Et voila, notre voyage se termine. Bien sur, il y aurait encore à dire sur notre réinstallation complète en France et ses soubresauts, mais nous voila déjà happés par d'autres aventures. Alors, je vous souhaite juste de bonnes fêtes de fin d'année : "apprend comme si tu devais vivre toujours, et vis comme si tu devais mourir demain"...

vendredi 24 janvier 2014

Avril 2013 : la Floride (2eme partie)

Floride : Paradis...
...pour les alligators!!!
La Floride, côté pile (Est), côté face (Ouest) et la face cachée. Je ne peux m’empêcher de me demander où vivent toutes les personnes qui travaillent pour rendre ce paradis habitable : ceux qui s'occupent de ces maisons luxueuses, qui travaillent dans les hôtels, restaurants, magasins, et dont le salaire doit les contraindre à vivre bien loin de ces paradis. Leur travail leur permet de participer à ce faste, mais leur salaire ne leur permet pas d'y goûter...
La Floride, c'est aussi une terre de contraste. Entre une nature sauvage, dangereuse, préservée (serpents venimeux, alligators, crocodiles, mangroves, marécages...) et des villes luxueuses aux maisons et jardins immaculés qui n'ont plus rien à voir avec l'état de l'origine !
Voici notre itinéraire :
- Fort Lauderdale sur la côte Est : pour les Spring breackers. Surtout en arrivant le mercredi précédent le vendredi saint, il y a plus de chance de croiser des jeunes fêtards que des processions du chemin de croix ! = splendeur décadente.
- Naples (juste en face de fort Lauderdale, sur la côté Ouest) : pour les richissimes Américains = splendeur du rêve Américain
- Fort Mayers : chercher le centre, sûrement à Manatees' parc. Les géants aquatiques qu'il nous avait été si difficile à rencontrer lors de nos précédents périples (Egypte), ici, nous allons presque pouvoir les toucher ! Ils passent sous notre embarcation, s'invitent dans nos jeux de rames... = splendeur contemplative.
- Les Everglades : les Mangroves, les swamps et les Alligators. C'est la nature sauvage encore préservée dans son état sauvage. Les Everglades sont un parc national préservé de la tentation des promoteurs immobiliers = splendeur originelle.
- Les Keys : les clefs du paradis ! = splendeur paradisiaque. Il n'y a pas de mots pour décrire ce que l'on ressent dans les Keys, ni même d'images. A chaque serrure sa clef, j'ai trouvé les miennes...
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Je retiendrais aussi deux choses lors de ce séjour. La première, c'est qu'à force d'utiliser l'air conditionné abusivement, l'homme ne va plus se rendre compte qu'il fait chaud dehors. Dans les hôtels, lorsque vous arrivez la clim est tellement contrastée avec l'extérieur qu'il faut mettre une couverture pour bien dormir ! Nous avons aussi observé une voiture en marche, en plein soleil sur un parking d’hôtel, fenêtres fermées. Il s'agissait sans doute pour son propriétaire de profiter du libre accès internet de l'hôtel dans un endroit climatisé. Il est temps que l'homme redécouvre les joies de l'ombre, et les nuits dans le plus simple appareil.

La deuxième, ce sera qu'il y a des choses qui portent le même nom mais qui ne sont pas équivalente : University, qui peuvent être bien éloignées de nos Universités, centres de recherche. C'est pourquoi, vous pouvez en rencontrer à tous les coins de rue et il est difficile de savoir quel savoir justement ils dispensent.. Il y a aussi les information Center, dont nous pourrions penser qu'ils nous renseignent sur les activités touristiques et qui répondent aux besoins des voyageurs, tels que l'hébergement. Mais derrière cette étiquette se cache aussi les prestataires d'activités touristiques qui peuvent ainsi mieux vanter leurs propres prestations. C'est pourquoi, il faut bien repérer les Visitors Information Center ... des simples information center. Tout ce qui brille n’est pas de l’or...

Le temps est gris en partant de Floride : cela nous aide à quitter ce lieu enchanteur. Mais, le ciel gris, c'est aussi potentiellement un ciel chargé de nuages. Pour moi, l’addition : nuages + avion = cauchemar. L'avion n'aura cessé d'être chahuté pendant tout le vol. La mort rôde dans mon esprit. En plus, nous sommes tout au fond de l’avion, où nous partageons le bruit du moteur et l'odeur de kérosène. Cela me rappelle que lorsque j'avais 23 ans, avec une semaine de vacances improvisée devant moi, je suis allée voir l'UCPA pour voir ce qui leur restait comme stages. En plein mois de juillet, autant dire, plus grand-chose. Rien dans les sports aquatiques. Alors, je me souviens leur demander s'il restait quelque chose dans les sports aériens. J'ai toujours été curieuse de ces sensations, mais en sachant déjà très bien mon aversion pour les avions. Une place est trouvée pour faire du parachutisme. Mais la réservation doit se faire vite car il s’agit de la seule place de disponible. J'ai quelques secondes pour me décider. J'accepte, je paye et une semaine plus tard, je me retrouve à la Ferté Gauché près de Paris. Le Kérosène, c'est cette odeur qui a fait surgir le souvenir : prendre un petit coucou, dans un bruit et une odeur épouvantable avec comme toute consigne : sauter... Il faut être fou. Le stage prévoyait 5 sauts. J'en ai fait 8, alors qu'à chaque fois je me suis vue mourir, mais je voulais vérifier mes limites. Eh bien, j'ai sauté et de manière autonome (enfin, je crois!). Je pense que dans ma vie, j'ai aimé les défis ! Avec le recul, je suis presque sûre que cela a fonctionné comme rituel de passage. Mais aujourd'hui, je donnerais cher pour atterrir. Autour de moi, je ne vois que des gens décontractés, qui font des jeux, discutent, rit. Le monde est partagé : ceux pour qui l'avion est un moyen de transport bien pratique, et ceux pour qui les voyagent en avion est un rituel de passage qui se répète. Le vol retour sera sans doute pour moi une façon d'expier une faute... mais laquelle ?

Au retour, en heure de pointe, il est préférable de prendre la voie HOV (High Occupency Vehicule), sur l'autoroute, réservée pour ceux qui voyagent au moins à deux personnes dans une même voiture. Cela encourage le co-voiturage (car pool) ce qui est très bien pour l'environnement. Mais je me demande vraiment si la première préoccupation de ces HOV n'est pas seulement d'éviter trop de trafic et l'engorgement des routes à certaines heures. Cela existait déjà à Los Angeles, il y a 19 ans. Mais il est vrai qu'avec 4 à 6 voies dans un même sens, une voie libérée pour le co-voturage, c'est toujours possible... Nous seront en profiter.

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