Et voila, notre voyage se termine. Bien sur, il y aurait encore à dire sur notre réinstallation complète en France et ses soubresauts, mais nous voila déjà happés par d'autres aventures. Alors, je vous souhaite juste de bonnes fêtes de fin d'année : "apprend comme si tu devais vivre toujours, et vis comme si tu devais mourir demain"...

vendredi 16 mai 2014

juillet 2013 : 1 an déjà ! = happy birthday (mais moi je préfère les non anniversaires !)

Happy birthday to the expatriate situation... : et voilà il faut bien se rendre à l'évidence, cela fait un an que nous ne sommes plus Français, femme, homme ou enfant, de 45 ou 10 ans : nous ne sommes plus que des expatriés. Un bout de chemin vient d'être tracé dans notre vie.

De retour aux USA, c’est dur de ne pas comparer nos deux pays, repérer les différences et les ressemblances et chercher à garder le meilleur.

Il y a trois points qui vont me marquer a mon retour. La folie des coupons, l’utilisation des sigles, et le climat de confiance.

La folie des coupons.
Les coupons sont aux USA ce que la baguette est pour la France : une caractéristique nationale ! Les coupons sont des réductions sur vos futurs achats. Vous pouvez les collecter après avoir fait des achats, il y a des livres a coupons que vous pouvez acheter, vous pouvez les trouver en ligne... Brefs, ils envahissent votre quotidien, et vous ne pouvez faire un achat sans que l'on vous demande si vous avez des coupons. En ce qui me concerne, ils ne sont jamais la quand j'en ai besoin, et ce ne sont jamais les bons en fonction de mes achats. Alors, je ne les utilise pas vraiment. Mais nous avons une voisine qui est une coupons' addict. Elle a une pochette spécialisée pour ranger les coupons ce qui lui permet de les organiser par thèmes. Et lorsqu'elle fait ses courses, elle a toujours sa précieuse pochette avec elle, à la recherche du produit au coupon. Les coupons sont vus ici comme de vrais avantages pour vous faire gagner de l'argent. Personnellement, je pense que les coupons sont un artifice pour faire toujours plus consommer. J’apprécie certaines marques, produits et je ne suis pas sure de vouloir en changer en fonction de coupons qui m'invitent a essayer une autre marque, un autre produit. Je passe assez de temps à trouver le produit qui me convient. Par contre, ils peuvent vous permettre d'ouvrir votre champs de perspectives en vous ouvrant quelques portes, comme de nouveaux restaurants... La fille d'une de mes amie vendait un livre à coupons pour son école alors nous lui l'avons acheté . 4 mois plus tard, je n'ai pas encore utilisé un seul des coupons... J'avais d'abord pris soin de sélectionner ceux qui pourraient potentiellement nous intéresser et puis j'ai offert les autres à des amis consommateurs de ces fameux coupons. J'avais quand même l'impression que les enseignes qui les proposaient n'étaient pas celles que nous avions envie d'utiliser (beaucoup de fast food, location de voitures...). Mais ne vous y tromper pas, pour avoir une réduction, il vous faut d'abord consommer et je suis assez sure que l'enseigne en question à plus à gagner que vous. Alors je préfère choisir moi-même mes produits sans être dicter par un soi-disant coupon avantageux...
Par contre, il est vrai qu'avec beaucoup de recherches, vous pouvez trouver des réductions assez surprenantes. Nous sommes allés visiter des grottes souterraines et notre voisin qui nous accompagnait (un addict des réductions lui aussi), avait repéré que nous pouvions bénéficier d'une réduction avec une carte d'un magasin que nous avions l'un et l'autre. Et vraiment je me demande encore quelle est l’intérêt du magasin dans cette transaction, car manifestement il n'y en a pas aux alentour des grottes !. Mais nous avons su profiter des heures de recherche de notre ami. Vive l'amitié...

Les sigles.
Si vous avez un problème il faut aller à l'ER (emergency room), à l'école vous avez PI (physical education), BOE (bord of education), WCPS (Washington county public school), il faut souvent montrer son ID (identification Document), et les mails se terminent souvent par ASAP (as soon as possible),
Mais les sigles sont censés faire gagner du temps... sauf quand vous n’avez pas accès au décodage. En France aussi nous en utilisons beaucoup : je travaille en IME et en SESSAD ; ULYS ; SAMU, Les sigles fonctionnent comme une sorte de néo-langage que nous utilisons entre initiés et qui créent une barrière entre ceux qui le partagent et les autres . Aux USA, je suis du côté des exclus. Un autre principe pour gagner en temps et en efficacité : lorsque vous appeler un prestataire de services, une institution... la personne se présente, présente l'institution, et vous demande comment elle peut vous rendre service, tout cela à la vitesse de l’éclaire, autrement dit pour un non anglophone, absolument de façon incompréhensible. Alors, vous priez pour avoir fait le bon numéro. Mais pire, lorsque l’on vous appelle ! Alors, la plupart du temps, il suffit de repérer un mot qui peut vous donner une indication (dentist, school, ...) et vous pouvez approximativement deviner de qui il s’agit.

Le climat de confiance.
Je suis impressionnée par le climat de confiance qu'il règne bien souvent. Dans certaines fermes, vous pouvez aller acheter vos pommes simplement en allant à hangar où sont disposées les pommes en sacs. Personne n'est présent, simplement un peu de monnaie est laissée pour faire votre change. Je ne peux m’empêcher de penser qu'en France, non seulement les pommes auraient disparu, mais la monnaie certainement aussi... A la bibliothèque, un jeu est organisé l'été pour encourager les enfants à continuer à lire. Ils doivent poster un sticker sur une feuille chaque fois qu'ils ont lu un quart d'heure et après un certain nombres de stickers, ils reçoivent un cadeau. UPS, transporteur de colis nous déposera notre colis en notre absence devant notre palier. Bien pratique pour le récupérer : pour autant, il s'agissait d'un ordinateur, rien que cela, et nous n'étions pas à la maison ni l'un ni l'autre au moins pendant deux jours. Merci Julie pour l'avoir récupéré ! D’autre part, lors de note séjour au Yellow Stone, nous sommes allés de bonne heure dans un camping car il n'y avait pas de réservation possible (premier arrivé, premier servi). C’était un camping auto-géré. Vous cherchez un emplacement qui doit se libérer (c'est indiqué à chaque emplacement par le locataire actuel). Vous prenez un document qui vous permet de retenir l’emplacement en le positionnant à votre tour sur l’emplacement. Puis vous mettez votre argent dans une enveloppe, le tout dans une sorte de boite aux lettre. Peu avertie de ce système, nous avons eu la chance de tomber sur des Américains serviables qui nous ont expliqué comment faire, nous ont réservé notre emplacement car ils partaient, ont déposé notre serviette sur la table pour montrer qu'il y avait bien quelqu'un. Nous sommes donc repartis l'esprit à peine tranquille (en France, ce système aurait peu de chance de fonctionner, et faire confiance au premier inconnu venu, n'est sans doute pas la meilleure option). Mais la, tout a marché et lorsque nous sommes revenus notre emplacement n'attendait plus que nous.
Ce climat de confiance va me manquer quand nous allons rentrer.
En tant que Française, je suis surprise par cette confiance qui me parait bien agréable. Cela a quand même à voir avec le fait que nous habitions une petite ville, je ne suis pas sure qu'à NYC, cette confiance soit aussi facile. Ce qui est étonnant, c'est que à côté de cela, il existe un climat de suspicion permanente sur les autres inconnus et je commence à mon tour à m'inquiéter abusivement lorsque Flore va seule dans un endroit peuplé : dans les magasins, dans les parcs lorsque je ne l'ai plus en visuel...

vendredi 9 mai 2014

11 mois : la poudre de perlin pinpin et les lunettes pour voir en double


Les voyages forment la jeunesse ! En effet, lorsque l’on voyage, y compris dans son propre pays, dans son propre quartier qui nous a vu grandir, il reste des découvertes qui nous donnent l’impression de toujours apprendre quelque chose de nouveau (c’est dans ce sens que cela entretien la jeunesse, car celui qui apprend reste jeune...). Question protection de l'environnement, je suis toujours alerte sur ce qui peut assurer le meilleur résultat tout en étant le plus écologique possible. Mais comme beaucoup de monde, je ne suis pas une experte de l’écologie, et je ne suis pas sure de vouloir fabriquer mes produits d'entretiens moi-même. Je suis déjà passée aux produits labels bio et écologique, qui je le rappelle ont un coût ce qui peut freiner les bourses les plus serrées ou tout simplement les bourses les moins concernés ; pourquoi, est-ce qu'il n'y aurait pas des aides pour favoriser ces produits, et en même temps j'ai bien conscience que lorsqu'il y a des aides, cela favorise la monter des coûts (c'est arrive avec les énergies renouvelables en France). Je suis intéressée par les « laves vapeur » qui utilisent la chaleur pour assurer l’hygiène plutôt que des détergents. J'utilise des produits cosmétique bio et avec le moins de danger possible pour nous et pour l'environnement... Et en même temps, je ne suis pas prête à renoncer au gain de temps, aux côtés pratiques... J'ai appris lors d'un cours d'histoire, qu' il y a un principe qui ne s'est jamais fait démentir en histoire, c'est que lorsque l'homme a acquis un bénéfice, il ne peut y renoncer, même si cela le conduit à sa perte (je développerai la question plus tard, si notre perte n’arrive pas trop tôt !!!). Alors lorsque je suis tombée sur cet article concernant les vertus du bicarbonate, quelle n'a pas été ma joie : le bicarbonate ou la poudre de perlin pinpin : écologie, simplicité, efficacité. En France, nous n'avons peut-être pas des gadgets pour tous les maux, mais nous avons le bicarbonate... J'avais peur de ne pas vraiment réussir a le trouver aux US. Mais je découvre aussi que le bicarbonate n'est pas une exclusivité Française, il porte simplement un autre nom : baking soda. En tout cas depuis ma découverte, je n'en ai jamais assez, vu qu'il s'utilise pour tout. Sans aller plus loin car ce serait très ennuyeux, voici le lien pour découvrir les vertus de la poudre blanche 
(http://www.mrbricolagelillebonne.com/docs/bi-sodium.pdf). 
Si vous le souhaitez je peux vous faire parvenir ma propre liste d'utilisation de la poudre blanche...
Mais attention tout de même aux limites : le bicarbonate fait beaucoup de choses, mais n’enlève pas les mouchoirs en papier, restés au fond des poches avant la lessive. C'est bête !!!

Une autre découverte, ou plutôt redécouverte, c’est le pouvoir des roches. Depuis que ma fille est née, je suis devenue plus préoccupée de notre santé et je me suis intéressée à trouver des alternatives à la médecine traditionnelle. Un peu en balbutiant, aussi au gré des rencontres, j’ai commencé à utiliser le collier d’ambre, puis des pierres sous l’oreiller pour mieux dormir, les bougies hopi, les huiles essentielles, la pierre qui capte les ondes... L’efficacité des pierres m’avait a l’époque moyennement convaincue, même si elles présentent toujours l’avantage d’être belles à porter en bijou. Pendant notre séjour français, nous avons eu l’occasion de revoir une cousine qui voudrait bien nous rendre visite aux USA. Ma famille est grande et les occasions sont rares de nous voir. Alors, je n’avais pas eu l’occasion de revoir cette cousine depuis quelque temps et surtout de suivre son évolution personnelle. J’apprends à l’occasion de notre rencontre, qu’elle s’est intéressée aux propriétés des pierres, et que depuis quelque temps, elle travaille de façon complémentaire dans un magasin spécialisé à ce sujet. Je vais avoir le temps de passer la voir un jour ou c’est elle qui est en charge du magasin, et elle me redonne envie de m’intéresser à ces propriétés. Je prends donc à cette occasion une pierre pour aider a dormir, une pour capter les ondes de mon téléphone et une pour faire joli.

Dernière anecdote avant de quitter le sol Français et qui démontre encore une fois les vertus du rangement. En arrivant aux US l’année dernière, je me suis rendue compte que j'avais perdu mes lunettes de vue. Il ne me restait plus que mes lunettes de vue de soleil, et une vieille paire toujours adaptées question vue, mais plus très confortable. J'ai d'abord commencé à les chercher, dans les affaires apportées avec nous, puis dans les affaires du déménagement, et enfin auprès des amis chez qui je suis restée... Puis, étant pris dans des contradictions sur notre couverture médicale aux US, j'ai préféré attendre notre retour en France pour en refaire faire. Ce n'est pas tant l’inconfort des lunettes qui m'ont le plus été difficile, mais le fait de ne pas les avoir à porter de main (une dans mon sac et une pour la TV, puisque je suis myope et que j'en ai besoin pour regarder de loin). Donc j'ai passé une année d'attente. J'avais pris la précaution de prendre RDV chez l’ophtalmo 6 mois a l'avance (c’était déjà trop tard ! Heureusement que mon médecin connaissait notre situation, elle a pu m’intercaler entre deux RDV). Et j'ai pu m'y rendre dès notre arrivée. Il n'y avait plus qu’à passer au magasin. J'ai l'habitude en France d'utiliser les tiers payant, mais lorsque vous êtes expatries, plus de tiers payant car vous avez une caisse de sécurité sociale à part. Et je peux vous dire qu’après de nombreux coups de téléphone à des personnes assez peu averties d'une telle situation (mais c'est à moi d’être avertie, pas à ma mutuelle!), j'ai réussi à récupérer mes lunettes. J’avais pris la précaution d’en prendre une de plus, gratuite, au cas ou j’aurai un problème avec la première. Je dois avouer qu’après un an d'attente, j'ai ressenti un grand bonheur... Entre le RDV de l'ophtalmo, les va-et-vient entre le magasin et ma mutuelle, le temps de les fabriquer, je ne les ai eu que quelques jours avant de repartir. Mais en rangeant la twingo pour la laisser dans le garage avant notre prochain retour, devinez ce que j'ai trouvé, sous le siège arrière ? Mes deux précédentes paires de lunettes que j'avais perdues. Et voila je me retrouve avec 4 paires de lunettes, assez identiques, car c'est un modèle que j’apprécie tout particulièrement et comme j'aime avoir deux paires, l'une pour le sac, l'autre pour la TV, j'en ai donc bien 4. Vu que ma vue évolue peu, je suis sure d'en avoir toujours une à porter de main... Mais peut-être que je vais être rattrapée par un autre problème de vue, plus lie à l'âge celui-la : « paires de lunettes de myopie à vendre, très bon état, très peu servies, prix intéressant »...

Jeudi 4 juillet : retour au pays (il est vrai que parfois, je ne sais plus trop bien quel pays est le mien...). Le retour s'est passé sans embuche, à peine un petit nuage pour nous bercer ou nous sortir de notre torpeur pendant le voyage!!! Douane sous contrôle, nous revenons chez nous en effet, et la France n'était qu'un intermède pour les vacances...

vendredi 2 mai 2014

11 mois : tout n'est pas blanc ou noir!


Sinon, le mois de juin sera organisé comme un agenda de ministre : voir tout le monde en 4 semaines, en groupe, et en petit comité, sans négliger le temps passé avec chacun. Il y a ceux aussi que je n'ai pas avertis car cela aurait provoqué l’essoufflement. C'est assez singulier ce type de vacances, et pour tout dire assez inédit. Je dors essentiellement chez mes parents, mais nous resterons quelques nuits chez des amis. C'est vraiment dans ces moments de partage du quotidien que nous apprenons à découvrir les personnes. Avec nos mois de déconditionnement précédents, nous serons vite nous adapter à chacune des habitudes locales, qui parfois nous font faire des grands écarts, mais rien de tel qu'un peu de gymnastique pour l'élasticité des articulations sociales !




Parmi nos moments festifs de retrouvailles, il y a eu le QG des retrouvailles fraternelles, le G3 pour trois jours. Nous sommes arrivés à faire coïncider nos dates avec mes deux frères, pour nous voir tous en même temps dans le village de mes parents. C’était inespéré, vu que l'un vit en Nouvelle-Calédonie, l'autre a Hagerstown, MD, et l'autre en France. Enfin, nous partageons le même créneau horaire ! Cela nous a donne l'impression de fêter Noël au mois de juin (sans les cadeaux, mais nous allons vérifier que ce ne sont vraiment pas les cadeaux qui font les plus beaux Noëls!!!).

Pour notre retour en France, nous retrouvons les marques évidentes de tri des déchets, nous en avions perdu l'habitude, même si nous continuons à trier. Les bennes de recyclage se trouvent a tous les coins de rue, et il faut vraiment ne pas avoir conscience de la valeur du tri, ou être trop fainéant pour le faire. A Hagerstown (ce qui n'est pas vrai dans tous les États-Unis comme nous pouvons agréablement le constater lors d'un voyage au Yellow Stone), si l'on veut trier, c'est une démarche qui demande plus d’énergie et qui a un prix (notre société de ramassage de poubelles qui assure aussi le tri est plus chère que la plupart des autres!).
Nous avons aussi retrouvé le café moulu plus fin, le fromage qui pue, les invitations a 20h, la pétanque, le rose pamp, les routes moins larges... Et devinez ce que en France au mois de juin, on retrouve sur les routes : les travaux ! Encore une loi qui ne se dément pas... Merci Oreo pour m'avoir prêté ton GPS qui ne cherche pas a me perdre, lui au moins !!!

Et aussi deux caractéristiques que nous ne trouvons pas aux USA. J'ai décidé de les associer même si leur association est assez improbable et bien sur très polémique, mais ce sont les deux points qui auront marqué mon étonnement et rappeler que cette escapade d’un an nous aura rendues étrangères dans notre propre pays.
En France, tout n'est pas blanc ou noir ! Les camionnettes blanches sur les bords des routes et les dames en noir. C'est bientôt le temps du Ramadan et certaines femmes se couvrent de noir. La population Musulmane est proportionnellement plus importante en France, alors, cela donne une impression de deuil. D’autre part, depuis l’exclusion des camionnettes blanches du nouveau quartier de Perrache, on peut les retrouver sur les routes bucoliques de nos campagnes Françaises. Bien sur, associer camionnettes blanches sur les bords des routes et dames en noire m’expose à de nombreuses critiques . Mais je crois que les deux couleurs opposées donnent bien à voir l'opposition entre ces deux registres, et nous rappellent qu’en ce mois de juin 2013, les étrangères aux yeux étonnés, c’étaient nous....

vendredi 25 avril 2014

11 mois : Gruissan au meilleur de sa forme!!!


Le lendemain de notre arrivée en France, nous avons prévu de descendre dans notre appartement sur la côte Méditerranéenne. Ce seront sans doute nos seules vacances à la mer. En effet, nos prochains voyages seront à Orlando (en Floride mais à l'intérieur des terres, même si les nombreux parcs aquatiques et piscines nous font perdre la notion des vacances à la mer!) et au parc national du Yellow Stone, en plein centre des USA. Je veux aussi profiter de mes parents car dès le WE prochains les invitations vont pleuvoir et je risque d'être un peu absente. 2013 aura été une année pluvieuse !
En reprenant la twingo après 11 mois de villégiature de mon pied gauche, j'ai un peu de mal à passer les vitesses. Mais les habitudes Pavloviennes se retrouvent vite. L'expérience originale de Pavlov avait réussit à faire saliver un chien au seul bruit d'une sonnette parce qu'il avait été exposé plusieurs jours de suite au bruit de cette sonnette, juste avant un repas. Puis, même après plusieurs jours sans exposition, la salivation revenait au retour de la sonnette.
Sur la route, je constate que les Français n'ont toujours pas renoncé à rouler vite et à slalomer sur l'autoroute. Je comprends l'impression des Américains que nous sommes de mauvais conducteurs. Le problème d'une telle conduite, c'est qu'elle suppose que les autres conducteurs soient avertis et ne se laissent ni surprendre, ni impressionner... C'est l'un des quelques principes qui ne s'exportent pas, car cela suppose une organisation tacite sous-jacente globale, plus complexe que la simple partie immergée. Je trouve néanmoins cette conduite nerveuse et dangereuse car nous ne sommes jamais l’abri d'un imprévu.Et puis, finalement la conduite de bon père de famille, c'est assez reposant.

Gruissan presque sans vent et qui fait éclater ses plus belles couleurs, c’est inespéré ! Gruissan sans vent, c'est un peu comme... l'Angletterre sans nuage,  : une bonne surprise!!! (ne vous méprenez pas, j'aime beaucoup l'Angleterre et son temps souvent brumeux et pluvieux lui permet de garder sa fraîcheur, sa verdure, ce n'est pas un hasard si les Anglais sont les rois du jardin ! La seule chose qui m'indispose, c'est comme j'ai à passer par Londres à chaque allé-retour, je suis ennuyée par les conséquences des nuages).

Il y a les motos neige en montagne, et à Gruissan il y a aussi les moto... crottes. Plus besoin pour le propriétaire d'un chien de ramasser derrière lui lors des promenades digestives, la moto-crottes le fera pour vous. Ce qui permet au village de rester propre, aux promeneurs de ne pas tenter leur chance sur les pavés, et aux propriétaires de chien de rester égoïstes et malpropres. Je me suis toujours demandée comment ces mêmes personnes se comporteraient si les pavés municipaux étaient leur propriété privé. Même chose pour les jeteurs de mégots et autres papiers gras encombrants. «  faites aux autres ce que vous ne vous réservez pas a vous-même ! », maxime des propriétaires de chiens indélicats. Mais toutes les communes n'ont pas les moyens d'avoir des motos-crottes.

Premier matin, 8.00  : la débroussailleuse a commencé à réveiller le village engourdi ! Ils vont venir à trois, on ne rigole pas sur la taille ! Les abords seront parfaits, les vacanciers du mois de juin, sans doute un peu moins reposés. Mais bon après tout, au mois de juin, ce sont surtout des retraités qui prennent des vacances, alors ils ont l'habitude de se lever tôt ! Mais, moi je ne suis pas encore retraitée, et j'ai surtout le jet-lag à assumer. Alors, L'idéal pour que l'harmonie se trouve entre ces deux positions contradictoires, c'est soit que les vacanciers comme moi, viennent en hiver, soit que la taille se fasse en hiver. Pour vous donner une idée du bruit, cela rappelle les marteaux piqueurs de chantier ! Les vacances ne sont pas de tout repos !

Pour notre première semaine, le soleil et la chaleur ne nous auront pas boudé L'intérêt ici c'est que cela ne s'accompagne pas de moiteur. Alors, pour compenser je suis allée au hammam dans une bassin aquatique balnéothérapie. L'eau n'est jamais à moins de 32°. Le seul petit quack, avant de sortir plus de sac dans lequel j'ai quand même mes clefs de voiture ! On le cherche de partout, mais ne le trouve nulle part ! Je me fais assister par deux personnels de la piscine qui m'aident à regarder de partout, notamment dans les poubelles. Finalement, je passe du côté piscine et là je le trouve avec d'autres affaires qui ne sont pas à nous. Une gentille dame se sera simplement trompée, en pensant que c'était son sac de gâteaux. Les gâteaux auront eu un drôle de goût si je ne l'avais pas retrouvé et qu'il m'aurait fallu aller porter plainte! J'aurai dû l'accompagner d'une étiquette à notre nom, comme à l'aéroport...

vendredi 18 avril 2014

11 mois : des retrouvailles qui se méritent...


Enfin le 8 juin : départ pour la France ou retour au pays.
Arrivée sur Heathrow : accueillies par une masse nuageuse et par la température frisquette. Décidément, malgré ma joie de revenir, ce n'est pas la partie la plus agréable d'autant qu'encore une fois je n'ai pas pu dormir dans l'avion : il n'était pas très grand et il y a eu quelques nuages perturbateurs en route, juste au moment de m'endormir, pas très puissants mais suffisants pour faire déserter le sommeil... Décidément à Londres, si l'on veut voir le soleil il faut le chercher... au-dessus des nuages !
Apparemment un incident sur Heathrow nous fait atterrir sur une zone reculée. Nous allons alors voyager en bus dans les coulisses du célèbre aéroport. Cela change des habituels couloirs immaculés. Tout n'est que travaux, entrepôts, bibelots... L'arrière cours n'est pas à la hauteur de sa devanture.
Deux caractéristiques nous font réaliser que nous avons quitté le sol Américain : des langues très variées sont parlées autour de nous et pour la connexion internet, il n'y a que 45 minutes gratuite.

11H35 : décollage pour la France. La masse nuageuse ne m'indispose plus, tant il me tarde de fouler le sol français. Je comprends mieux l'impatience des émigrants qui reviennent au pays ! Le repas de midi sera une boisson et des cacahuètes ou des chips : Sacré menu, mais au moins rien ne change ! Il n'y a décidément plus de petites économies !!! On a intérêt à ne pas se laisser surprendre. Sauf que nous n'avons que des dollars ou des euros et une carte bleu. Le sandwich acheté à l'aéroport risque de nous coûter un peu cher car je rappelle que l'Angleterre n'a pas encore adopté l'Euro... Lors du survol de la France, je remarque l'incroyable découpage du paysage en parcelles très délimitées souvent par des haies d'arbres, et des barrières. Cela donne une impression de puzzle bien assemblé mais découpés en pièces. Un puzzle aux couleurs vertes et bleu, marques des fortes pluies de l'année écoulée. S'il y avait bien une année à fuir la France, c’était bien cette année. L'hiver 2012 avait été très froid tandis que l'hiver et le printemps 2013 très pluvieux. L'été sera-t-il se montrer plus lumineux ?
A la douane, le climat est détendu. D'abord, il y a très peu de monde, et puis la majorité des passagers sont Français, il n'y a donc pas de questionnement sur leur légalité à flouer le sol. A l'attente des bagages, je suis comme happée par toutes les conversations que je comprends sans avoir à y prêter garde. A Hagerstown surtout, lorsque j'entends parler français, c'est un étonnement. Ici, je me surprends à me laisser envahir par chacune de ces phrases qui ne me sont pas adressées. Je pense que lorsque l'on a pas d'effort à faire pour comprendre la langue, très naturellement on se ferme aux conversations des autres. Mais pour moi qui est pris l'habitue d’être très attentive, c'est comme si j'étais la tour de contrôle de chacune de ces discussions qui dérivent invariablement vers moi. Je me rends compte aussi, que nous ne pouvons plus nous parler français avec Flore pour ne pas être comprises. Il nous faut alors chuchoter.

A notre arrivée, le taxi de l'entreprise nous attend, près a nous rapprocher encore plus de notre destination finale : la famille. Malgré mon manque de sommeil, je ne peux pas encore dormir, je suis trop impatiente.
Lorsque nous arrivons chez mes parents, il n'y a personne. Nous le savions puisqu'ils sont chez mon frère, juste a cote. Cela change des retrouvailles très démonstratives a l’Américaine, ou l'habitude est plus d'attendre les gens pendant des heures a l’aéroport ! Je dépose les valises, et nous parcourons a pied les 500 m qui nous sépare de la maison de mon frère. Les retrouvailles se méritent ici...

vendredi 11 avril 2014

11eme mois, juin : l'anticipation du retour au pays !


L'école est finie, il est temps de passer aux choses sérieuses ! « C'est les vacance, adieux les pénitence, les cahier au feux, la metresse au milieux ». Pour nous, ce sera le retour au pays. L'école n'étant pas encore finie outre Atlantique (pour nous, l’outre Atlantique est la France), nous pourrons profiter de tous nos amis. En effet en France, dès que l'école est finie, c'est le temps de la migration estivale et il est difficile de pouvoir voir tout le monde!!! alors revenir au mois de juin ce sera parfait pour profiter de tous .

Je commence à être impatiente. La France semble avoir renoué avec le beau temps, et ici ces trois derniers jours, le temps va être gris et pluvieux, histoire de ne rien regretter... J'ai bien sur très envie de revenir, de voir tous mes proches, nous n'allons pas manquer de bons moments. Mais je sais aussi, qu'il nous faudra aller voir des médecins, faire des démarches administratives, et commencer à envisager notre retour, notamment sur la future école de Flore ce qui pourra supposer que nous changions aussi d'habitation. De même, je veux passer du temps avec mes parents qui sont bien éprouvés ces derniers temps. Je sais aussi que ma mère a évolué ces derniers moments et je suis inquiète qu'elle ne me reconnaisse plus. Je sais que c'est inscrit à plus ou moins long termes dans le processus de la maladie, mais cela reste une épreuve pour les proches.
Et puis, je sais que je vais aussi regretter mes amis ici avec lesquels les revoirs sont chaleureux car nous savons que nous allons bientôt nous revoir. Quand sera-t-il pour le départ définitif, car contrairement à nos amis de France, il n'y aura sans doute pas de retour ?

Mais en attendant, il vaut mieux s'activer pour ne pas trop s'impatienter. Le premier WE de juin, juste avant de partir en France, nous allons pouvoir aller au Blues festival, peut-être pour mieux nous imprégnier de ce que les USA font de mieux ! Pendant deux soirées et deux jours, Hagerstown ne résonne plus que par la son de cette musique envoûtante. C'est une musique qui vous enchaîne car vous ne pouvez plus laisser votre pied tranquille. C'est aussi la musique des sentiments les plus profonds. Il faut bien reconnaître qu'en matière de musique les Américains sont très forts. Ils ont déjà le Jazz mondialement reconnu, la country qui n'est pas sans intérêt, le Gospel qui est loin d'être ennuyeuse et la musique cajun, qui mérite le détour (je l'avais découverte lors de mon premier séjour il y a 20 ans). Bien sur en matière de musique plus récente, ils sont bien souvent leaders. Pour ce dernier WE sur les terres Américaines, nous aurons pu profiter de ce que la vie ici peut réserver de bon, et tout cela sans quitter Hagerstown : Hagerstown en passe de devenir une destination de rêve...
A propos de la musique Cajun :
http://www.youtube.com/watch?v=nlZfn7T3Nc8&feature=player_embedded#!
Juste avant le départ aussi, j'ai découvert que le Maryland avait renoncé à la peine de mort mais par contre avait légalisé le marriage gay : plusieurs bonnes raisons de revenir. Ce qui me parait important dans de telles dispositions ce n'est pas tant leur raison d'être que leur valeur de respect de l'être humain dans toutes ses composantes.

Avant notre départ, je cherche quelques adresses de nos amis Américains, pour pouvoir leur écrire de France. Je sais à quel point cela pourra leur faire plaisir, tant la France est une destination de rêve pour eux. Alors, je pianote leur nom sur les pages jaunes (yellow pages), et je suis bien surprise de découvrir associe à leur nom des informations que me paraissent extrêmement privées : leurs enfants, s ‘ils sont mariés, s’ils sont répertoriés pour avoir eu des malpratrices, ou s’ils font l’objet de sanctions... Il vaut mieux être blanc comme neige...

vendredi 4 avril 2014

le joli moi de mai, et l'anticipation du retour au pays

Afin, nous avons un WE prolongé en mai : celui de Mémorial day, le lundi 27 mai. Beaucoup, en profitent pour rejoindre l'Atlantique, pour visiter les alentours. Les routes doivent être chargées, les hôtels encombrés. Nous avons décidé de rester à Hagerstown. De toute façon avec le programme de cet été, nous n'allons pas manquer de découvertes. Ce sera alors le WE des invitations. D'abord, le vendredi soir, au restaurant avec un couple de nos voisins. Nous allons encore pouvoir vérifier leur sincère entraide. C'est en même temps l'occasion de mieux connaître l'origine de notre lotissement, les relations dans le voisinage. Les relations sont cordiales mais sans approfondissement (sauf avec … nous). Le lendemain, ce sont d'autres voisins un peu plus loin qui nous invitent à un BBQ. Leur fils est dans la classe de Flore, c'est comme cela que nous les connaissons et que régulièrement nous partageons des activités. Mais en même temps sur mon portable, j'ai un message d'invitation pour un goûter le même jour. Les deux familles se connaissent, nous pourrons aller au deux (en évitant de manger à midi pour ne pas surcharger l'estomac). Le lendemain, c'est nous qui invitons tous les expat français qui travaillent dans la compagnie de Kris. Cela fait seulement trois familles (sans nous compter). La communauté française est réduite ici. Et cela tombe bien car je ne suis pas désireuse de rester seulement avec des compatriotes, j'aime au contraire rencontrer des gens d'autres nations. Nous évoquerons les différences entre la France et les USA, notamment ce qui nous manquera d'ici à notre retour en France (un couple va bientôt rentrer) : la confiance et le respect, les journées très ensoleillées, la vie moins stressante (nous quitterons une petite ville pour rentrer dans une grosse agglomération).
Le jour de Memorial day, c'est l'anniversaire de mon amie Allemande. Elle nous a invité après notre traditionnelle marche du mardi pour prendre un café et manger le gâteau. Je tiens à lui offrir des fleurs. Mais ce jour-là, tout n'est que bleu, blanc, rouge, aux couleurs de la nation. Et même si cela pourrait être aussi mes couleurs, ce ne sont pas les siennes. Alors, je rajoute une jaune et une orange et j'aurai pris soin d'enlever le petit drapeau Américain, pour faire moins patriotique...

J'ai enfin réussi à trouver mon « fraise au champ », ce sont ces fermes dans lesquelles l'on ramasse ses propres fraises. Ce n'est pas tant le plaisir de la cueillette, que le plaisir de manger des fraises qui ont du goût et en grande quantité qui me fait apprécier cette forme de ferme. Il y en a même plusieurs tout près de chez moi (mais impossibles à trouver sans aide et internet pour ce type de besoin n'est pas le meilleur moyen : j'en ai trouvé en effet beaucoup, mais pas du tout à côté de chez moi). A force d'en parler à tout le monde, mes voisins nous ont proposé de les accompagner dans leur ramassage. Et lorsque j'en ai parlé à la communauté d'expat, d'autres m'ont fait découvrir de nouveaux endroits : c'est le principe de la multiplication des pains... J'avais cette habitude depuis trois, quatre ans en France et j'avoue que j'espérai bien trouver l'équivalent ici. Question équivalence, cela s'arrête à la cueillette par soi-même. En effet, alors qu'en France vous vous retrouver sur un vaste terrain qu'il vous faut arpenter à pied, déjà investit par de nombreuses personnes, sans trop savoir où vous rendre, dans un parfait : chacun pour soi, voir même « si je peux induire l'autre en erreur cela me laissera plus de chance pour avoir les meilleurs emplacements » ; ici vous êtes conduit personnellement et parfois en voiture par une personne qui vous indique votre emplacement en fonction de ce qui a déjà été ramassé, de ce qui est mûr, et il vous faut à votre tour placer le petit drapeau à la fin de votre ramassage pour indiquer aux suivants à quel endroit il reste des fruits murs, dans une parfaite organisation bien rodée. Il y a même un répondeur qui vous indique quand ils sont ouverts en fonction de l'avancée du ramassage, de la maturité des fruits. Mais peu importe la manière, ce qui compte c'est que dans chacun des pays, les fraises soient délicieuses...

De toute façon, je vais pouvoir peut-être pouvoir comparer les goûts, car nos billets pour notre retour en France sont pris. Il ne nous reste plus qu'à compter les jours. Je donne les dates à notre famille et les amis qui s'empressent de nous proposer des dates pour se voir. Le challenge : faire tenir tout le monde en moins d'un mois ! j'ai tellement envie de voir tout le monde, que je ferai bien une grande fête avec tous mes amis du 9 juin au 4 juillet sans interruption... Bon en même temps, je pense qu'au bout de quelques jours, cela risquerait d'être too much. J'ai en même temps peur que rien n'est changé en France : les mêmes soirées, avec les mêmes personnes, les mêmes discussions, mêmes petits agacements... Je ne veux pas non plus les envahir avec notre vie ici, ou simplement avec l'expérience qui nous transforme, nous questionne, nous fait aller chercher des ressources internes qui se cachent... et que nous sommes les seuls à vivre ! Et puis, je sais aussi que la vie ici va me manquer, nos nouveaux amis, le beau temps, la vie moins stressante, la tondeuse... « quand reverrai-je mon petit village, et en quelle saison ? »