J'ai toujours
eu plaisir a lire les guides touristiques surtout... à mon retour de
vacances. Ce n'est sans doute pas la meilleure façon d'organiser ses
voyages, ses excursions, mais a notre retour c'est comme si tout ce
qui était dit dans ces guides prenaient sens. Alors qu'avant le
départ, j'ai du mal à me projeter, à me représenter les
meilleures options, à calculer. A notre retour par contre, je suis
au top, prête a écrire un guide moi-même. Mais il faut reconnaître
que ce principe ne nous permet pas toujours d'optimiser notre séjour,
et nous pouvons passer à côté de quelques bons plans. De toute
façon, c'est aussi vrai lorsque la planification est optimum car par
essence, le guide ne peut pas tout prévoir, il est fait pour
répondre aux attentes d'un maximum de personnes avec lesquelles je
ne partage pas toujours les mêmes intérêts. Alors, j'essaye de
trouver les quelques renseignements indispensables qui permettent
d'assurer l'essentiel, puis les quelques trucs qui correspondent à
nos attentes, mais aussi la plupart du temps, je demande l'avis
d'autres personnes qui y sont déjà allées (en triant car là
encore, nos centres d’intérêt ne sont pas toujours les mêmes, à
part peut-être lorsque vous allez au Yellow Stone, ou si vous n'y
allez pas pour la nature et la vie sauvage, il y a assez peu
d’intérêts!).
Avec
nos déplacements de l’été, je ne cesse d’être surprise par
les différences entre les États : alcool, règles sur les
routes, ouverture des magasins, vitesse maximum, les magasins sont
différents aussi et nous ne retrouvons les marques auxquelles nous
sommes attaches, sauf pour le Walmart national, l’équivalent de
notre Au
pré
Français ou encore de notre Intersection
national. Certains États prônent la responsabilité individuelle au
profit de la responsabilité collective : le port du casque
n'est pas obligatoire en Floride pour rouler en moto sous l’idée
que « ta vie t'appartient ! ». Il y a donc beaucoup
de monde qui n'en porte pas. Ce qui tend a faire penser que sans
règle collective, la responsabilité individuelle n'est pas toujours
très efficace ! Il y a des États (surtout Nord de la côte
Est), ou magasins d'alimentation et magasins pour l'alcool sont
séparés (c'est l'une des rares traces de catégorisation, vu que
dans le même magasin d'alimentation, on peut trouver des armes a
feu !). Mais la consommation excessive d'alcool ne semble pas
souffrir de cette différentiation.
Mais dans un
pays aussi vaste (le troisième en superficie après la Russie, et le
Canada ; le 4e en population après la Chine, L'Inde et la
Communauté Européenne), comment concilier les intérêts, les
préoccupations, les aspirations de chacun?
Malgré
une bonne année de vie ici, je me laisse encore surprendre par des
détails d’organisation que je n’avais fait qu’effleurer, et
parfois même, je ne les avais pas remarqués. Je viens de réaliser
que les numéros de sorties sur l’autoroute, correspondent aux
miles
sur lequel se situe la sortie et non une suite logique de sortie
(sortie 1, sortie 2...). Vous pouvez donc avoir la sortie 29, puis
passer a la 32 pour la suivante, ce qui veut dire qu’elles sont
séparées de 3 miles.
Et lorsqu’elles ne sont pas plus éloignées d’un mile, alors, il
y a la sortie 32A et la sortie 32B. Ce n’est peut-être pas aussi
crucial comme information que de savoir trouver un dentiste, mas cela
peut quand même servir. Et puis j’avoue, que j’ai eu
l’impression d’être un peu bête de réaliser une chose aussi
simple et aussi fréquente dans notre vie, seulement au bout d’un
an. Je crois que mon esprit a du mal à lâcher ses
conditionnements... Mais en même temps, cela donne l’impression
d’avoir encore de nombreuses choses à découvrir (apprendre, c’est
rester jeune!!!)..
Au mois d’Août,
nous avons expérimenté une nouvelle façon de voyager : le bus
a étage pour visiter une ville. J'ai toujours perçu ces bus comme
l'antichambre du déclin culturel, pratique mais à réserver quand
les jambes ne peuvent plus nous porter. Sauf qu'il faut bien dire
qu’après avoir visité Washington près d'une dizaine de fois,
toujours aux mêmes endroits car sinon les distances sont des
remparts pour aller plus loin, le bus à étage est devenu une option
(peut-être aussi faut-il l'avouer pour trouver plus d’enthousiasme
chez Flore). Eh bien, j'ai été bluffée. C'est vraiment pratique,
bien fait et cela nous a permis non pas de reposer nos jambes, mais
d'aller explorer d'autres continents inaccessibles : le Capitol,
le cimetière d'Arlington, le Pentagone, tout en allant toujours voir
la maison blanche, le Mall, un musée. En fait cela ne diminue pas la
fatigue, mais augmente l’étendue de la découverte. Nous avons
même entendu parler d'un bus amphibie (quack bus
http://www.dctours.us/?event=offer.detail&offerId=18498) qui
explore les dessus et les dessous d'une ville (ou plutôt vue du sol
et vue de l'eau). A réserver toutefois pour les enfants qui ne
cherchent pas à descendre à chaque arrêt pour prendre des photos,
car il n'y a pas d’arrêt, justement.
Avec
nos amis de France, nous sommes retournes à NYC. The
big apple
est loin d'être pourrie, et nous réserve encore de bonnes
surprises. Il y a encore des choses à explorer, des univers à
découvrir. Notre devise à NYC concernant ce voyage aurait pu être
:
free and Healthy !
-
Free (gratuit) :
- le bateau qui fait toutes les demi-heures la traversée de Manhattan a Staten Island, en passant juste devant la statue de la liberté (pour ceux qui l'on déjà vue ou qui préfère privilégier d'autres arrêts).
- La messe de Gospel le dimanche matin à Harlem
- un ressourcement naturel a central parc
- la vue exceptionnelle de Manhattan du pont de Brooklyn
-
Healthy (sain) :
- les vendeurs ambulants de smoothies à tous les coins de rue ( au point qu'ils risquent de détrôner les vendeurs du traditionnel hotdog, ou du prezzel géant!)
- la marche intensive pour tout voir en trois jours (healthy and free!)
- la piscine au 27 e étage de notre Hôtel en plein cœur de Manhattan (healthy mais far from free : loin d'etre gratuit)
Attention :
aux USA le froid polaire s'exporte aussi sur les boissons. Si vous ne
précisez pas without
ice (sans glacons),
vous êtes sûre de vous retrouver avec une boisson Antartica, c'est
à dire couverte d'icebergs. Mais comme la fonte des glaces est
prévue dans les 10 minutes compte tenu du réchauffement climatique,
vous risquer une montée du niveau des eaux, et les terres
submergées. Mais surtout, vous risquer de trouver votre boisson trop
froide (et sans glace, elle est vraiment trop chaude, alors préférer
la formule : not
too much ice please, pas trop de glacon, SVP).
Le pire, c'est qu'en hiver... c'est pareil !!!

