Et voila, notre voyage se termine. Bien sur, il y aurait encore à dire sur notre réinstallation complète en France et ses soubresauts, mais nous voila déjà happés par d'autres aventures. Alors, je vous souhaite juste de bonnes fêtes de fin d'année : "apprend comme si tu devais vivre toujours, et vis comme si tu devais mourir demain"...

vendredi 6 septembre 2013

Semaines 12, 13, 14 : le temps des questions fondamentales (première partie)


Semaine 12, 13, 14 : le temps des questions fondamentales

L'une des premières questions fondamentales à laquelle nous avons été confrontés, a été la suivante : comment perdre du temps en 5 étapes, proposé par la situation d'expatriation confrontée à l'administration Américaine (je crois que cela peut parfaitement se transposer dans toutes les administrations du monde).
  • Acheter une voiture d'occasion à un expat qui repart juste après en France.
  • Chercher une assurance : renoncer à l'économie, si vous venez d'arriver vous êtes considéré comme jeune conducteur !!! alors que vous aviez pris la précaution d'acheter une voiture assez ancienne pour que cela soit moins cher. Ce process peut prendre quelques semaines pour un peu que votre conjoint soit en déplacement, que vous cherchez à faire jouer la concurrence, que vous tentiez de récupérer quelques documents français de votre ancienne assurance, traduits si possible en anglais, pour démontrer votre backround.
  • Le site internet du MVA (Motor Vehicul Administration : peut-être un équivalent de notre préfecture? En tout cas, il y a une ressemblance : premier arrivé, premier servi !) vous informe de la nécessité de faire un contrôle technique avant le changement de plaque d'immatriculation (les changements de propriétaire de voiture s'accompagnent d'un changement de plaque). Chez nous, c'est au vendeur de le faire avant la vente ce qui évite les ventes de voitures en trop mauvais état !
  • Vous rendre quand même au MVA pour le changement de plaques d'immatriculation avant le contrôle technique car vous avez besoin de la voiture et le RDV ne peut se faire avant la fin de semaine. C'est en effet quand même possible de manière temporaire. Vous prenez la précaution de vous munir de tous les documents, que vous remplissez préalablement avec le deuxième conducteur, c'est-à-dire votre conjoint. Mais c'est sans compter sur la rigidité des documents administratifs : un document différent pour chaque démarche (si l'immatriculation se fait avant le contrôle technique, les documents sont complètement différents!!!). Vous aviez oublié de vous munir d'un document essentiel : votre conjoint pour la signature de ! Votre deuxième voiture restera au garage quelques jours de plus...
  • Prendre le RDV pour le contrôle technique et revenir plus tard au MVA. Le contrôle technique va révéler des anomalies à régler. Votre RDV au MVA sera de nouveau reculé.
Je vous réfère aux 12 travaux d'Astérix. Comment cela va finir ? Ils deviennent fous, non ?
Entre la mauvaise surprise du prix de l'assurance, le contrôle technique que l'on avait oublié, la rigidité de l'administration sur les documents, la compréhension parfois hésitante d'une langue qui n'est pas la vôtre... acheter une voiture est un luxe d'argent et de temps.
Heureusement qu'il n'y a pas que l'immatriculation de la voiture. Avec le temps libéré par le travail, j'ai voulu tenter de comprendre cette nouvelle culture à partir de quelques éléments d'observation.

- ouverture 7j/7, en continu et très souvent 24h sur 24 des magasins et de certains services (le coiffeur, le magasin de bricolage, l'esthéticien, le magasin d'alimentation, la pharmacie…) : tout, tout de suite et maintenant ou l'empire de la toute-puissance ! Le temps n'est plus scandé par une rythmicité apaisante, par un temps de pose, un plaisir des retrouvailles. Tout doit être possible à tout moment. C'est le temps maternel, celui de l'illusion que tout est possible à tout moment, sans avoir besoin de différer le désir, au contraire du temps paternel, celui de la temporalité qui a pour conséquence la suspension des désirs en y mettant de l'ordre (aux deux sens du mot ordre : soumettre l'autre à l'impératif de la loi, de la règle et sérier, hiérarchiser, arranger). Cette temporalité introduit des ruptures, la succession des événements permettant l'inscription de la durée dans des limites. Elle rompt avec le temps imaginaire, avec la toute-puissance des désirs. Je me demande tout de même qui peut bien faire ses courses entre 2h et 4h du matin...

- la loi de la simplification : en un minimum d'effort, on doit pouvoir arriver à un résultat optimum : le grille-pain qui malgré son petit prix, a prévu une grille qui s'enlève pour sortir les miettes. On se déchausse à l'entrée des maisons, plus pour ne pas salir la maison que pour des raisons culturelles, me semble-t-il. De plus, les maisons ont souvent de la moquette, alors avec nos chaussures pleines de boue... Les préparations culinaires toutes prêtes, pour les gâteaux, pour le repas : bien commode lorsque l'on est une fine cuisinière comme moi... Une seule clef pour toutes les portes de la maison, quel gain d'énergie à chercher la bonne clef! De même, avec la conduite de voitures automatiques, nous sommes un certain nombre à ne pas chercher à rouler sportivement, alors la vitesse automatique est intéressante. Mais peut-être que cela est trop simple et baisse la vigilance des conducteurs. En tout cas pour moi, passer les vitesses est de l'histoire ancienne, sauf pour le tracteur tondeuse. Il n'y a plus que sur ma pelouse que la vigilance de mon pied gauche reste active...
A l'école, de la même manière, pour les matières principales, ils vont à l'essentiel : savoir lire, écrire (oubliez les fautes d'orthographe), compter, découvrir les sciences au sens large (de l'histoire géographie, en passant par les sciences de la vie et de la terre, de la physique, de la géologie, de l'économie). Ils écrivent tout au crayon à papier y compris les tests (on nous a fait acheter 48 crayons à papier, et autant de gommes), ce qui autorise les erreurs et la rectification sans faire de gros pâtés, ni perdre un temps fou pour les enfants trop méticuleux. Par contre, leur écriture en CM2 ressemble parfois à celle d'un débutant. Ils écrivent aussi en script, c'est-à-dire en lettres bâton. Vu la vitesse à laquelle Flore s'est faite au nouveau système (et moi aussi contrairement à d'autres déconditionnements), je me suis demandée quelle pouvait être la valeur de l'écriture cursive, qui s'apprend souvent de manière laborieuse. Je mets de côté la méthode pédagogique qui consiste à déchirer une page mal écrite, et j'essaye de me concentrer sur le sens de l'écriture cursive, autrement appelée écriture en attachée. Cela ne peut s'expliquer par le simple fait de la rapidité d’exécution ou de la qualité de la graphie, vu le temps perdu à tenter de déchiffrer l'écriture des médecins... D'autre part, aujourd'hui, si c'était la seule raison, il serait plus judicieux d'apprendre à écrire vite… sur un clavier d'ordinateur. Donc, il doit y avoir une autre raison. J'ai sollicité une ancienne collègue enseignante à la retraite, et une autre collègue psychomotricienne pour m'aider à comprendre. Si ici ils ont abandonné le système cursif, pourquoi nous le conservons en France ? Il y a plusieurs raisons que j'ai trouvées intéressantes et que je voudrais livrer à votre réflexion.
  • il y a moins de confusion dans les lettres lorsqu'elles s'écrivent en attaché : le b et le p se ressemblent beaucoup plus en script qu'en cursif. Cela soulève une autre question, pourquoi on n'apprend pas tout de suite à écrire en script ?
  • l'écriture cursive à une fonction de contenance : elle délimite en effet les mots entre eux qui sont alors séparés par un espace vide. Cela permet donc une délimitation dedans-dehors et une articulation entre les deux. Cette première délimitation permet une différenciation des mots entre eux. Les mots ont un sens à part entière.
  • et une fonction d'étayage : la lettre associée au reste des lettres qui composent le mot, perd sa singularité (le « o » peut se prononcer tout autrement s'il est attaché au « i »...) au profit d'une identité groupale, d'une enveloppe groupale. Elle fait partie d'un tout et à ce titre elle bénéficie de la protection du groupe, de son étayage.
Pour que cela prenne sens pour l'enfant, il suffit de leur expliquer que les lettres vont se tenir la main pour faire une ronde fermée. Il comprendra très bien que l'on est soit dedans le rond soit en dehors. Il comprendra aussi tout naturellement que quand on est dedans, on bénéficie de l'étayage des autres de la ronde. Le mot prendra plus de force que la lettre et il sera plus facile d'aborder par la suite la notion de phrases, de paragraphes... Cela me rappelle que souvent j'utilise les deux systèmes y compris dans un même mot (propose : le premier p est en script et le deuxième en cursif). Je n'ai pas pu décider mon cœur à choisir. Mais depuis que j'écris ici, je n'ai plus de choix à faire.
Mais j'ai encore quelques propositions pour le principe de simplification :  le lave-vaisselle qui se range tout seul, un café digne de ce nom qui se prépare tout seul au moment de notre réveil, une langue vivante qui s'imprime automatiquement dans votre esprit quand vous changez de pays...

- la culture de la rapidité : le temps, c'est de l'argent, au détriment parfois de la fiabilité. Aux caisses des supermarchés, les articles sont souvent comptés deux fois sur la facture finale ; le technicien pour internet qui fait son installation en 15 minutes, mais qui aura oublié de nous donner le code pour accéder aux mails... Il y a aussi une constante, c'est que tout est organisé pour nous faire gagner du temps : fast food (beaucoup plus nombreux que chez nous!); nourriture préemballée, découpée, aromatisée ; beaucoup de choses se font sans sortir de sa voiture (prendre de l'argent à la banque par exemple). Ce gain de temps se joue aussi à la maison : le lave linge tourne en moins de 50 minutes, mais le résultat est parfois à la hauteur du temps passé... Time is money, mais c'est sans compter en perte d'énergie et de temps pour arriver à un résultat convenable.

- la culture du risque : pour la santé, pour l'assurance, pour le travail... Demain est un concept, aujourd'hui est une réalité... Cela est aussi en lien avec la responsabilité individuelle : je veux décider pour ma vie d'aujourd'hui, même si cela suppose des risques pour l'avenir. En même temps, je constate auprès de mes amis Américains, qu'il existe une peur bien marquée : la peur des autres, ceux qui conduisent sous l'emprise de l'alcool, en utilisant leur téléphone portable, ceux qui font du mal aux enfants... Il y a deux dangers qui concrétisent toutes les peurs : le danger de la route et pour les enfants.

- l'immensité du territoire : pour un américain, l'étranger est représenté par les autres États. Ce qui peut peut-être expliquer leur tendance à être centrés sur eux-même ! Ma voisine souvent me demande des questions amusantes : "est-ce que l'on a des mots vulgaires en français ?" "Non, le français est seulement une langue noble." "Quand on sort de France, on ne comprend vraiment plus les autres dans les autres pays ?" En fait, on continue à parler français mais c'est aussitôt changé dans la langue souhaitée" (ici apprendre le Français consiste à savoir dire : bonjour, comment allez-vous?) ; sa fille de 15 ans, a été un peu déçue en faisant connaissance avec nous. Elle s'imaginait les Français tous très riches (avec tous les produits de haute couture que tous les Français sont obligés de porter tout le temps, autrement ils n'ont rien d'autre) et extrêmement distingués, très modes... Avec nous, elle a dû se rendre à l'évidence : les Français vivent comme elle !
Ce territoire immense oblige à revisiter la notion de distance. Je comprends mieux pourquoi Star Wars a été crée ici. En effet, l'évaluation des distances a plus de sens en années-lumière, qu'en heures terrestres.

- la domination du commerce : ce qui explique qu'il y a des curieux mélanges des genres dans les magasins. Dans une pharmacie, vous aurez plus de chances de trouver des produits pour Halloween que des vaccins pour enfants (c'est moins rentable car il faut les acheter par 10 et qu'ils ne sont pas surs de les vendre!). Dans les supermarchés, il y a au contraire un rayon avec de nombreux médicaments, et une infirmière qui pratique les vaccinations. Un même article peut se retrouver disséminé dans tout le magasin ce qui fait que vous ne pouvez pas ne pas tomber dessus. Mais quand vous cherchez un produit précis, il n'est pas toujours là où votre bon sens vous conduit. Il y a un petit air de cache cache dans les magasins ou au contraire de « tu m'as vu »... Il y aurait sans doute aussi beaucoup à dire sur l'empire du commerce, mais je ne veut pas m'engager dans un débat philosophique dès maintenant. Je ne maîtrise pas encore bien toutes les implications.

- le vis-à-vis: être sans cesse sous le regard de l'autre oblige à une certaine vigilance. En France nous avons plusieurs couches de protection visuelle : une haie, des rideaux, des volets... « cachez ce sein que je ne serais voir ! ». Et pourtant, nous ne sommes pas si prudes ! Une fois chez soi, nous nous sentons parfaitement isolés, au point que nos fenêtres peuvent être grandes pour laisser passer la lumière sans le voyeurisme. Ici, point de tout cela, ni haie, ni rideau, ni volets. Il n'est pas rare de pouvoir voir l'intérieur des maisons le soir quand la lumière est allumée. J'ai l'impression de faire comme mon père lorsqu'il regardait par la fenêtre pour savoir ce que les autres autour de lui mijotaient. Sauf, que vers chez lui, il y avait assez peu de mouvement. Ici, c'est plus animé : « tiens le voisin vient de casser sa tondeuse », « cette voiture, je ne la connais pas, pourquoi les gens ont-ils besoin de venir tourner dans une impasse ? »...
Par contre, paradoxalement, je n'ai jamais autant vu de « no trepassing » : on se donne à voir, mais de loin... La propriété privée, c'est sacré.
De même, ils sont beaucoup plus prudes que nous sur les questions relatives à la nudité ! J'ai eu plusieurs fois l'occasion de voir la réaction d'un Américain confronté à « un nu » non exhibitionniste : c'est surprenant ! Une de mes amies à San Diego (il y a 19 ans) regardait avec moi le film : « la leçon de piano » sorti en 1993, film que j'ai personnellement beaucoup aimé. A un moment, l'amant va apparaître nu, sortant de sa douche. Rien de particulièrement déplacé. Mon amie va alors se cacher les yeux et me dire que c'est dégoûtant. De même, plus récemment, pour son anniversaire, Flore va recevoir en cadeau un livre pour apprendre à dessiner, offert par un copain de classe (en fait, c'est sa mère qui l'a acheté). Premières pages qu'elle ouvre, elle tombe sur... un nu. Gloussements, rires gênés... La mère du copain, qui est aussi une amie, est très gênée. Elle n'était pas arrivée jusque-là du livre et se sent bien mal à l'aise. Je tente d'expliquer que le nu est aussi une œuvre d'art, même si à l'âge de Flore, ce n'est pas vraiment vu ainsi. Le nu est ici un sujet tabou car relié à l'atteinte aux mœurs. Et pourtant, dans le livre de dessin, ce n'est pas un nu vulgaire, ni aguicheur. De même, dans les films, le nu est prescrit. A la morgue dans les téléfilms, le niveau du sexe est brouillé : on ne joue pas avec le nu ! Et puis encore, le maillot de bain des hommes ne doit pas trop moulant pour ne pas laisser paraître le sexe. Et pourtant ceux des femmes peuvent être vraiment sexy ! De même, j'ai eu l'occasion d'aller dans des boîtes de nuit classiques il y a 20 ans en arrière, et certaines danseuses étaient parfois bien dénudées... Encore un paradoxe bien Américain!

- le culte de la famille : dans les maisons, les photos et portrait de famille s’affichent de façon ostentatoire, les photos de leurs enfants occupent toute la place de la décoration, les personnes qui nous reçoivent à l'école ont un badge sur lequel il y a la photo de leur(s) enfant(s), les photos des enfants des profs s'illustrent sur les portes des classes... Les enfants occupent une place importante et la famille constitue un socle de référence. Et pourtant, le nombre de familles séparées ou recomposées aux USA est très important.
    Statistiques de 2009 : (*)                                 USA         France
  • Taux de mariages (pour 1000 habitants)        7,1           3,9
  • Taux de divorces (pour 1000 habitants)         3,6            2,1
Le lien entre le culte de la famille et la proportion de divorce est assez hasardeux. Par contre, la place de l'enfant est au cœur des préoccupations, car tous les enfants ne font malheureusement pas l’objet d’un traitement équivalent (il n'est pas rare d'entendre parler d’abus sur les enfants). De même, il y a ce que l’on montre, ce qui se voit, et ce que l’on ne montre pas, ce qui ne voit pas ! C'est la face cachée de la vérité. J'ai quand même l'impression qu'il y a pas mal de faux-semblants !
(*) J'ai trouvé sur internet un comparatif entre nos deux pays qui remonte déjà à 2004 mais qui est troublant en termes d'indicateurs sociétales : http://www.linternaute.com/actualite/elections-americaines/amerique-et-nous/chiffres-cles.shtml
Il était trop tôt dans notre séjour pour ouvrir la réflexion à partir de ces éléments. Sans doute que j'attendrais un peu d'avoir mieux cerné la culture Américaine pour me permettre un commentaire, sinon c'est le risque du jugement de valeur trop rapide...

Taux de mariages (pour 1000 habitants)


7,5


5,1
Taux de divorces (pour 1000 habitants)
3,8
2
Taux d'obésité
30,5 %
11,3 %
Nombre annuel d'heures travaillées par personne disposant d'un emploi
1821
1532
Part des 25-64 ans ayant suivi des études supérieures (en %)
36,5
23
Taux de criminalité (meurtres commis pour 100 000 habitants)
5,6
1,7
Population pénitentiaire (détenus pour 100 000 habitants)
702
85
Nombre de médecins pour 1000 habitants
2,8
3,1
Taux d'équipement en téléphones mobiles
54 %
68, 9 %
Utilisateurs d'Internet
54,26 %
36,2 %
Durée quotidienne d'écoute de la télévision
4h25
3h22
Lecture des quotidiens (en nombre d'exemplaires pour 1000 lecteurs)
269
164

En parlant de famille, l'expatriation crée une situation de déséquilibre dans le couple. En général, celui qui travaille, travaille plus et celui qui accompagne ne travaille plus du tout. Le niveau de stress ne se situe pas au même niveau : le stress du travail et le stress de savoir ce qu'on l'on va faire d'intéressant dans sa journée. Il y a celui qui est parti pour un projet personnel et celui qui part sans projet prédéfini et qui doit penser à ce qu'il va faire tout en gérant une période de vide à combler. Les activités sportives : il y a celui qui garde une forme olympienne car il a du temps pour entretenir sa forme et celui qui se traîne ; l'apprentissage de la langue ne se situe plus au même niveau non plus : celui qui travaille apprend un anglais d'usage, celui qui ne travaille pas apprend un anglais distingué, celui des livres et des Université, ce qui peut créer des difficultés à se comprendre entre nous lorsque l'on se parle dans la langue d'accueil.
C'est à mon sens l'une des composantes à prendre en considération de manière importante dans le choix de partir. Si ce déséquilibre s'installe sur une situation déjà peu stable dans le couple, il y a fort à parier que l'expérience tourne au vinegar.

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