Et voila, notre voyage se termine. Bien sur, il y aurait encore à dire sur notre réinstallation complète en France et ses soubresauts, mais nous voila déjà happés par d'autres aventures. Alors, je vous souhaite juste de bonnes fêtes de fin d'année : "apprend comme si tu devais vivre toujours, et vis comme si tu devais mourir demain"...

vendredi 27 juin 2014

les accents, les sting bugs et autres réjouissantes de la rentrée scolaire


En septembre, j'ai perdu l'accent, ... ou plutôt les accents. En effet, invariablement mon accent Français me confond. Donc, ce n'est pas celui-ci que j'ai perdu, tandis que Flore elle ne l'a plus du tout et me donne des cours de prononciation, mais aussi des cours d'anglais appliqué car il paraitrait que je n’utilisasse point les bonnes formules !!! Quand les enfants surpassent leurs parents, qui garde l’autorité ?
Donc il s'agit des accents de mon clavier que j'ai perdu car j'ai un nouvel ordinateur avec un clavier Américain. Je n'avais jamais été très assidue aux cours de dactylographie en seconde, cours recommandés à l’époque par mon conseiller d'orientation extrêmement clairvoyant, qui au vu de mes notes de 3e, me prédisait une section G : Gestion et Dactylographie. A l’époque, cette section était réservée pour ceux qui ne pouvaient pas suivre les filières générales... Je n'ai jamais eu d'aussi mauvaises notes qu'en ces deux matières, alors que je pouvais pour autant être dans les 5 premières de la classe par ailleurs ! La gestion et la Dactylographie pour quelqu'un comme moi aussi peut terre a terre... Bref, mes mauvais résultats en dactylo ne m'ont jamais permis de pouvoir élever mes yeux du clavier, mais aujourd’hui je peux facilement passer d'un clavier à l'autre sans déconditionnement laborieux. Depuis que j’ai perdu l’accent, le Français s’atrophie... Comme il y à une solution à tout (ou presque), nous avons acheté des lettres Françaises auto-collantes. C’est dommage, lorsqu’elles sont arrivées, je m’étais habituée au nouvel emplacement des lettres américaines, sans doute du fait de mon incapacité persistante à enregistrer l’emplacement des lettres Française. Tous les non-apprentissages ne sont pas que des inepties...

En septembre, je me suis aussi inscrite sur mon facebook à moi : le réseau LinkedIn. Je m’étais déjà inscrite il y a quelque temps, mais mon réseau était dormant. Mais c’était avant qu'un ami de la plongée m'ait fait une invitation. Et depuis, le réseau ne cesse de me proposer de me connecter avec de nouvelles personnes. J'ai un peu rafraîchi mon profil, j'ai recommandé une ancienne collègue, j'envoie et reçois des invitations (je savais que notre livre d'adresse pouvait être facilement pirate, mais là j'en ai la preuve!). Pour autant, je l'utilise pour l'instant (à défaut de chercher du travail), comme réseau d’amitié et c'est assez sympa, cela permet de rester en contact avec des personnes qui n'utilise pas toujours les mêmes outils informatiques que moi.

Le retour annoncé des sting bug (punaises) : l’arrière saison dans le Maryland, réserve bien des surprises. Il fait encore chaud, mais sans l’humidité, ce qui fait que l’on peut vraiment en profiter. Les couleurs de la nature se travestissent des couleurs d’or, d’ogre et de sang et c’est un vrai régal visuel ! Mes tours en vélo sont a chaque fois jalonnes de rencontres inoubliables. Ce matin, dernière semaine de septembre 2013, j’ai fait de belles rencontres, comme celles qu’il devient difficile de faire de nos jours en France. J’ai rencontré plusieurs familles qui sont habituellement difficiles d’approcher, car nous ne vivons pas la même vie. Il s’agit sans aucun doute de la faute d’une méconnaissance réciproque. D’abord sans m’y attendre, j’ai rencontre une famille matriarcale, deux, trois mères et leurs enfants. Ils étaient plutôt effarouchés, je crois qu’ils n’aiment pas la société ! Puis, deux dames blanches, dont les robes pouvaient se confondre avec celle d’une mariée. C’est seulement plus loin que j’ai vu l’époux qui semblaient bien peu soucieux de ces dames. Les couleurs de son costume a lui étaient magnifiques, on sait dans la famille qui porte les couleurs... Puis une famille élargie, d’au moins une vingtaine d’individus. Difficile de les distinguer, tant leurs habits se ressemblent. Et au contraire de la famille précédente, c’est le gris qui domine ici. A voir leur excitation et leur empressement, on aurait dit qu’ils se préparaient pour thanksgiving ! La première famille était une famille de biches. J’ai revu très souvent sur ce parcours quelques individus isolés depuis, mais toute une famille... les dames blanches et le mâle colorés étaient des paons, et le groupe de 20, des dindons (qui sont dégustés en met privilégié sur les tables de thanksgiving). Eh bien sur, cela ne tenait pas compte des écureuils endémiques, des chenilles prédicatrices du temps en hiver (selon la taille du noir sur leur robe!!!!) et qui participent à l’explosion de couleurs en Automne, des vaches tellement curieuses qui me regardent passer comme si elle n’avait jamais vu un vélo... Que la nature est généreuse, comment peut-elle encore nous pardonner, nous qui en prenons si peu soin... Je crois que je vais rechercher une organisation non-gouvernementale à laquelle je pourrais adhérer et qui prône le respect de l’environnement de la nature et des animaux... à l’exception des moustiques et des sting bugs (punaises). J’ai déjà parlé de notre douloureuse co-habitation non pacifiste avec les moustiques l’été. Maintenant ils ont dû immigrer, car ils nous laissent enfin profiter de la terrasse. Mais en cette saison, c’est le retour des Sting bug qui nous menacent... Ils cherchent refuge dans les maisons, et nous disputent les endroits bien chauffés par le soleil. On a vraiment l’impression qu’il y en a de plus en plus. Le seul moyen de s’en débarrasser c’est de leur offrir un séjour dans un hôtel avec piscine, ou plutôt de les plonger dans une jar remplie d’eau. Je suis habituellement un animal lover (amoureux des animaux) mais avec ces deux espèces, je ne sais plus trop. J’ai essayé de rechercher leur utilité. Pas facile. Par contre, voila ce que j’ai trouvé d'intéressant : « Some authorities argue accordingly that mosquitoes are the most dangerous animals on Earth »  Wikipedia (certaines autorités s’accordent a reconnaître que le moustique est l’animal le plus dangereux sur terre!!!) Le moustiques tue plus que le requin, et si le sting bug ne tue pas, il est capable de s’enrouler d’une odeur très désagréable. J’ai l’habitude de penser que l’existence de chacun à une utilité sur terre et que si l’homme a pu apparaître et évoluer aujourd’hui c’est grâce à une combinaison de plusieurs micro et macro évènements et c’est aussi le résultat d’un équilibre entre les espèces. Alors peut-être que le moustique est encore sur terre aujourd’hui, c’est pour rappeler que même ce qui pourrait paraître la plus petite insignifiante action, peut avoir de grandes conséquences: « If you think you're too small to have an impact, try going to bed with a mosquito » (1) ("si tu penses que tu es trop petit pour avoir un impact, essaye d’aller au lit avec un moustique", selon le principe de la théorie du chaos à propos du principe énoncé en 1972 par Lorenz : « Prédictibilité : le battement d'ailes d'un papillon au Brésil provoque-t-il une tornade au Texas ? (2) » ).
(2) En 1972, Lorenz fait une conférence à l'American Association for the Advancement of Science intitulée23: « Predictability: Does the Flap of a Butterfly's Wings in Brazil Set off a Tornado in Texas? » http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_du_chaos

vendredi 20 juin 2014

Septembre 2013 : une histoire qui se renouvelle (histoire qui se répète ou une nouvelle aventure qui commence ?)


Après une première année ici, cela nous donne une impression de « déjà vu ». On commence à avoir une assez bonne vue de ce qu'il y a à faire d’intéressants, les bons magasins, restaurants, activités... Restera-t-il des choses a découvrir ? En un an, nous avons sans doute autant fait qu'en 10 ans pour certains, mais le temps nous ai compté. Ce "déjà vu" nous donne toutefois une impression de sérénité, tranquillité, l'urgence est passée. Sans doute qu'une troisième année serait ennuyeuse, mais la deuxième année, c'est surtout du bonheur d'avoir des repères, mais encore des choses à faire, et de pouvoir passer à la fois à la vitesse supérieure (trouver un travail, prendre des cours en lignes, voyager toujours plus loin) à un rythme moins effréné.

Ce qui ne change pas, ce sont les activités liés à la vie quotidienne, ici principalement la tondeuse et le ménage. Avec la tondeuse, l'habitude a prit le pas sur la recherche et la vraiment je m'ennuie sur mon tracteur à pédale. Alors, je suis moins attentive aux pierres, à la géométrie régulière... « Quand le sens disparaît, il reste l'essence de l'ennui ». Je me demande comment mes voisins font avec cette théorie, eux qui tondent en moyenne deux fois par semaine, ce qui permet de ne pas couper trop court pour ne pas avoir une pelouse qui ressemble à un champ de foin.... Je réalise qu'avec mes activités de recherche des fonctions ergonomiques du matériel d'entretien des surfaces, le même ennui s'est installé. La seule activité de recherche que je continue encore aujourd'hui avec entrain est celle des meilleurs lieux pour les activités. Nous venons de découvrir après un an de recherches intenses (6 lieux explorés) un centre équestre qui convient bien a Flore : on change de cheval (l'habitude ne s'installe pas!), les cours se font en groupe (les copines), c'est fun (amusant) et en même temps on apprend... = l’idéal ! J'ai aussi trouvé des fermes pour prendre directement les fruits et légumes = c'est le goût retrouvé !

Le début de l'année scolaire sera toutefois marqué par un changement important : l'entrée au middle school (collège) de Flore. Je viens de lire sur le journal que le Maryland est l’État avec le meilleure taux de réussite scolaire, et cela depuis 5 ans. En même temps, je me suis toujours demandée ce que l'on mesurait ainsi : le niveau des élèves en Maths et dans la langue du pays ? (merci pour toutes les autres matières!). Le niveau de réussite aux examens ? Le niveau de réussite dans le monde professionnel ? Le niveau de réussite de sa vie ?

Au collège, Flore va rencontrer une nouvelle organisation : les horaires de repas à 10h40 AM, les cours de langue sur un 1/4 d’année tous les jours, alors que la chorale est toute l’année tous les deux jours. Or pour l’un comme pour l’autre c’est la répétition régulièrement qui compte. Comment est-il possible d’apprendre une langue vivante pendant un 1/4 d’année et ne plus en refaire pendant 3/4 de l’année ? Quand je pense qu’en France, les élèves sont amenés à pratiquer leur première langue vivante 3h par semaine pendant au moins 7 ans, si l’on va jusqu’au bac! Mais il y a aussi les changements de classes à tous les cours, des profs différents pour chaque matière, la suppression des récré, l'intérêt grandissant pour les relations amoureuses, le transfert des amitiés lié au changement de comportement de certains avec l'entrée dans la puberté...

Les heures de colle au collège : je suis sûre que vous vous rappelez de ces foutues heures de colle (excuse my language! = pardonnez mon langage) qui nous faisait rester plus longtemps au collège, à faire des choses idiotes, sous le regard sadique des Sur-Ges (surveillants générale qui ont pris depuis l’élégant nom de Conseiller d’Éducation, j’espère que leur élégance leur à fait perdre leur sadisme!). Ici, c'est appelé « detention ». On ne rigole pas avec la discipline aux États-Unis ! Plus tard j’aurais à faire un remplacement dans un collège et l’une de mes fonctions sera de faire le remplacement du temps de repas de la personne en charge de la salle de détention : le sadisme n’est pas perdu. Comme je n’étais pas habituée, je me suis mise à discuter avec les élèves sur les raisons de leur venue ici : au départ, ils ont tous exprimés leur colère, l’injustice, leur rage, puis petit à petit, car je pense je ne les jugeais pas, ils se sont mis à parler plus tranquillement et en fin de période, la salle était parfaitement calme. Mais depuis que je suis devenue prof à part entière, je dois reconnaître que j'ai utilisé cette détention car parfois vous avez le choix entre l'impossibilité d'enseigner ou signifier à un élève que sa place n'est pas dans la classe... J'aurai sans doute à expliquer comment certains élèves se sont comportés pendant la classe, mais nous attendrons ma nomination officielle en tant que prof.

Une autre rencontre inédite en ce renouvèlement d'année : pour la première fois, je me suis retrouvée dans un magasin d'armes. Non, vous ne vous trompez pas, moi qui suis pacifiste, me voila dans un magasin d'armes. En fait je voulais acheter une paire de jumelles. Après notre séjour au Yellow Stone, nous trouvions que les nôtres n'étaient pas assez puissantes. Les jumelles susdites se trouvaient au rayon sport du magasin général national, au milieu des cannes à pèche et autres armes. J'ai commencé par penser que c’était des jouets (il y avaient des fusils roses, et des mitraillettes qui pouvaient faire penser à des jouets), mais à ce prix là, je suis vite revenue à la réalité. Même dans un magasin général de base, vous trouver des armes, pas d'alcool car nous sommes dans le Maryland, mais des armes à feu, c'est possible. Je dois avouer que les jumelles ont eu un drôle de goût. D’ailleurs, je ne les ai pas acheté, là. Je crois que j’étais arrivée à un point ou je trouvais un peu exagéré le discours sur les armes à feu aux États-Unis par les autres pays, car je n'en avais jamais vu personnellement et j’étais ici depuis un an. Mais je pense que c'est parce que inconsciemment, pour ne pas troubler mon intégration sans doute, j'ai évité la confrontation à cette réalité. Comment est-ce que s'est accepté, il s'agit quand même d'un magasin ou l'on trouve aussi du matériel scolaire, des jouets, des couches... Et je peux vous assurer que les personnes à ce rayon n'avaient rien en commun avec moi. Je me suis sentie déplacée, en minorité.
Je n'avais jamais remarqué les armes a feu, mais j'avais déjà ressenti l’atmosphère plus violente ici. Au pénitencier de Philadelphie, j'ai été choquée de voir les statistiques comparées entre les pays sur le taux de détention :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_taux_de_d%C3%A9tention) ;
Bien sur, la peine de mort reste en vigueur dans de nombreux États (comment justifier faire à un autre ce que justement on l'accuse d'avoir fait lui-même : mais bien sur les circonstances ne sont pas les mêmes, il y en a un qui a la loi avec lui, sauf que l'on oublie que les lois sont dictées par les hommes et que selon les époques ou les lieux, elles peuvent être diamétralement opposées). En écoutant un reportage sur le sort réservé à des pirates informatiques, le présentateur s'amusait à dire que lorsqu'il avait présenté la peine des jeunes arrêtés pour avoir récupéré des numéros de cartes bancaires, en Europe on trouvait que c’était une peine trop lourde et aux États-Unis pas assez lourde, pour la même peine... Je suis personnellement convaincue que la violence engendre la violence, il n'y a qu'à voir des enfants qui reçoivent la fessée et qui sont plus enclin à la donner à leur tour... aux plus petits qu'eux même, car ils ont bien compris la loi du plus fort !!!. Et d'autre part, les pays qui appliquent la peine de mort n'ont pas moins de délinquance que ceux qui ne l'appliquent pas, tout cela sans pour autant prôner un régime permissif car la nature humaine n'est pas toute blanche et les circonstances de vie peuvent parfois être violentes, avec des conséquences sur le comportement des hommes qui les subissent, ce qui bien sur n’excuse pas tout.

vendredi 13 juin 2014

Août 2013 : troisième virée estivale : free and Healthy


J'ai toujours eu plaisir a lire les guides touristiques surtout... à mon retour de vacances. Ce n'est sans doute pas la meilleure façon d'organiser ses voyages, ses excursions, mais a notre retour c'est comme si tout ce qui était dit dans ces guides prenaient sens. Alors qu'avant le départ, j'ai du mal à me projeter, à me représenter les meilleures options, à calculer. A notre retour par contre, je suis au top, prête a écrire un guide moi-même. Mais il faut reconnaître que ce principe ne nous permet pas toujours d'optimiser notre séjour, et nous pouvons passer à côté de quelques bons plans. De toute façon, c'est aussi vrai lorsque la planification est optimum car par essence, le guide ne peut pas tout prévoir, il est fait pour répondre aux attentes d'un maximum de personnes avec lesquelles je ne partage pas toujours les mêmes intérêts. Alors, j'essaye de trouver les quelques renseignements indispensables qui permettent d'assurer l'essentiel, puis les quelques trucs qui correspondent à nos attentes, mais aussi la plupart du temps, je demande l'avis d'autres personnes qui y sont déjà allées (en triant car là encore, nos centres d’intérêt ne sont pas toujours les mêmes, à part peut-être lorsque vous allez au Yellow Stone, ou si vous n'y allez pas pour la nature et la vie sauvage, il y a assez peu d’intérêts!).

Avec nos déplacements de l’été, je ne cesse d’être surprise par les différences entre les États : alcool, règles sur les routes, ouverture des magasins, vitesse maximum, les magasins sont différents aussi et nous ne retrouvons les marques auxquelles nous sommes attaches, sauf pour le Walmart national, l’équivalent de notre Au pré Français ou encore de notre Intersection national. Certains États prônent la responsabilité individuelle au profit de la responsabilité collective : le port du casque n'est pas obligatoire en Floride pour rouler en moto sous l’idée que « ta vie t'appartient ! ». Il y a donc beaucoup de monde qui n'en porte pas. Ce qui tend a faire penser que sans règle collective, la responsabilité individuelle n'est pas toujours très efficace ! Il y a des États (surtout Nord de la côte Est), ou magasins d'alimentation et magasins pour l'alcool sont séparés (c'est l'une des rares traces de catégorisation, vu que dans le même magasin d'alimentation, on peut trouver des armes a feu !). Mais la consommation excessive d'alcool ne semble pas souffrir de cette différentiation.
Mais dans un pays aussi vaste (le troisième en superficie après la Russie, et le Canada ; le 4e en population après la Chine, L'Inde et la Communauté Européenne), comment concilier les intérêts, les préoccupations, les aspirations de chacun?

Malgré une bonne année de vie ici, je me laisse encore surprendre par des détails d’organisation que je n’avais fait qu’effleurer, et parfois même, je ne les avais pas remarqués. Je viens de réaliser que les numéros de sorties sur l’autoroute, correspondent aux miles sur lequel se situe la sortie et non une suite logique de sortie (sortie 1, sortie 2...). Vous pouvez donc avoir la sortie 29, puis passer a la 32 pour la suivante, ce qui veut dire qu’elles sont séparées de 3 miles. Et lorsqu’elles ne sont pas plus éloignées d’un mile, alors, il y a la sortie 32A et la sortie 32B. Ce n’est peut-être pas aussi crucial comme information que de savoir trouver un dentiste, mas cela peut quand même servir. Et puis j’avoue, que j’ai eu l’impression d’être un peu bête de réaliser une chose aussi simple et aussi fréquente dans notre vie, seulement au bout d’un an. Je crois que mon esprit a du mal à lâcher ses conditionnements... Mais en même temps, cela donne l’impression d’avoir encore de nombreuses choses à découvrir (apprendre, c’est rester jeune!!!)..

Au mois d’Août, nous avons expérimenté une nouvelle façon de voyager  : le bus a étage pour visiter une ville. J'ai toujours perçu ces bus comme l'antichambre du déclin culturel, pratique mais à réserver quand les jambes ne peuvent plus nous porter. Sauf qu'il faut bien dire qu’après avoir visité Washington près d'une dizaine de fois, toujours aux mêmes endroits car sinon les distances sont des remparts pour aller plus loin, le bus à étage est devenu une option (peut-être aussi faut-il l'avouer pour trouver plus d’enthousiasme chez Flore). Eh bien, j'ai été bluffée. C'est vraiment pratique, bien fait et cela nous a permis non pas de reposer nos jambes, mais d'aller explorer d'autres continents inaccessibles : le Capitol, le cimetière d'Arlington, le Pentagone, tout en allant toujours voir la maison blanche, le Mall, un musée. En fait cela ne diminue pas la fatigue, mais augmente l’étendue de la découverte. Nous avons même entendu parler d'un bus amphibie (quack bus http://www.dctours.us/?event=offer.detail&offerId=18498) qui explore les dessus et les dessous d'une ville (ou plutôt vue du sol et vue de l'eau). A réserver toutefois pour les enfants qui ne cherchent pas à descendre à chaque arrêt pour prendre des photos, car il n'y a pas d’arrêt, justement.

Avec nos amis de France, nous sommes retournes à NYC. The big apple est loin d'être pourrie, et nous réserve encore de bonnes surprises. Il y a encore des choses à explorer, des univers à découvrir. Notre devise à NYC concernant ce voyage aurait pu être : free and Healthy !
- Free (gratuit) :
  • le bateau qui fait toutes les demi-heures la traversée de Manhattan a Staten Island, en passant juste devant la statue de la liberté (pour ceux qui l'on déjà vue ou qui préfère privilégier d'autres arrêts).
  • La messe de Gospel le dimanche matin à Harlem
  • un ressourcement naturel a central parc
  • la vue exceptionnelle de Manhattan du pont de Brooklyn
- Healthy (sain) :
  • les vendeurs ambulants de smoothies à tous les coins de rue ( au point qu'ils risquent de détrôner les vendeurs du traditionnel hotdog, ou du prezzel géant!)
  • la marche intensive pour tout voir en trois jours (healthy and free!)
  • la piscine au 27 e étage de notre Hôtel en plein cœur de Manhattan (healthy mais far from free : loin d'etre gratuit)
Attention : aux USA le froid polaire s'exporte aussi sur les boissons. Si vous ne précisez pas without ice (sans glacons), vous êtes sûre de vous retrouver avec une boisson Antartica, c'est à dire couverte d'icebergs. Mais comme la fonte des glaces est prévue dans les 10 minutes compte tenu du réchauffement climatique, vous risquer une montée du niveau des eaux, et les terres submergées. Mais surtout, vous risquer de trouver votre boisson trop froide (et sans glace, elle est vraiment trop chaude, alors préférer la formule : not too much ice please, pas trop de glacon, SVP). Le pire, c'est qu'en hiver... c'est pareil !!!

vendredi 6 juin 2014

Août 2013 : la France endormie


Le mois d’août : la France endormie, peu de mails, peu de Skype partie, peu de personnes connectées... à moins que ce soit nous qui soyons moins disponibles, moins en manque de relations avec la France...
L’été apporte tous les ingrédients d'un bon ressourcement. En France, le mois d’août est le mois de la méditation... Je coupe internet, et je me ressource...

D'ailleurs, j'ai tenté une expérience avec nos amis Français qui suivent le blog. Nous avions rapporté dans nos bagages de France des cahiers de vacances pour travailler le français et suivre l’évolution du programme de manière plus intéressante, moins formelle. C'est la première année que j'en achète car je n'ai jamais été très favorable au travail scolaire l’été (l'apprentissage peut tellement prendre d'autres formes !). Mais l’expérience de l’année précédente avec le cahier de français traditionnel ne m'avait pas convaincue et il faut bien garder les connaissances actives (qui se souvient ce que c'est qu'un attribut du sujet, qu'une phrase relative... programme CM2). Cela a été l'occasion de découvrir des cahiers très bien fait, avec des exercices plus adaptés à la vraie vie (même s'il faut bien avouer que nous n'utilisons pas la notion de l’attribut du sujet, tous les jours!), ils permettent aussi une plus grande autonomie de l'enfant car cela est rédigé dans un Français compréhensible pour un enfant de 10 ans, il y a un aide mémoire et un cahier de corrections (heureusement car sinon, je ne suis pas sûre que j'aurai pu corriger avec autant d’acuité !). Nous avons même eu l'occasion de trouver des cahiers organisés sous forme d’énigmes, vraiment très bien faits. Alors, nous en avons achetés 7 (du CM2 a la 6e et de la 6e a la 5e), et aussi deux cahiers de jeux. Pour les cahiers de vacances, hip pip pip ... hourra ! Et voila qu'au mois d’août, je me suis amusée sur le blog a voir comment les adultes réagiraient aux cahiers de vacances. Alors j'ai posé une question relative à un post précédent sur les devises des États que l'on trouve sur les plaque d'immatriculation, il s'agissait de celle du Maryland, et j'ai posté la question à la manière Américaine sous forme de Quiz. Je n'ai eu que deux réponses ! Mais il est vrai qu'au mois d’août, on passe plus de temps sur la plage que sur son ordinateur ! Pour les cahiers de vacances au mois d’août : ouh ouh !!!

D’ailleurs comme moi aussi je suis Française, au mois d’août mon post sera plus court (même si vous le lirez à un autre mois). Il ne faudrait pas que ce soit toujours les mêmes qui...

vendredi 30 mai 2014

juillet 2013 : deuxième virée estivales


A peine le temps de laver le linge, ranger la maison, tondre la pelouse et nous voilà repartis pour le parc national du Yellow Stone, cette fois exclusivement en famille et en RV (prononcé arvi avec l'accent américain, sinon cela fait Hervé, en français). Départ de Baltimor (histoire de tester tous les aéroports de la région), via Dallas Texas (pas vraiment notre destination), puis vol sur Salt lake city. Habité si près de la capital Américaine et ne pas avoir de vol direct pour Salt Lake city, quelle tristesse ! (il y a bien des vols directs, mais beaucoup plus chers!!!). Je vais profiter de ces voyages aériens pour prendre des photos des USA, mais vu du haut. Comme le temps nous manque pour tout voir d'en bas, alors je veux essayer de compenser en volant des images du ciel.
Des verdures enivrantes
aux champs noirs de pétrole
Des vastes plaines du centre,
aux pics acerbes des roches
je ne pouvais rêver
d'autant de démesure
Peut-être que l'histoire des monuments aux États-Unis est assez récente, mais l'histoire de leur terre est tout a fait extraordinaire.
l'origine du monde

un volcan sous pression
grand canyon du YS



terre brulée







A notre arrivée sur le parc, ce qui illumine ce sont les paysages grandioses, la nature sauvage, dont il faut profiter avant qu'elle ne nous submerge car le Yellow Stone est en fait un super volcan qui pourrait exploser sous peu. A nous d'en profiter avant qu'il ne soit trop tard ! (j'espère après notre retour en France)
notre RV
Pour en profiter le plus profondément possible ; nous allons louer un RV (= recreation vehicul, soit en français un camping car = CC). Mais pour ce faire, il nous a fallu nous rendre dans une ville suffisamment grande pour posséder un loueur de RV, Salt lake city était la plus proche (la proximité est toujours très relative aux US !!!). En arrivant a 21h et en ne pouvant récupérer notre véhicule que entre 14h et 18h (tout n'est pas tout ouvert ou disponible 24h sur 24h), nous avons dû passer notre première nuit a l’hôtel. Nous avions fait une réservation avec nos avios (équivalents des milles) gagnés par les voyages aériens. Nous n'avions donc pas eu directement l’hôtel, tout cela étant passé par l'agence de réservation de la compagnie aérienne. Et la réservation que j'avais heureusement bien reçue, n’était pas arrivée jusqu'à l’hôtel. Il ne reste plus qu'une chambre de disponible car le lendemain 24 juillet, est un jour de célébration dans l’État de l'Utah, et il y a beaucoup de monde (*). Ce sera la suite nuptiale. Comme nous n'avons pas le choix, nous sommes bien oblige de la prendre ! Je n’étais jamais rentrée dans une chambre nuptiale, et je découvre qu'ici tout est double : la taille de la chambre, la taille de la baignoire, la taille du lit... Notre hôtel est situe juste sur l'axe routier sur lequel la parade du lendemain va partir. Super, nous serons aux premières loges. C’était sans compté que c’était aussi aux premières lueurs. « 6 h du mat, j'ai des frisons, je claque des dents et je Baisse le son »... car le réveil se fait en fanfare...
 
(*) Pioneer Day, an annual state holiday in Utah that the Mormon Church calls “a celebration of the courage of Mormon pioneers who made the historic trek to Salt Lake City in 1847.” The group was fleeing persecution it had faced in Illinois and elsewhere.


Sur notre route en direction du parc (6 a 7 heures tout de même), j’ai eu le temps de relever quelques nouvelles plaques minéralogiques, et leur fameuse devise. Nous sommes au milieu des États-Unis, et ces plaques se retrouvent assez rarement dans notre région.
Utah = life elevated
Washington = evergreen or State of Lincoln (attention rien a voir avec Washington DC, près de laquelle nous habitons et qui se trouve presque à l’opposé du pays!))
Montana = treasure State
Minesota = 10 000 lakes

contemplation
Au Yellow Stone tout est fait pour préserver la co-habitation entre l'animal sauvage et son concurrent immédiat : l'homme. Les indications de ne pas nourrir les animaux, sont rappelées sans cesse (je n'ai jamais compris comment les personnes qui nourrissaient les canards sauvages à coup de pain sec, pouvaient imaginer que ces mêmes canards pourraient se le procurer en l’absence de l'homme). De même, je me suis toujours demandée si nourrir les Éléphants d'un Zoo avec des cacahuètes n'allait pas transformer leur régime alimentaire pour les générations futures, mais sans doute qu'il est difficile de penser au futur et aux conséquences de ses actes !!!). D’autre part, les poubelles sont protégées contre l'intrusion des animaux pour éviter qu'un ours ne goûte a la nourriture de l'homme car comme il est dit sur leurs écriteaux : un ours qui à goûter à la nourriture de l'homme, est un ours mort ( il risque de devenir agressif pour tenter de se procurer de nouveau de cet aliment si appétissant, comme un sandwich au pinut butter et à la confiture ; et si l'ours devient agressif il est tué pour protéger la population humaine : cela fait réfléchir !).

Et dans le plus trivial, mais aussi plus amusant, il y a des toilettes de partout, car les animaux sauvages sont attirés pour toutes sortes d'odeurs, même celle qu'il vaudrait mieux cacher. Par contre, une chose de sure, c'est que le papier toilette, toujours procurer en quantité suffisante, est de partout toujours aussi fin que le soulier de vair de Cendrillon.

premières impressions
la montée en valait la peine
Pour voir les animaux dans leur environnement sauvage, il faut un flair de chien, des yeux de lynx et une ouïe de chauve-souris, autant dire que nous autres humains sommes mal équipés pour la tache. Alors il faut utiliser d'autres stratégies : on met en commun nos qualités respectives : kris sera l’œil de Lynx, moi j'ai les jumelles greffées aux yeux et je m'active avec les cartes indicatrices des meilleurs endroits à regarder, Flore lit en attendant que nous lui indiquions l'endroit à regarder ! Mais on s’entraide aussi avec les autres voyageurs. Il existe d'ailleurs une loi physique relative à ce mécanisme singulier : tout attroupement initié volontairement, augmente proportionnellement au temps passé à l’arrêt. Autrement dit : plus longtemps vous rester arrêter, plus le nombre de voitures vont s’arrêter pour tenter de savoir ce qu'il y a à voir. Mais c'est une loi physique, qui ne s'applique pas dans tous les cas a l’échelle humaine. En effet, il sera parfois bien difficile de savoir ce qu'il y avait à voir. Par contre, ce phénomène nous aura aussi permis de voir un nid d 'osprey (faucon) difficile à distinguer à l’œil nu (d'ailleurs, je me suis toujours demandée à ce sujet comment le premier à s’arrêter aura pu voir le nid) et un ours noir dans un arbre, assez éloigné de la route. D'ailleurs pour lui, cela a été une belle surprise. Comme tout le monde regardait en l'air nous avons cru qu’il s’agisait d’un autre nid. Comme nous n'avions pas de place pour nous arrêter et que nous savions que nous allions revenir plus tard, qu’après tout un nid nous en avions déjà vu un, quelle n'a pas été notre surprise à notre retour de voir l'ours à travers les jumelles alors que je cherchais un nid. Je dois même avouer que j'ai vécu un sentiment d’hallucination et de doute profond sur mes capacités sensorielles, à la vue du visage de l'ours, alors que je m'attendais à tout autre chose. D'autant que nous n'avions pas encore rencontre d'ours et que nous en rêvions. Tout cela pour rappeler que la solidarité humaine remplace nos faibles qualités sensorielles.

A notre départ de Jackson (dans le parc du grand téton, il y a peut-être aussi un petit téton mais c’est une autre histoire !!! D’ailleurs ce sont les Français qui ont donné ce nom car ils étaient nombreux comme trappeurs, sincèrement quel nom !!!) la grêle nous a souhaité bon voyage. Je me suis rendu compte que le mauvais temps est souvent notre allié pour aider à gérer les départs. Les départs d'un endroit fabuleux, après des moments de grandes réjouissances... sont toujours des périodes tristes. Le temps nous aide alors à ne rien regretter. Il n'y a rien de plus difficile que de partir alors qu'il continue à faire beau, pire qu'il se mette a faire beau. Alors avec la grêle, quel meilleur moyen de ne rien regretter, surtout qu'avec notre Hervé (RV), cela promettait d’être bruyant.

Entre Orlando et le parc du Yellow Stone, on peut dire que nos vacances cet été ont été extrêmes ! Le premier est le royaume de l'amusement, de l'excitation, de l'argent roi, de la consommation maximum, de l'illusion permanente, de l'environnement comme un concept rétrograde, du bruit et des lumières en permanence ; le deuxième est le royaume de la protection de l'environnement et de la faune locale, de l’authenticité, de la tranquillité, de la nuit seulement éclairée par les étoiles. Pour l'un, la crainte est de ne pas tout faire; pour l'autre c'est de se retrouver nez a nez avec un prédateur et de savoir qu'ici, nous ne sommes pas les plus forts. Dans l'un, il y a un risque de trop plein; dans l'autre, il y a un risque de manque. Vous êtes avertis, à vous de choisir votre destination idéale !!!

vendredi 23 mai 2014

juillet 2013 : première virée estivale

A notre retour ce qui est marquant pour nous c'est que nous avons l'impression qu'après une année passée ici, nous commençons à ne plus être dupes par le langage que nous comprenons de mieux à mieux et qui malheureusement nous rappelle les subtilités de la nature humaine (beaucoup de commérages)!!! En même temps, j’ai appris lors de mon cours d’histoire sur le développement de l’humanité en ligne (a bref history of the human kind by Dr. Yuval Noah Harari, de l'Hebrew University of Jerusalem) que les commérages étaient le propre du langage humain et permettait d’organiser la société des hommes, de donner à chacun des repères sur les autres. Selon le professeur, c’est une des composantes qui explique que seul Homo Sapiens ait pu évoluer au détriment de toutes les autres branches humaines, dont notre partenaire européen : l’homme de Néanderthal : le commérage comme arme de destruction massive ! Il fallait y penser !!!

la cloche de l'indépendance
Philly
Sinon, le retour aux USA sera principalement marqué par nos virés estivales. Tout d'abord, Philadelphie : la première capitale des USA. Une jolie petite ville, au cœur bien historique. Une cloche qui a sonné l'indépendance, et qui s'est fissurée un an plus tard comme pour rappeler que la grandeur d'un soir n'évite en rien le déclin du lendemain. Il y a aussi un pénitencier qui en son temps fut un modèle (1). Pénitencier vient du mot pénitence, et celui-ci a été construit dans cette intention à partir de la croyance dans la nature réhabilitable de l'homme à condition de repentance. Alors, le pénitencier a été créé pour que chaque prisonnier puisse trouver la paix afin de se repentir : c'est pourquoi, les détenus étaient incarcérés dans la plus grand isolement. Aucun contact entre eux, avec les gardiens, seul le bruit des clefs venaient leur rappeler l'existence des autres. Un régime pour se repentir ou pour devenir fous ? Le pénitencier a été fermé en 1971. Il a accueilli pour un temps Al Caponne, soupçonné de se cacher pour éviter d'affronter la vendetta qui soufflait sur le milieu mafieux de Chicago. Le plus drôle pour nous, c'est qu'en cette veille de 14 juillet, ils avaient organisé une célébration de la prise de la Bastille Française. C'est ce qu'on appelle la confraternité des pénitenciers. Nous allons pouvoir récupérer des petits drapeaux Français que nous accrocherons à notre boite aux lettres pour nos amis Américains qui viendront le lendemain chez nous pour un barbecue. Sur notre route pour Philadelphie, nous passons près du pays Amish. Nous prendrons alors les petites routes pour nous retrouver confrontés aux boggies si caractéristiques. La ville qui nous ouvrira le plus suggestivement ses bras dans notre rencontre avec les Amish, s 'appelle Intercourse. A en croire le taux de fécondité dans la population Amish, cela ne s'invente pas ! (2)
(2) lancasterpa.com/intercourse
un monde coloré

Juillet 2013, Orlando : j'ai testé pour vous : Sea world, Universal Studio et Island of adventure. Trois jours pleins, trois parcs. Journées bien remplies, émotions fortes au RDV...
Les moins : beaucoup de monde, beaucoup d'attente, beaucoup d'argent,
un monde aquatique
un monde imaginaire
un monde sobre (Harry Potter)
un monde disparu
Les plus : une chaleur très supportable même en été (merci la saison humide, mais KW indispensable), des rides (Attention : même mot pour deux sens différents selon si vous êtes Anglophones ou Francophones !!!) vraiment exceptionnels et surtout des 4 D extrêmement réalistes : nous avons vaincu les méchants de Spiderman, de Transformeurs, des momies... et aussi des Simpsons. Et nous avons survécus : quel programme !
les rides dessus...
...les rides dessous










J'avais cru que je serais trop vieille pour tou(te)s ces rides ( merci encore une fois de bien prendre le mot Américain car le mot français ne s'applique absolument pas dans ces circonstances...), un peu trop éprouvants, alors que j'ai déjà peur en avion. Mais finalement, après quelques rides les yeux fermés, j'ai fini par être la plus forte. J'ai vaincu Hulk et les méchants dans l'univers de H.Potter, et tout cela les yeux grands ouverts (l'estomac a eu, il est vrai quelques hésitations !). Petit dernier ride juste pour la route, avant le retour à la maison. Et oui, nous avons un aéroport à Hagerstown, qui ne desserre que 5 destinations, dont Orlando. Et voilà, nous sommes partis de Hagerstown, arrivée à Sandford (une demi-heure de Orlando). Les avantages : à 10 minutes de la maison, parking gratuit, tout petit aéroport à taille humaine, compagnies low cost. Un tout petit bémol toutefois : il n'est pas toujours sur d'arriver à destination. En effet, au retour nous allons d'abord devoir attendre une demi heure à Stanford pour un problème de mauvais temps ; puis nous serons détournés sur Harrisburg Pensyslvannia pour contourner un orage qui s'abat à l'instant même de notre arrivée sur Hagerstown :
« Orage, ô désespoir ! ô tempête ennemie !
N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie?
ô cruel souvenir de ma gloire passée,
Œuvre de tant de jours, en un jour effacé!
Va, quitte désormais le dernier des humains,
Passe, pour me venger en de meilleures mains. » (le Cid, Corneille ou presque...)
Bon finalement, on pourra revenir sur Hagerstown après l'orage, les cieux attendront de moins clémentes journées ! Je pense à l'instant même de notre atterrissage aux malheureux qui vont prendre notre avion pour le chemin inverse et qui arriveront à Stanford à... minuit. Le malheur des uns peut faire le grand malheur des autres : à chacun son destin !

vendredi 16 mai 2014

juillet 2013 : 1 an déjà ! = happy birthday (mais moi je préfère les non anniversaires !)

Happy birthday to the expatriate situation... : et voilà il faut bien se rendre à l'évidence, cela fait un an que nous ne sommes plus Français, femme, homme ou enfant, de 45 ou 10 ans : nous ne sommes plus que des expatriés. Un bout de chemin vient d'être tracé dans notre vie.

De retour aux USA, c’est dur de ne pas comparer nos deux pays, repérer les différences et les ressemblances et chercher à garder le meilleur.

Il y a trois points qui vont me marquer a mon retour. La folie des coupons, l’utilisation des sigles, et le climat de confiance.

La folie des coupons.
Les coupons sont aux USA ce que la baguette est pour la France : une caractéristique nationale ! Les coupons sont des réductions sur vos futurs achats. Vous pouvez les collecter après avoir fait des achats, il y a des livres a coupons que vous pouvez acheter, vous pouvez les trouver en ligne... Brefs, ils envahissent votre quotidien, et vous ne pouvez faire un achat sans que l'on vous demande si vous avez des coupons. En ce qui me concerne, ils ne sont jamais la quand j'en ai besoin, et ce ne sont jamais les bons en fonction de mes achats. Alors, je ne les utilise pas vraiment. Mais nous avons une voisine qui est une coupons' addict. Elle a une pochette spécialisée pour ranger les coupons ce qui lui permet de les organiser par thèmes. Et lorsqu'elle fait ses courses, elle a toujours sa précieuse pochette avec elle, à la recherche du produit au coupon. Les coupons sont vus ici comme de vrais avantages pour vous faire gagner de l'argent. Personnellement, je pense que les coupons sont un artifice pour faire toujours plus consommer. J’apprécie certaines marques, produits et je ne suis pas sure de vouloir en changer en fonction de coupons qui m'invitent a essayer une autre marque, un autre produit. Je passe assez de temps à trouver le produit qui me convient. Par contre, ils peuvent vous permettre d'ouvrir votre champs de perspectives en vous ouvrant quelques portes, comme de nouveaux restaurants... La fille d'une de mes amie vendait un livre à coupons pour son école alors nous lui l'avons acheté . 4 mois plus tard, je n'ai pas encore utilisé un seul des coupons... J'avais d'abord pris soin de sélectionner ceux qui pourraient potentiellement nous intéresser et puis j'ai offert les autres à des amis consommateurs de ces fameux coupons. J'avais quand même l'impression que les enseignes qui les proposaient n'étaient pas celles que nous avions envie d'utiliser (beaucoup de fast food, location de voitures...). Mais ne vous y tromper pas, pour avoir une réduction, il vous faut d'abord consommer et je suis assez sure que l'enseigne en question à plus à gagner que vous. Alors je préfère choisir moi-même mes produits sans être dicter par un soi-disant coupon avantageux...
Par contre, il est vrai qu'avec beaucoup de recherches, vous pouvez trouver des réductions assez surprenantes. Nous sommes allés visiter des grottes souterraines et notre voisin qui nous accompagnait (un addict des réductions lui aussi), avait repéré que nous pouvions bénéficier d'une réduction avec une carte d'un magasin que nous avions l'un et l'autre. Et vraiment je me demande encore quelle est l’intérêt du magasin dans cette transaction, car manifestement il n'y en a pas aux alentour des grottes !. Mais nous avons su profiter des heures de recherche de notre ami. Vive l'amitié...

Les sigles.
Si vous avez un problème il faut aller à l'ER (emergency room), à l'école vous avez PI (physical education), BOE (bord of education), WCPS (Washington county public school), il faut souvent montrer son ID (identification Document), et les mails se terminent souvent par ASAP (as soon as possible),
Mais les sigles sont censés faire gagner du temps... sauf quand vous n’avez pas accès au décodage. En France aussi nous en utilisons beaucoup : je travaille en IME et en SESSAD ; ULYS ; SAMU, Les sigles fonctionnent comme une sorte de néo-langage que nous utilisons entre initiés et qui créent une barrière entre ceux qui le partagent et les autres . Aux USA, je suis du côté des exclus. Un autre principe pour gagner en temps et en efficacité : lorsque vous appeler un prestataire de services, une institution... la personne se présente, présente l'institution, et vous demande comment elle peut vous rendre service, tout cela à la vitesse de l’éclaire, autrement dit pour un non anglophone, absolument de façon incompréhensible. Alors, vous priez pour avoir fait le bon numéro. Mais pire, lorsque l’on vous appelle ! Alors, la plupart du temps, il suffit de repérer un mot qui peut vous donner une indication (dentist, school, ...) et vous pouvez approximativement deviner de qui il s’agit.

Le climat de confiance.
Je suis impressionnée par le climat de confiance qu'il règne bien souvent. Dans certaines fermes, vous pouvez aller acheter vos pommes simplement en allant à hangar où sont disposées les pommes en sacs. Personne n'est présent, simplement un peu de monnaie est laissée pour faire votre change. Je ne peux m’empêcher de penser qu'en France, non seulement les pommes auraient disparu, mais la monnaie certainement aussi... A la bibliothèque, un jeu est organisé l'été pour encourager les enfants à continuer à lire. Ils doivent poster un sticker sur une feuille chaque fois qu'ils ont lu un quart d'heure et après un certain nombres de stickers, ils reçoivent un cadeau. UPS, transporteur de colis nous déposera notre colis en notre absence devant notre palier. Bien pratique pour le récupérer : pour autant, il s'agissait d'un ordinateur, rien que cela, et nous n'étions pas à la maison ni l'un ni l'autre au moins pendant deux jours. Merci Julie pour l'avoir récupéré ! D’autre part, lors de note séjour au Yellow Stone, nous sommes allés de bonne heure dans un camping car il n'y avait pas de réservation possible (premier arrivé, premier servi). C’était un camping auto-géré. Vous cherchez un emplacement qui doit se libérer (c'est indiqué à chaque emplacement par le locataire actuel). Vous prenez un document qui vous permet de retenir l’emplacement en le positionnant à votre tour sur l’emplacement. Puis vous mettez votre argent dans une enveloppe, le tout dans une sorte de boite aux lettre. Peu avertie de ce système, nous avons eu la chance de tomber sur des Américains serviables qui nous ont expliqué comment faire, nous ont réservé notre emplacement car ils partaient, ont déposé notre serviette sur la table pour montrer qu'il y avait bien quelqu'un. Nous sommes donc repartis l'esprit à peine tranquille (en France, ce système aurait peu de chance de fonctionner, et faire confiance au premier inconnu venu, n'est sans doute pas la meilleure option). Mais la, tout a marché et lorsque nous sommes revenus notre emplacement n'attendait plus que nous.
Ce climat de confiance va me manquer quand nous allons rentrer.
En tant que Française, je suis surprise par cette confiance qui me parait bien agréable. Cela a quand même à voir avec le fait que nous habitions une petite ville, je ne suis pas sure qu'à NYC, cette confiance soit aussi facile. Ce qui est étonnant, c'est que à côté de cela, il existe un climat de suspicion permanente sur les autres inconnus et je commence à mon tour à m'inquiéter abusivement lorsque Flore va seule dans un endroit peuplé : dans les magasins, dans les parcs lorsque je ne l'ai plus en visuel...