est pas idéale, et il nous faudra encore faire des adaptations, mais au moins nous ne nous trouvons plus dans le feu du volcan. Nous pouvons commencer à anticiper, à organiser les activités périphériques, à nous projeter. Flore a pu trouver une place dans un cours d'équitation le samedi. Elle intégrera aussi la Chorale de l'école. Alors tout va bien pour elle. De mon côté, j'ai vraiment envie de refaire une activité sportive, mais j'ai besoin encore de voir comment l'organisation va me laisser du temps. Pour l'instant, mes journée de 12h ne me permettent pas de faire autre chose. Comme je suis déjà passée par la casse médecin, j'ai le certificat médical d'aptitude. C'est toujours ça !

Question école, le collège du village sera finalement intéressante. Flore s'est rapidement fait des amis, elle est dans la classe option musique ce qui suppose une classe tranquille, des élèves attentifs, ouverts, calmes. Cela la change !!! Les aménagements ne sont pas encore organisés, mais ils en parlent. Je vois bien que cela semble compliqué, mais je ne vois pas ce qu'elle va apprendre en anglais. La France reste avec une drôle de façon de penser les langues étrangères. Je ne vois pas très bien comment elle peut conserver sa pratique de l'anglais avec des cours en France en cinquième. Donc à part perdre son temps, je ne vois pas très bien. Par contre, elle pourrait enrichir son espagnol. Je vais devoir insister. Mais finalement, je renoncerais car elle pourrait intégrer la section européenne de l'année prochaine, et je ne sens pas l’enthousiasme nécessaire pour que cela ne soit pas préjudiciable à Flore. J'assurerai moi-même les cours d'Espagnol, et elle aura de bonnes notes en Anglais (à condition que la prof accepte que certains mots se disent autrement en américain… ce n'est pas gagner !).

Avec notre installation en ville, nous sommes au cœur du rythme cardiaque de Lyon et nous pouvons tout à loisir ressentir son pouls. Les artères et les veines de la capitale des Gaules ont été bien aménagés pour accueillir les vélos en ville. Lyon a été précurseur en matière de partage de vélos dans la ville. A Lyon ce système est appelé vélo'v. Des pistes cyclables ont été aménagées et cela marche. Je n'ai pas habité la ville depuis bien longtemps et aujourd'hui je retrouve une ville bien changée. Les vélos ont envahis l'espace, les vé-love bien reconnaissables sont de partout, sans que cela ne crée une gène aux automobilistes car les voies de circulation sont distingues (peut-être que les automobilistes sont une gène pour les cyclistes, mais cela est une autre histoire !). Il faut que j'essaye, surtout que notre appartement est juste à côté d'une magnifique piste cyclable qui longe le Rhône, sans voitures.

L'appartement que nous occupons est celui d'une amie qui a déménagé sur Castre mais qui a gardé son appartement meublé pour venir voir ses parents tout en restant indépendante, à peu près un week end sur 3. Il est du coup très fonctionnel, bien aménagé et même très bien décoré. Cela et vraiment agréable. Par contre, comme il n'était plus utilisé pour la vie quotidienne, il n'y a ni TV, ni d'internet. Cela complique considérablement les choses, car je réalise que si on peut très bien se passer de TV, il n'en est pas de même pour inter-net. Net en anglais signifie filet, et en effet nous sommes pris dans les mailles du filet, lorsqu'il s'agit de faire la moindre petite démarche, sans parler des communications lointaines en visuel. Je me suis sentie perdue, surtout au début où je n'avais pas encore les codes WIFI à mon travail ou chez les amis. Alors je reviens sans cesse au point de départ de toute vie : dans la maison familiale, léguée depuis à mon frère.

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