Septembre
2013 sera marqué pour moi par de nombreux nouveaux projets :
cours en ligne, web-site, travail par internet, préparation au travail de substitut (prof remplaçante) en perspective..
Les
cours en ligne.
Afin de me préparer pour mon entretien d'embauche pour être remplaçante dans les écoles de notre county, j'ai décidé de prendre des cours sur l 'éducation. J'ai cherché des cours en ligne et j'ai trouvé un site de cours gratuits, que personnellement j'ai trouvé de grande qualité . J'avais déjà entendu parlé de ce site lors d'un reportage où Bill Clinton en parlait comme l'avenir de l'éducation aux États-Unis pour compenser le prix démesuré des études universitaires dans ce pays. Puis une amie m'avait fait passer le lien. Je me suis inscrite à une introduction sur l'éducation, un cours de psychologie sociale, un cours d'histoire sur l'humanité, un cours de psychologie générale (j'étais intéressée de voir comment les Nord Américains présentaient le métier que j’exerce depuis maintenant 16 ans). Comme il ne s'agit pas seulement de passivement suivre le cours, mais qu'il y a des devoirs à rendre, des recherches à faire, des quiz, j'ai préféré me concentrer sur ces 4 domaines, d'autant que tous ces cours sont en anglais. Pour l'instant, des 4 cours que j'ai pris (tournés vers les sciences humaines), je ressens beaucoup de militantisme humaniste du côté des enseignants. Par contre, je suis consternée de constater aussi que malgré la gratuite (on ne perd rien si on arrête), la possibilité de faire ou de ne pas faire un devoir... il y a encore des personnes qui dénigrent la formule, tout en continuant à perdre leur temps à faire le devoir, à suivre le cours, à poster des commentaires négatifs sur le forum. Lorsque quelque chose ne me convient pas, sans pour autant que cela n’enfreigne mes valeurs, I simply quite ! (j’arrête simplement) Et j'emploie mon temps plus utilement à faire autre chose. Est-ce qu'il y a du militantisme derrière leur démarche : je veux démontrer à la terre entière la perversion de ce cours, de cet exercice ? Ou est-ce une démarche masochiste : cela ne me convient pas mais je continu pour me prouver que j'ai raison, et pour le prouver aussi aux autres en postant des commentaires?
Par contre, le militantisme humaniste, je vais m’apercevoir qu'il traverse aussi les autres cours, vu que Kris est devenu un class online addict (un drogué des cours en ligne) et que ses domaines d’intérêt sont un peu différents des miens.
Afin de me préparer pour mon entretien d'embauche pour être remplaçante dans les écoles de notre county, j'ai décidé de prendre des cours sur l 'éducation. J'ai cherché des cours en ligne et j'ai trouvé un site de cours gratuits, que personnellement j'ai trouvé de grande qualité . J'avais déjà entendu parlé de ce site lors d'un reportage où Bill Clinton en parlait comme l'avenir de l'éducation aux États-Unis pour compenser le prix démesuré des études universitaires dans ce pays. Puis une amie m'avait fait passer le lien. Je me suis inscrite à une introduction sur l'éducation, un cours de psychologie sociale, un cours d'histoire sur l'humanité, un cours de psychologie générale (j'étais intéressée de voir comment les Nord Américains présentaient le métier que j’exerce depuis maintenant 16 ans). Comme il ne s'agit pas seulement de passivement suivre le cours, mais qu'il y a des devoirs à rendre, des recherches à faire, des quiz, j'ai préféré me concentrer sur ces 4 domaines, d'autant que tous ces cours sont en anglais. Pour l'instant, des 4 cours que j'ai pris (tournés vers les sciences humaines), je ressens beaucoup de militantisme humaniste du côté des enseignants. Par contre, je suis consternée de constater aussi que malgré la gratuite (on ne perd rien si on arrête), la possibilité de faire ou de ne pas faire un devoir... il y a encore des personnes qui dénigrent la formule, tout en continuant à perdre leur temps à faire le devoir, à suivre le cours, à poster des commentaires négatifs sur le forum. Lorsque quelque chose ne me convient pas, sans pour autant que cela n’enfreigne mes valeurs, I simply quite ! (j’arrête simplement) Et j'emploie mon temps plus utilement à faire autre chose. Est-ce qu'il y a du militantisme derrière leur démarche : je veux démontrer à la terre entière la perversion de ce cours, de cet exercice ? Ou est-ce une démarche masochiste : cela ne me convient pas mais je continu pour me prouver que j'ai raison, et pour le prouver aussi aux autres en postant des commentaires?
Par contre, le militantisme humaniste, je vais m’apercevoir qu'il traverse aussi les autres cours, vu que Kris est devenu un class online addict (un drogué des cours en ligne) et que ses domaines d’intérêt sont un peu différents des miens.
C'est
arrivé subrepticement, une petite dose inoculée à la fois, mais de
façon répétitive. Quand est-ce que je m'en suis aperçue ? Je
m'en souviens encore, c’était un sombre après-midi de septembre
où je venais d'apprendre le décès d'un scientifique que je
respectais beaucoup : Albert Jacquart venait de mourir ce 12
septembre 2013. Une lumière venait de s’éteindre... Je respectais
cet homme, d'abord parce qu'il m'avait réconciliée avec les sciences,
lui et Hubert Reeve a qui je rends vraiment hommage. Mais par-dessus
tout, c'est son combat humaniste que je respectais, et sa façon
tranquille mais passionnée de militer pour des causes, qui en ce
début de 21eme siècle semblaient bien souvent perdues d'avance
: le respect et la considération pour l'autre. Et c'est alors que
tout m'est revenu en mémoire : mon cours de psychologie sociale
en ligne qui m'a invitée à participer à un sondage sur mes
habitudes alimentaires (pour
en définitive me faire réaliser qu'il existe une anomalie entre ma
pensée d'être un animals
lover, un amoureux des animaux, et de manger de la viande ou du poisson et même des produits
animaux,
vu
le sort réservé aux animaux destinés à nous nourrir!),
le cours de gym de Flore qui s'est associé avec un site à propos de
Kindness
(gentillesse),
mon cours de l'histoire de l’humanité toujours en ligne, qui
défendait le théorie du développement de la maltraitance des
animaux d’élevage avec l’arrivée de l'agriculture pour l'homme
(l'agriculture
aurait permis le développement en nombre des espèces animales, mais
au détriment de la qualité de vie pour chacune des espèce, homme
compris),
mon devoir sur le jour de compassion,
la
petite vache dans le jeu de ma fille qu'il faut sauver des griffes du
méchant fermier qui
lui veut du mal run cow run : cours petit vache, cours (1)
...
Je venais d’être prise au piège de la pensée diabolique de la
compassion pour l'Autre : Homme, Animal, Végétal et tout cela sous
l'ignoble prétexte d'un monde meilleur, d'un futur possible (le
futur réinventé). Comment est-ce que j'ai pu me laisser manipuler
par ce courant empathique ? D'autant que je ne m’étais pas
méfiée car je vis quand même aujourd'hui dans un pays où
les armes à feu sont en vente libre, où la quantité de viande
absorbée pas habitant est très élevée, où
le taux d’emprisonnement est gigantesque, où
les questions de protection de l'environnement me semblaient bien
secondaire. Eh bien voila, je venais d'ouvrir la deuxième porte,
celle d'un autre courant de pensée qui existe aussi ici autour
du respect, de la considération, de l'empathie pour tout ce qui
existe autour de nous.
Mais
dans les formes que prennent les campagnes de santé publique, de
protection de l'environnement, de changement de comportement sur la
route, d'empathie... il y a souvent l'utilisation de la culpabilité
pour nous faire changer de comportement, associée bien souvent à un
arrière fond d’agressivité. Dans une société qui prône le
libre choix, dont le bonheur est associé aux valeurs individualistes
(au moins dans les sociétés occidentales), dont la réussite se
mesure au compte en banque, c'est à la responsabilité individuelle
que ces campagnes vont appel pour nous sensibiliser. Si la planète
va mal, c'est à cause de toi qui ne fermes pas l'eau quand tu te
laves les dents ; si ta santé n'est pas bonne c'est parce que
tu ne manges pas 5 fruits et légumes par jour, ; comment
je peux dire en même temps que tu aimes les animaux et que tu manges
de la viande, compte tenu du sort réservé aux animaux de boucherie
ou de poissonnerie ? Cela a me semble-il pour effet soit de
- culpabiliser le pauvre citoyen qui essaye de faire bien mais qui peut tout de même être tenté
- enrager le citoyen aigri (si le monde va mal, c'est la faute des autres!)
- laisser indifférent le citoyen pour qui le profit individuel est la valeur centrale.
Est-
ce qu'il n'existe pas une voie périphérique, plus douce, moins
directe et toutefois engageante ?
Les
cours en ligne ont été une vraie révélation pour moi qui aime
apprendre. Vous apprenez à votre rythme, confortablement installé
chez vous, sans les nuisances d'un environnement peu respectueux de
l'autre (je suis allée à l'université en France à une époque où
il était absolument acceptable de fumer en cours, les profs en
premier). Par contre, il faut une forte forme de motivation, car vous
être seul pour vous motiver. Mais je pense vraiment que c'est le
monde de l'éducation réinventé, car cela ouvre des perspectives
nouvelles. Et je me suis mise à penser que la formation continue
pourrait en bénéficier. En tant que psychologue, notre domaine
d'intervention est tellement large, l'évolution des techniques
suffisante pour avoir besoin d’approfondir sans cesse nos
connaissances. Mais le temps manque parfois. Alors qu'avec les cours
en ligne, cela devient moins contraignant, plus accessible. Je vais
me mettre à proposer des cours en ligne à mon retour en France. Un web-site s'impose. Je prendrais le temps en septembre de me
familiariser avec cet outil.
Pour
la motivation des élèves, les cours en ligne doivent se doter de
moyens. Lors d'un cours de psychologie sociale, le professeur bien
équipé et entouré de gens compétents, nous a proposé (plus de
10 000 élèves de part le monde, à la fin je crois même que nous
étions plus de 27 000 !!!), de nous rencontrer pour discuter de
l'un des topics (sujet) du moment : la compassion. Il
fallait s'inscrire sur un horaire donné et au moment choisi, nous
n'avions plus qu'à ouvrir notre ordinateur , mettre le son et
la caméra et nous étions connectés avec les personnes de notre groupe.
J'avais choisi 10h du matin ce qui m'a permis de rencontrer des
personnes en décalage horaire d'une dizaines d'heures . Quel
monde fantastique ! En septembre 2013, mes pages du blog
n'en étaient pas encore là bien sur, mais j'ai voulu partager un peu
de cette expérience si singulière. Voilà ce que j’écrivais en
septembre comme mise en bouche :
« Donnons
de la couleurs à nos rencontres : ce matin, mercredi 17 septembre
2013, j'ai échangé en même temps avec Peng
de Singapour,
Paul
de Floride,
Bilal
du Pakistan
et Shaleila
d'Inde.
Quelle merveilleuse communauté humaine nous formons... si seulement
l'homme pouvait s'en rendre compte!!! Encore de belles expériences
en perspectives... Je vous raconterai ces rencontres multiculturelles
dans les pages de septembre 2013, alors n’hésitez pas à en parler
autour de vous... ». Ce que j'ai vraiment ressenti comme un miracle, c'est que nous avions dans notre groupe une personne du Pakistan et une personne d'Inde pour parler de compassion, alors que ce sont tout de même deux pays continuellement en guerre. Cela n'a pas manqué d'être discuté. De même, les âges variaient de 15 à 60 ans. N'est ce pas magnifique...
Quelques
uns des messages d'introduction du jeu :
« milk
is good for babies, cow babies !!! » = le lait
est bon pour les bébés, les bébés des vaches !
« go
vegan, save the cow » = devenez végétalien, sauver la
vache
« milk,
no thanks » = du lait, non merci
« cows
are not food » = les vaches ne sont pas de la nourriture
Vous l'aurez
compris il s'agit pour un français de renoncer au fromage, au
saucisson, aux merguez, aux mâchons, et bien sur au foie gras... =
mission impossible