Et voila, notre voyage se termine. Bien sur, il y aurait encore à dire sur notre réinstallation complète en France et ses soubresauts, mais nous voila déjà happés par d'autres aventures. Alors, je vous souhaite juste de bonnes fêtes de fin d'année : "apprend comme si tu devais vivre toujours, et vis comme si tu devais mourir demain"...

vendredi 18 juillet 2014

automne 2013 : les activités locales


Pour notre deuxième année, nous avons décidé de vivre au plus près de toutes les activités locales. On va commencer par ... la fête de la bière, qui célèbre les origines Allemandes de la ville (Hager town). Bon, je reconnais qu’il y a plus Américain comme fête, mais c’est assez drôle de voir les Américains fièrement boire leur pinte de bière dans la rue, d’être habillés comme des Bavarois, et de chanter à tue-tête en allemand. Le fun s’arrêtera là car la nourriture était épouvantable, la musique trop forte et peu de mon goût.

Notre activité suivante, sera les arts dans la rue dans le village d’à côté, en Pennsylvanie.

Il y aura aussi Bark in the park (aboiement dans le parc) ou nous allons être volontaires avec Flore pour la Humane Society (SPA). Il s’agit de récolter des fonds à partir d’une fête célébrant les animaux domestiques. Une clinique sur place sera aussi proposée pour les vaccins et pour les licences, cela va attirer beaucoup de monde, car comme pour tout, le cout des soins pour les animaux est assez prohibitif. Avec Flore nous seront responsables d’un stand de vente d’objets en lien avec les animaux. Même si les prix sont très attractifs, nos objets ne sont pas très attrayants et nous ne vendrons pas grand-chose, mais cela aura toujours permis à Flore d’apprendre à mettre en valeur, ce qui n’en a plus beaucoup. 
 
Puis, ce sera le cinéma en plein air dans notre voiture (drive in)... au mois d’octobre. L’écran est vraiment géant, nous pouvons avoir le son directement sur une station de notre radio dans la voiture, les sièges sont inclinables. On va alors s’en faire deux dans la semaine. J’adore... Surtout qu’au mois d’octobre, il fait nuit tôt alors le film commence à 19h. Et puis, cette semaine-là sera particulièrement chaude, alors c’est le bonheur parfait !

Et évidemment à l’époque de l’automne, il y a les pumpkins patches, ou les fermes se mettent en 4 pour vous donner la possibilité d’aller cueillir vous-même votre citrouille, de participer à des jeux, de vous perdre dans un labyrinthe végétal.

Mais bien sûr, l’évènement le plus marquant du mois d’octobre est ... le retour d’Halloween. Déjà en septembre les premières traces apparaissaient dans les magasins. Cette année j’ai anticipé pour la décoration de la maison : il suffit de ne pas faire le ménage pendant 3 mois, et nous avons la parfaite décoration pour Halloween, pleine de toiles d’araignée, de stingbug (punaises), de bazars !!! Pour le bazar, nous avons reçu l’aide de deux amies à Flore car cette année pas de tempête Sandy à l’horizon, pour retarder leur avion. Elles seront donc là pour participer pleinement à la fête d’Halloween, et pour aller à l’école Américaine pendant leurs vacances françaises. Vives les vacances... Parfois, j’ai de la peine pour elles, car non seulement elles font partie intégrante de l’école ici avec les mêmes cours, les mêmes devoirs ... et en plus elles ont tous leurs devoirs de France, et là je dois dire que je ne trouve pas cela marrant du tout. Même le cours d’histoire qui est le même (il porte sur l’Égypte des Pharaons) n’est pas traité de la même manière. Aux USA, ils ont une longueur d’avance sur la manière de rendre la cours intéressant, tandis qu’en France je réalise que les enseignants ont le chic pour rendre cela ennuyeux. Je ne maîtrise pas quelle méthode est la plus adaptée pour imprimer des repères aux élèves (méthode interactive ludique ou méthode de cours appris et récités sans aucune perspective). Mais ce que je sais, c’est que cela semble mieux leur convenir et les rendre plus actives et plus intéressées. Je réalise aussi pourquoi beaucoup d’élèves en France se retrouvent complètement désemparés lorsqu’ils arrivent à l’Université, où l’apprentissage dépend de leur implication. Beaucoup manquent d’autonomie pour gérer leur propre parcours. Lorsque j’ai commencé mes études en psychologie, invariablement en début d’année nous étions tellement nombreux que nous avions rarement de place pour nous assoir dans les Amphis. Le résultat était qu’il suffisait d’attendre quelques semaines pour voir les cours se désemplir au point de laisser des sièges libres bien avant la fin du semestre. Bien sur, il est fort connu (de manière stéréotypée) que la culture générale des Américains n’est pas des plus éclairée. Mais à contrario, je ne suis pas sure que l’apprentissage forcé, sans grand plaisir, ne leur laisse des empreintes remarquables de son passage. Par contre, ce qui risque de rester, c’est que l’apprentissage est une contrainte, dans lequel la notion de plaisir est une étrangère. Quand je pense au plaisir que j’ai à prendre part au cours en ligne, je me dis quel gâchis. Surtout que le cours sur l’introduction à l’enseignement prône exactement le contraire : implication, partage, échanges actifs, enseignement engageant... sont les maîtres mots. J’ai appris à cette occasion que le modèle d’enseignement le plus abouti est celui de la Finlande. Pour ceux que cela intéressent...

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