Pour notre
deuxième année, nous avons décidé de vivre au plus près de
toutes les activités locales. On va commencer par ... la fête de la
bière, qui célèbre les origines Allemandes de la ville (Hager
town). Bon, je reconnais qu’il y a plus Américain comme fête,
mais c’est assez drôle de voir les Américains fièrement boire
leur pinte de bière dans la rue, d’être habillés comme des
Bavarois, et de chanter à tue-tête en allemand. Le fun s’arrêtera
là car la nourriture était épouvantable, la musique trop forte et
peu de mon goût.
Notre activité
suivante, sera les arts dans la rue dans le village d’à côté, en
Pennsylvanie.
Il
y aura aussi
Bark in the park (aboiement dans le parc)
ou nous allons être volontaires avec Flore pour la Humane
Society (SPA).
Il s’agit de récolter des fonds à partir d’une fête célébrant
les animaux domestiques. Une clinique sur place sera aussi proposée
pour les vaccins et pour les licences, cela va attirer beaucoup de
monde, car comme pour tout, le cout des soins pour les animaux est assez
prohibitif. Avec Flore nous seront responsables d’un stand de
vente d’objets en lien avec les animaux. Même si les prix sont
très attractifs, nos objets ne sont pas très attrayants et nous ne
vendrons pas grand-chose, mais cela aura toujours permis à Flore
d’apprendre à mettre en valeur, ce qui n’en a plus beaucoup.
Puis, ce sera
le cinéma en plein air dans notre voiture (drive in)... au mois
d’octobre. L’écran est vraiment géant, nous pouvons avoir le
son directement sur une station de notre radio dans la voiture, les
sièges sont inclinables. On va alors s’en faire deux dans la
semaine. J’adore... Surtout qu’au mois d’octobre, il fait nuit
tôt alors le film commence à 19h. Et puis, cette semaine-là sera
particulièrement chaude, alors c’est le bonheur parfait !
Et
évidemment à l’époque de l’automne, il y a les
pumpkins patches,
ou les fermes se mettent en 4 pour vous donner la possibilité
d’aller cueillir vous-même votre citrouille, de participer à des
jeux, de vous perdre dans un labyrinthe végétal.
Mais
bien sûr, l’évènement le plus marquant du mois d’octobre est
... le retour d’Halloween. Déjà en septembre les premières
traces apparaissaient dans les magasins. Cette année j’ai anticipé
pour la décoration de la maison : il suffit de ne pas faire le
ménage pendant 3 mois, et nous avons la parfaite décoration pour
Halloween, pleine de toiles d’araignée, de stingbug
(punaises), de
bazars !!! Pour le bazar, nous avons reçu l’aide de deux
amies à Flore car cette année pas de tempête Sandy à l’horizon,
pour retarder leur avion. Elles seront donc là pour participer
pleinement à la fête d’Halloween, et pour aller à l’école
Américaine pendant leurs vacances françaises. Vives les vacances...
Parfois, j’ai de la peine pour elles, car non seulement elles font
partie intégrante de l’école ici avec les mêmes cours, les mêmes
devoirs ... et en plus elles ont tous leurs devoirs de France,
et là je dois dire que je ne trouve pas cela marrant du tout. Même
le cours d’histoire qui est le même (il porte sur l’Égypte des
Pharaons) n’est pas traité de la même manière. Aux USA, ils ont
une longueur d’avance sur la manière de rendre la cours
intéressant, tandis qu’en France je réalise que les enseignants
ont le chic pour rendre cela ennuyeux. Je ne maîtrise pas quelle
méthode est la plus adaptée pour imprimer des repères aux élèves
(méthode interactive ludique ou méthode de cours appris et récités
sans aucune perspective). Mais ce que je sais, c’est que cela
semble mieux leur convenir et les rendre plus actives et plus
intéressées. Je réalise aussi pourquoi beaucoup d’élèves en
France se retrouvent complètement désemparés lorsqu’ils arrivent
à l’Université, où l’apprentissage dépend de leur
implication. Beaucoup manquent d’autonomie pour gérer leur propre
parcours. Lorsque j’ai commencé mes études en psychologie,
invariablement en début d’année nous étions tellement nombreux
que nous avions rarement de place pour nous assoir dans les Amphis.
Le résultat était qu’il suffisait d’attendre quelques semaines
pour voir les cours se désemplir au point de laisser des sièges
libres bien avant la fin du semestre. Bien sur, il est fort connu (de
manière stéréotypée) que la culture générale des Américains
n’est pas des plus éclairée. Mais à contrario, je ne suis pas sure que l’apprentissage forcé, sans grand plaisir, ne leur
laisse des empreintes remarquables de son passage. Par contre, ce qui
risque de rester, c’est que l’apprentissage est une contrainte,
dans lequel la notion de plaisir est une étrangère. Quand je pense
au plaisir que j’ai à prendre part au cours en ligne, je me dis
quel gâchis. Surtout que le cours sur l’introduction à
l’enseignement prône exactement le contraire : implication,
partage, échanges actifs, enseignement engageant... sont les
maîtres mots. J’ai appris à cette occasion que le modèle
d’enseignement le plus abouti est celui de la Finlande. Pour ceux
que cela intéressent...