Et voila, notre voyage se termine. Bien sur, il y aurait encore à dire sur notre réinstallation complète en France et ses soubresauts, mais nous voila déjà happés par d'autres aventures. Alors, je vous souhaite juste de bonnes fêtes de fin d'année : "apprend comme si tu devais vivre toujours, et vis comme si tu devais mourir demain"...

vendredi 30 mai 2014

juillet 2013 : deuxième virée estivales


A peine le temps de laver le linge, ranger la maison, tondre la pelouse et nous voilà repartis pour le parc national du Yellow Stone, cette fois exclusivement en famille et en RV (prononcé arvi avec l'accent américain, sinon cela fait Hervé, en français). Départ de Baltimor (histoire de tester tous les aéroports de la région), via Dallas Texas (pas vraiment notre destination), puis vol sur Salt lake city. Habité si près de la capital Américaine et ne pas avoir de vol direct pour Salt Lake city, quelle tristesse ! (il y a bien des vols directs, mais beaucoup plus chers!!!). Je vais profiter de ces voyages aériens pour prendre des photos des USA, mais vu du haut. Comme le temps nous manque pour tout voir d'en bas, alors je veux essayer de compenser en volant des images du ciel.
Des verdures enivrantes
aux champs noirs de pétrole
Des vastes plaines du centre,
aux pics acerbes des roches
je ne pouvais rêver
d'autant de démesure
Peut-être que l'histoire des monuments aux États-Unis est assez récente, mais l'histoire de leur terre est tout a fait extraordinaire.
l'origine du monde

un volcan sous pression
grand canyon du YS



terre brulée







A notre arrivée sur le parc, ce qui illumine ce sont les paysages grandioses, la nature sauvage, dont il faut profiter avant qu'elle ne nous submerge car le Yellow Stone est en fait un super volcan qui pourrait exploser sous peu. A nous d'en profiter avant qu'il ne soit trop tard ! (j'espère après notre retour en France)
notre RV
Pour en profiter le plus profondément possible ; nous allons louer un RV (= recreation vehicul, soit en français un camping car = CC). Mais pour ce faire, il nous a fallu nous rendre dans une ville suffisamment grande pour posséder un loueur de RV, Salt lake city était la plus proche (la proximité est toujours très relative aux US !!!). En arrivant a 21h et en ne pouvant récupérer notre véhicule que entre 14h et 18h (tout n'est pas tout ouvert ou disponible 24h sur 24h), nous avons dû passer notre première nuit a l’hôtel. Nous avions fait une réservation avec nos avios (équivalents des milles) gagnés par les voyages aériens. Nous n'avions donc pas eu directement l’hôtel, tout cela étant passé par l'agence de réservation de la compagnie aérienne. Et la réservation que j'avais heureusement bien reçue, n’était pas arrivée jusqu'à l’hôtel. Il ne reste plus qu'une chambre de disponible car le lendemain 24 juillet, est un jour de célébration dans l’État de l'Utah, et il y a beaucoup de monde (*). Ce sera la suite nuptiale. Comme nous n'avons pas le choix, nous sommes bien oblige de la prendre ! Je n’étais jamais rentrée dans une chambre nuptiale, et je découvre qu'ici tout est double : la taille de la chambre, la taille de la baignoire, la taille du lit... Notre hôtel est situe juste sur l'axe routier sur lequel la parade du lendemain va partir. Super, nous serons aux premières loges. C’était sans compté que c’était aussi aux premières lueurs. « 6 h du mat, j'ai des frisons, je claque des dents et je Baisse le son »... car le réveil se fait en fanfare...
 
(*) Pioneer Day, an annual state holiday in Utah that the Mormon Church calls “a celebration of the courage of Mormon pioneers who made the historic trek to Salt Lake City in 1847.” The group was fleeing persecution it had faced in Illinois and elsewhere.


Sur notre route en direction du parc (6 a 7 heures tout de même), j’ai eu le temps de relever quelques nouvelles plaques minéralogiques, et leur fameuse devise. Nous sommes au milieu des États-Unis, et ces plaques se retrouvent assez rarement dans notre région.
Utah = life elevated
Washington = evergreen or State of Lincoln (attention rien a voir avec Washington DC, près de laquelle nous habitons et qui se trouve presque à l’opposé du pays!))
Montana = treasure State
Minesota = 10 000 lakes

contemplation
Au Yellow Stone tout est fait pour préserver la co-habitation entre l'animal sauvage et son concurrent immédiat : l'homme. Les indications de ne pas nourrir les animaux, sont rappelées sans cesse (je n'ai jamais compris comment les personnes qui nourrissaient les canards sauvages à coup de pain sec, pouvaient imaginer que ces mêmes canards pourraient se le procurer en l’absence de l'homme). De même, je me suis toujours demandée si nourrir les Éléphants d'un Zoo avec des cacahuètes n'allait pas transformer leur régime alimentaire pour les générations futures, mais sans doute qu'il est difficile de penser au futur et aux conséquences de ses actes !!!). D’autre part, les poubelles sont protégées contre l'intrusion des animaux pour éviter qu'un ours ne goûte a la nourriture de l'homme car comme il est dit sur leurs écriteaux : un ours qui à goûter à la nourriture de l'homme, est un ours mort ( il risque de devenir agressif pour tenter de se procurer de nouveau de cet aliment si appétissant, comme un sandwich au pinut butter et à la confiture ; et si l'ours devient agressif il est tué pour protéger la population humaine : cela fait réfléchir !).

Et dans le plus trivial, mais aussi plus amusant, il y a des toilettes de partout, car les animaux sauvages sont attirés pour toutes sortes d'odeurs, même celle qu'il vaudrait mieux cacher. Par contre, une chose de sure, c'est que le papier toilette, toujours procurer en quantité suffisante, est de partout toujours aussi fin que le soulier de vair de Cendrillon.

premières impressions
la montée en valait la peine
Pour voir les animaux dans leur environnement sauvage, il faut un flair de chien, des yeux de lynx et une ouïe de chauve-souris, autant dire que nous autres humains sommes mal équipés pour la tache. Alors il faut utiliser d'autres stratégies : on met en commun nos qualités respectives : kris sera l’œil de Lynx, moi j'ai les jumelles greffées aux yeux et je m'active avec les cartes indicatrices des meilleurs endroits à regarder, Flore lit en attendant que nous lui indiquions l'endroit à regarder ! Mais on s’entraide aussi avec les autres voyageurs. Il existe d'ailleurs une loi physique relative à ce mécanisme singulier : tout attroupement initié volontairement, augmente proportionnellement au temps passé à l’arrêt. Autrement dit : plus longtemps vous rester arrêter, plus le nombre de voitures vont s’arrêter pour tenter de savoir ce qu'il y a à voir. Mais c'est une loi physique, qui ne s'applique pas dans tous les cas a l’échelle humaine. En effet, il sera parfois bien difficile de savoir ce qu'il y avait à voir. Par contre, ce phénomène nous aura aussi permis de voir un nid d 'osprey (faucon) difficile à distinguer à l’œil nu (d'ailleurs, je me suis toujours demandée à ce sujet comment le premier à s’arrêter aura pu voir le nid) et un ours noir dans un arbre, assez éloigné de la route. D'ailleurs pour lui, cela a été une belle surprise. Comme tout le monde regardait en l'air nous avons cru qu’il s’agisait d’un autre nid. Comme nous n'avions pas de place pour nous arrêter et que nous savions que nous allions revenir plus tard, qu’après tout un nid nous en avions déjà vu un, quelle n'a pas été notre surprise à notre retour de voir l'ours à travers les jumelles alors que je cherchais un nid. Je dois même avouer que j'ai vécu un sentiment d’hallucination et de doute profond sur mes capacités sensorielles, à la vue du visage de l'ours, alors que je m'attendais à tout autre chose. D'autant que nous n'avions pas encore rencontre d'ours et que nous en rêvions. Tout cela pour rappeler que la solidarité humaine remplace nos faibles qualités sensorielles.

A notre départ de Jackson (dans le parc du grand téton, il y a peut-être aussi un petit téton mais c’est une autre histoire !!! D’ailleurs ce sont les Français qui ont donné ce nom car ils étaient nombreux comme trappeurs, sincèrement quel nom !!!) la grêle nous a souhaité bon voyage. Je me suis rendu compte que le mauvais temps est souvent notre allié pour aider à gérer les départs. Les départs d'un endroit fabuleux, après des moments de grandes réjouissances... sont toujours des périodes tristes. Le temps nous aide alors à ne rien regretter. Il n'y a rien de plus difficile que de partir alors qu'il continue à faire beau, pire qu'il se mette a faire beau. Alors avec la grêle, quel meilleur moyen de ne rien regretter, surtout qu'avec notre Hervé (RV), cela promettait d’être bruyant.

Entre Orlando et le parc du Yellow Stone, on peut dire que nos vacances cet été ont été extrêmes ! Le premier est le royaume de l'amusement, de l'excitation, de l'argent roi, de la consommation maximum, de l'illusion permanente, de l'environnement comme un concept rétrograde, du bruit et des lumières en permanence ; le deuxième est le royaume de la protection de l'environnement et de la faune locale, de l’authenticité, de la tranquillité, de la nuit seulement éclairée par les étoiles. Pour l'un, la crainte est de ne pas tout faire; pour l'autre c'est de se retrouver nez a nez avec un prédateur et de savoir qu'ici, nous ne sommes pas les plus forts. Dans l'un, il y a un risque de trop plein; dans l'autre, il y a un risque de manque. Vous êtes avertis, à vous de choisir votre destination idéale !!!

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