Et voila, notre voyage se termine. Bien sur, il y aurait encore à dire sur notre réinstallation complète en France et ses soubresauts, mais nous voila déjà happés par d'autres aventures. Alors, je vous souhaite juste de bonnes fêtes de fin d'année : "apprend comme si tu devais vivre toujours, et vis comme si tu devais mourir demain"...

lundi 18 mars 2013

Welcome in UK


Welcome in UK. Jeudi 12 juillet, 13h30 ou 12h30 : Heathrow. Melting pot.

Le Chef d'orchestre nous attend, fidèle à son poste avec ses baguettes fluorescentes au bout de ses mains. Le ballet peut commencer. Les avions sont bien rangés en quinconce, prêts à bouger au rythme d'un seul homme. Un Ballet de danse ou un concert de musique classique, avec ces avions de la même couleur pour uniformiser le tout !Il faut dire qu'à Heathrow, la compagnie que j'ai prise utilise un terminal entier. Alors les avions sont tous les mêmes. Le chef se distingue par son gilet jaune et ses écouteurs sur les oreilles, à croire que la musique qu'il joue l'indispose.
Le préservatif jaune, symbole de la vigueur du vent, est en berne. L'avion n'a pas eu besoin de gérer les vents contraires.

Descente de l'avion. Il faut maintenant jongler avec le décalage horaire. C'est un peu tôt pour jongler, mais comme dit mon père « les Anglais, il faut toujours qu'ils se distinguent. ». Une heure de décalage. Dans quel sens au fait ? Une heure de moins. 

Ici, nous ne sommes pas vraiment en Angleterre, nous sommes à Heathrow tout simplement. Une ville à part, qui grouille et qui est faite de tout ce qui humainement existe sur terre. Des gros, des maigres, des blancs, des noirs, des occidentaux, des orientaux... c'est la tour de Babel. Toutes les nationalités sont représentées tant parmi ceux qui travaillent, que parmi les voyageurs, y compris des Anglais d'ailleurs qui sont facilement reconnaissables à leur teint blanc. Je pense que blanche neige a été pensée en Angleterre car seules les anglaises peuvent avoir la peau blanche comme de la neige. 
Par ailleurs, toutes les religions sont représentées aussi. Les signes religieux ostentatoires tant décriés en France, sont courants ici. Des femmes voilées qui travaillent et qui me paraissent très occidentales. Des hommes d'affaires super pressés avec leur kippa sur la tête. Mais il y a un lien tout de même qui relie tous ces hommes et ces femmes si différents : le téléphone portable, à porter de main, inconditionnellement disponible, qui ne demande rien en retour. Au fait où est le mien ? Ah oui, dans la poche de ma veste. Mais à tout les coups la batterie est vide.

L'avion suivant étant de la même compagnie, nous restons dans le même terminal, ce qui n'est pas rien car il y en a 5 de terminaux à Heathrow (dont un de fermé). Mais tout de même, il nous faut prendre un petit métro de trois stations. J'ai du mal à me représenter le gigantisme de cet aéroport. En 2011, il est passé 69.4 millions de voyageurs dans cet aéroport. C'est un peu comme si un peu plus de tous les Français en un an étaient passés par là. Je ne suis pas sûr que les Anglais auraient apprécié !!!
Maintenant, notre billet pour Washington nous fait passer en classe éco plus. Mais le petit quack à Lyon nous a finalement surclassées en classe Biz-ness. On passe en classe spéciale ultra-rapide, ultra-confort, ultra-serviable. Plus de sourires, plus d'aides, plus de facilité. On est dans un autre monde. Tout d'abord, on passe en premier, les files d'attente se raccourcissent, le personnel est à nos petits soins. Je n'ai jamais connu cela, on se sent à part, important, même si je garde en tête que ce qui est important ce n'est pas moi, mais plutôt l'argent dépensé pour cette bis-ness class, ne nous illusionnons pas trop vite ! N’empêche qu'en attendant, je savoure : l'attente est moins pénible, le temps se raccourcit, les coussins sont plus moelleux, le personnel plus disponible... Et, par la même occasion, le temps de m’habituer, cela m'offre une pause pour gérer la part émotionnelle du départ. Encore ça de prit. 

D'autant que je suis vite rattrapée par un drôle de contrôle sur nos affaires avant de monter dans l'avion. Nous sommes presque les seules à être contrôlées. Je ne pense pas que cela soit dû à nos têtes de terroristes, alors cela doit peut-être venir du décalage physique entre nous et ceux de la classe business, même si je trouve que les autres ne sont pas si différents. Mais rien de trop, ni d'illégal dans nos bagages. On passe. Et dans l'avion, le confort s'offre à nous, en dehors du fait que nous ne sommes pas côté hublot et que nous sommes en sens contraire du vol. Tout de suite, l’écart se creuse avec tout ce que j'ai connu avant : le confort est incomparable, la nourriture est bonne, l'attention du personnel hors norme (presque trop : accueil avec un petit rafraîchissement de type champagne ou jus d'orange, rangement de nos chaussures, le pain tombé à terre par notre faute est ramassé par l’hôtesse). Il va falloir s'habituer...


Précisions d'écriture :
pour la commodité de lecture, j'ai préféré aérer le texte, malgré mon besoin au moment de l'écriture initiale de tout rassembler.
Je viens de trouver un site pour les corrections d'orthographe et de grammaires, ce qui me permettra, je l'espère, de satisfaire les plus exigeants d'entre vous.

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