Semaine 12, 13, 14 : le temps des questions
fondamentales
L'une des premières questions fondamentales à laquelle
nous avons été confrontés, a été la suivante : comment
perdre du temps en 5 étapes, proposé par la situation
d'expatriation confrontée à l'administration Américaine (je crois
que cela peut parfaitement se transposer dans toutes les
administrations du monde).
Acheter
une voiture d'occasion à un expat qui repart juste après en
France.
Chercher
une assurance : renoncer à l'économie, si vous venez
d'arriver vous êtes considéré comme jeune conducteur !!! alors que vous aviez pris la précaution d'acheter une voiture assez
ancienne pour que cela soit moins cher. Ce process
peut prendre quelques semaines pour un peu que votre conjoint soit
en déplacement, que vous cherchez à faire jouer la concurrence,
que vous tentiez de récupérer quelques documents français de
votre ancienne assurance, traduits si possible en anglais, pour
démontrer votre backround.
Le
site internet du MVA (Motor
Vehicul Administration : peut-être un équivalent de notre
préfecture? En tout cas, il y a une ressemblance : premier
arrivé, premier servi !) vous informe de la nécessité de
faire un contrôle technique avant le changement de plaque d'immatriculation (les
changements de propriétaire de voiture s'accompagnent d'un
changement de plaque). Chez nous, c'est au vendeur de le faire avant
la vente ce qui évite les ventes de voitures en trop mauvais état !
Vous
rendre quand même au MVA
pour le changement de plaques d'immatriculation avant le contrôle
technique car vous avez besoin de la voiture et le RDV ne peut se
faire avant la fin de semaine. C'est en effet quand même possible
de manière temporaire. Vous prenez la précaution de vous munir de
tous les documents, que vous remplissez préalablement avec le
deuxième conducteur, c'est-à-dire votre conjoint. Mais c'est sans
compter sur la rigidité des documents administratifs : un document différent pour chaque
démarche (si l'immatriculation se fait avant le contrôle technique, les documents sont complètement différents!!!). Vous aviez oublié de vous munir d'un document
essentiel : votre conjoint pour la signature de ! Votre deuxième voiture restera
au garage quelques jours de plus...
Prendre
le RDV pour le contrôle technique et revenir plus tard au MVA.
Le contrôle technique va révéler des anomalies à régler. Votre
RDV au MVA
sera de nouveau reculé.
Je vous réfère aux 12 travaux d'Astérix. Comment cela
va finir ? Ils deviennent fous, non ?
Entre la mauvaise surprise du prix de l'assurance, le
contrôle technique que l'on avait oublié, la rigidité de
l'administration sur les documents, la compréhension parfois
hésitante d'une langue qui n'est pas la vôtre... acheter une
voiture est un luxe d'argent et de temps.
Heureusement qu'il n'y a pas que l'immatriculation de la voiture. Avec le temps libéré par le travail, j'ai voulu tenter
de comprendre cette nouvelle culture à partir de quelques éléments
d'observation.
- ouverture
7j/7, en continu et très souvent 24h sur 24
des magasins et de certains services (le coiffeur, le magasin de
bricolage, l'esthéticien, le magasin d'alimentation, la
pharmacie…) : tout, tout de suite et maintenant ou l'empire de
la toute-puissance ! Le temps n'est plus scandé par une
rythmicité apaisante, par un temps de pose, un plaisir des
retrouvailles. Tout doit être possible à tout moment. C'est le
temps maternel, celui de l'illusion que tout est possible à tout
moment, sans avoir besoin de différer le désir, au contraire du
temps paternel, celui de la
temporalité
qui a pour conséquence la suspension des désirs en y mettant de
l'ordre (aux deux sens du mot ordre : soumettre l'autre à
l'impératif de la loi, de la règle et sérier, hiérarchiser,
arranger). Cette temporalité introduit des ruptures, la succession
des événements permettant l'inscription de la durée dans des
limites. Elle rompt avec le temps imaginaire, avec la toute-puissance
des désirs. Je me demande tout de même qui peut bien faire ses
courses entre 2h et 4h du matin...
- la loi de la simplification :
en un minimum d'effort, on doit pouvoir arriver à un résultat
optimum : le grille-pain qui malgré son petit prix, a prévu
une grille qui s'enlève pour sortir les miettes. On se déchausse à
l'entrée des maisons, plus pour ne pas salir la maison que pour des
raisons culturelles, me semble-t-il. De plus, les maisons ont souvent de la moquette,
alors avec nos chaussures pleines de boue... Les préparations
culinaires toutes prêtes, pour les gâteaux, pour le repas : bien commode
lorsque l'on est une fine cuisinière comme moi... Une seule clef pour toutes les portes de la maison, quel gain d'énergie à chercher la bonne clef! De même, avec la
conduite de voitures automatiques, nous sommes un certain nombre à
ne pas chercher à rouler sportivement, alors la vitesse automatique
est intéressante. Mais peut-être que cela est trop simple et baisse
la vigilance des conducteurs. En tout cas pour moi, passer les
vitesses est de l'histoire ancienne, sauf pour le tracteur tondeuse.
Il n'y a plus que sur ma pelouse que la vigilance de mon pied gauche
reste active...
A l'école, de la même manière, pour les matières
principales, ils vont à l'essentiel : savoir lire, écrire
(oubliez les fautes d'orthographe), compter, découvrir les sciences
au sens large (de l'histoire géographie, en passant par les sciences
de la vie et de la terre, de la physique, de la géologie, de
l'économie). Ils écrivent tout au crayon à papier y compris les
tests (on nous a fait acheter 48 crayons à papier, et autant de
gommes), ce qui autorise les erreurs et la rectification sans faire
de gros pâtés, ni perdre un temps fou pour les enfants trop
méticuleux. Par contre, leur écriture en CM2 ressemble parfois à
celle d'un débutant. Ils écrivent aussi en script, c'est-à-dire en
lettres bâton. Vu la vitesse à
laquelle Flore s'est faite au nouveau système (et moi aussi
contrairement à d'autres déconditionnements), je me suis demandée
quelle pouvait être la valeur de l'écriture cursive, qui s'apprend
souvent de manière laborieuse. Je mets de côté la méthode
pédagogique qui consiste à déchirer une page mal écrite, et
j'essaye de me concentrer sur le sens de l'écriture cursive,
autrement appelée écriture en attachée. Cela ne peut s'expliquer
par le simple fait de la rapidité d’exécution ou de la qualité
de la graphie, vu le temps perdu à tenter de déchiffrer l'écriture
des médecins... D'autre part, aujourd'hui, si c'était la seule
raison, il serait plus judicieux d'apprendre à écrire vite… sur
un clavier d'ordinateur. Donc, il doit y avoir une autre raison. J'ai
sollicité une ancienne collègue enseignante à la retraite, et une
autre collègue psychomotricienne pour m'aider à comprendre. Si ici
ils ont abandonné le système cursif, pourquoi nous le conservons en
France ? Il y a plusieurs raisons que j'ai trouvées
intéressantes et que je voudrais livrer à votre réflexion.
il y a moins de confusion dans les lettres lorsqu'elles
s'écrivent en attaché : le b et le p se ressemblent beaucoup
plus en script qu'en cursif. Cela soulève une autre question,
pourquoi on n'apprend pas tout de suite à écrire en script ?
l'écriture cursive à une fonction de contenance :
elle délimite en effet les mots entre eux qui sont alors séparés
par un espace vide. Cela permet donc une
délimitation dedans-dehors et une articulation entre les deux.
Cette première délimitation permet une différenciation des mots
entre eux. Les mots ont un sens à part entière.
et une fonction d'étayage : la lettre associée
au reste des lettres qui composent le mot, perd sa singularité (le
« o » peut se prononcer tout autrement s'il est attaché
au « i »...) au profit d'une identité groupale, d'une
enveloppe groupale. Elle fait partie d'un tout et à ce titre elle
bénéficie de la protection du groupe, de son étayage.
Pour que cela prenne sens pour l'enfant, il suffit de
leur expliquer que les lettres vont se tenir la main pour faire une
ronde fermée. Il comprendra très bien que l'on est soit dedans le
rond soit en dehors. Il comprendra aussi tout naturellement que quand
on est dedans, on bénéficie de l'étayage des autres de la ronde. Le
mot prendra plus de force que la lettre et il sera plus facile
d'aborder par la suite la notion de phrases, de paragraphes... Cela
me rappelle que souvent j'utilise les deux systèmes y compris dans
un même mot (propose : le premier p est en script et le
deuxième en cursif). Je n'ai pas pu décider mon cœur à choisir.
Mais depuis que j'écris ici, je n'ai plus de choix à faire.
Mais j'ai encore quelques propositions pour le principe de simplification : le lave-vaisselle qui se range tout seul, un café digne de ce nom qui se prépare tout seul au moment de notre réveil, une langue vivante qui s'imprime automatiquement dans votre esprit quand vous changez de pays...
- la culture
de la rapidité : le
temps, c'est de l'argent, au détriment parfois de la fiabilité. Aux
caisses des supermarchés, les articles sont souvent comptés deux
fois sur la facture finale ; le technicien pour internet qui
fait son installation en 15 minutes, mais qui aura oublié de nous
donner le code pour accéder aux mails... Il y a aussi une constante,
c'est que tout est organisé pour nous faire gagner du temps :
fast food
(beaucoup plus nombreux que chez nous!); nourriture préemballée,
découpée, aromatisée ; beaucoup de choses se font sans sortir
de sa voiture (prendre de l'argent à la banque par exemple). Ce gain
de temps se joue aussi à la maison : le lave linge tourne en
moins de 50 minutes, mais
le résultat est parfois à la hauteur du temps passé... Time
is money, mais c'est sans
compter en perte d'énergie et de temps pour arriver à un résultat
convenable.
- la culture du risque :
pour
la santé, pour l'assurance, pour le travail... Demain est un concept, aujourd'hui est
une réalité... Cela est aussi en lien avec la responsabilité
individuelle : je veux décider pour ma vie d'aujourd'hui, même
si cela suppose des risques pour l'avenir. En même temps, je
constate auprès de mes amis Américains, qu'il existe une peur bien
marquée : la peur des autres, ceux qui conduisent sous
l'emprise de l'alcool, en utilisant leur téléphone portable, ceux
qui font du mal aux enfants... Il y a deux dangers qui concrétisent
toutes les peurs : le danger de la route et pour les enfants.
- l'immensité du territoire :
pour un américain, l'étranger est représenté par les autres
États. Ce qui peut peut-être expliquer leur tendance à être
centrés sur eux-même ! Ma voisine souvent me demande des
questions amusantes : "est-ce
que l'on a des mots vulgaires en français ?"
"Non, le français est seulement une langue noble." "Quand
on sort de France, on ne comprend vraiment plus les autres dans
les autres pays ?" En
fait, on continue à parler français mais c'est aussitôt changé
dans la langue souhaitée" (ici apprendre le Français consiste à
savoir dire : bonjour, comment allez-vous?) ; sa fille de
15 ans, a été un peu déçue en faisant connaissance avec nous.
Elle s'imaginait les Français tous très riches (avec tous les
produits de haute couture que tous les Français sont obligés de
porter tout le temps, autrement ils n'ont rien d'autre) et
extrêmement distingués, très modes... Avec nous, elle a dû se
rendre à l'évidence : les Français vivent comme elle !
Ce territoire immense
oblige à revisiter la notion de distance. Je comprends mieux
pourquoi Star Wars
a été crée ici. En effet, l'évaluation des distances a plus de
sens en années-lumière, qu'en heures terrestres.
- la
domination du commerce : ce qui
explique qu'il y a des curieux mélanges des genres dans les
magasins. Dans une pharmacie, vous aurez plus de chances de trouver
des produits pour Halloween que des vaccins pour enfants (c'est moins
rentable car il faut les acheter par 10 et qu'ils ne sont pas surs de
les vendre!). Dans les supermarchés, il y a au contraire un rayon
avec de nombreux médicaments, et une infirmière qui pratique les
vaccinations. Un même article peut se retrouver disséminé dans
tout le magasin ce qui fait que vous ne pouvez pas ne pas tomber
dessus. Mais quand vous cherchez un produit précis, il n'est pas
toujours là où votre bon sens vous conduit. Il y a un petit air de
cache cache dans les magasins ou au contraire de « tu m'as
vu »... Il y aurait sans doute aussi beaucoup à dire sur
l'empire du commerce, mais je ne veut pas m'engager dans un débat
philosophique dès maintenant. Je ne maîtrise pas encore bien toutes
les implications.
- le
vis-à-vis: être
sans cesse sous le regard de l'autre oblige à une certaine
vigilance. En France nous avons plusieurs couches de protection
visuelle : une haie, des rideaux, des volets... « cachez
ce sein que je ne serais voir ! ». Et pourtant, nous ne
sommes pas si prudes ! Une fois chez soi, nous nous sentons
parfaitement isolés, au point que nos fenêtres peuvent être
grandes pour laisser passer la lumière sans le voyeurisme. Ici,
point de tout cela, ni haie, ni rideau, ni volets. Il n'est pas rare
de pouvoir voir l'intérieur des maisons le soir quand la lumière
est allumée. J'ai l'impression de faire comme mon père lorsqu'il
regardait par la fenêtre pour savoir ce que les autres autour de lui
mijotaient.
Sauf, que vers chez lui, il y avait assez peu de mouvement. Ici,
c'est plus animé : « tiens le voisin vient de casser sa
tondeuse », « cette voiture, je ne la connais
pas, pourquoi les gens ont-ils besoin de venir tourner dans une
impasse ? »...
Par contre, paradoxalement, je
n'ai jamais autant vu de « no trepassing » :
on se donne à voir, mais de loin... La propriété privée, c'est
sacré.
De même, ils sont beaucoup plus
prudes que nous sur les questions relatives à la nudité ! J'ai eu
plusieurs fois l'occasion de voir la réaction d'un Américain
confronté à « un nu » non exhibitionniste : c'est
surprenant ! Une de mes amies à San Diego (il y a 19 ans)
regardait avec moi le film : « la leçon de piano »
sorti en 1993, film que j'ai personnellement beaucoup aimé. A un
moment, l'amant va apparaître nu, sortant de sa douche. Rien de
particulièrement déplacé. Mon amie va alors se cacher les yeux et
me dire que c'est dégoûtant. De même, plus récemment, pour son
anniversaire, Flore va recevoir en cadeau un livre pour apprendre à
dessiner, offert par un copain de classe (en fait, c'est sa mère qui
l'a acheté). Premières pages qu'elle ouvre, elle tombe sur... un
nu. Gloussements, rires gênés... La mère du copain, qui est aussi
une amie, est très gênée. Elle n'était pas arrivée jusque-là du
livre et se sent bien mal à l'aise. Je tente d'expliquer que le nu
est aussi une œuvre d'art, même si à l'âge de Flore, ce n'est pas
vraiment vu ainsi. Le nu est ici un sujet tabou car relié à
l'atteinte aux mœurs. Et pourtant, dans le livre de dessin, ce
n'est pas un nu vulgaire, ni aguicheur. De même, dans les films, le
nu est prescrit. A la morgue dans les téléfilms, le niveau du sexe
est brouillé : on ne joue pas avec le nu ! Et puis encore, le
maillot de bain des hommes ne doit pas trop moulant pour ne pas
laisser paraître le sexe. Et pourtant ceux des femmes peuvent être
vraiment sexy ! De même, j'ai eu l'occasion d'aller dans des boîtes
de nuit classiques il y a 20 ans en arrière, et certaines danseuses
étaient parfois bien dénudées... Encore un paradoxe bien
Américain!
- le culte
de la famille :
dans
les maisons, les photos et portrait de famille s’affichent de façon
ostentatoire, les photos de leurs enfants occupent toute la place de
la décoration, les personnes qui nous reçoivent à l'école ont un
badge sur lequel il y a la photo de leur(s) enfant(s), les photos des
enfants des profs s'illustrent
sur les portes des classes... Les
enfants occupent une place importante et la famille constitue un
socle de référence. Et
pourtant, le nombre de familles séparées
ou recomposées
aux USA est très important.
Statistiques
de 2009 : (*) USA France
Taux de mariages (pour 1000
habitants) 7,1 3,9
Taux de divorces (pour 1000
habitants) 3,6 2,1
Le lien entre le culte de la
famille et la proportion de divorce est assez hasardeux. Par contre,
la place de l'enfant est au cœur des préoccupations, car tous les
enfants ne font malheureusement pas l’objet d’un traitement
équivalent (il n'est pas rare d'entendre parler d’abus sur les
enfants). De même, il y a ce que l’on montre, ce qui se voit, et
ce que l’on ne montre pas, ce qui ne voit pas ! C'est la face
cachée de la vérité. J'ai quand même l'impression qu'il y a pas
mal de faux-semblants !
Il était trop tôt dans notre
séjour pour ouvrir la réflexion à partir de ces éléments. Sans
doute que j'attendrais un peu d'avoir mieux cerné la culture
Américaine pour me permettre un commentaire, sinon c'est le risque
du jugement de valeur trop rapide...
Taux
de mariages (pour 1000 habitants)
|
7,5
|
5,1
|
Taux
de divorces (pour 1000 habitants)
|
3,8
|
2
|
Taux
d'obésité
|
30,5
%
|
11,3
%
|
Nombre
annuel d'heures travaillées par personne disposant d'un emploi
|
1821
|
1532
|
Part
des 25-64 ans ayant suivi des études supérieures (en %)
|
36,5
|
23
|
Taux
de criminalité (meurtres commis pour 100 000 habitants)
|
5,6
|
1,7
|
Population
pénitentiaire (détenus pour 100 000 habitants)
|
702
|
85
|
Nombre
de médecins pour 1000 habitants
|
2,8
|
3,1
|
Taux
d'équipement en téléphones mobiles
|
54
%
|
68,
9 %
|
Utilisateurs
d'Internet
|
54,26
%
|
36,2
%
|
Durée
quotidienne d'écoute de la télévision
|
4h25
|
3h22
|
Lecture
des quotidiens (en nombre d'exemplaires pour 1000 lecteurs)
|
269
|
164
|
En parlant de famille, l'expatriation crée une
situation de déséquilibre dans le couple.
En général, celui qui travaille, travaille plus et celui qui
accompagne ne travaille plus du tout. Le niveau de stress ne se situe
pas au même niveau : le stress du travail et le stress de
savoir ce qu'on l'on va faire d'intéressant dans sa journée. Il y
a celui qui est parti pour un projet personnel et celui qui part sans
projet prédéfini et qui doit penser à ce qu'il va faire tout en
gérant une période de vide à combler. Les activités sportives :
il y a celui qui garde une forme olympienne car il a du temps pour
entretenir sa forme et celui qui se traîne ; l'apprentissage de
la langue ne se situe plus au même niveau non plus : celui qui
travaille apprend un anglais d'usage, celui qui ne travaille pas
apprend un anglais distingué, celui des livres et des Université,
ce qui peut créer des difficultés à se comprendre entre nous
lorsque l'on se parle dans la langue d'accueil.
C'est à mon sens
l'une des composantes à prendre en considération de manière
importante dans le choix de partir. Si ce déséquilibre s'installe
sur une situation déjà peu stable dans le couple, il y a fort à
parier que l'expérience tourne au vinegar.