Et voila, notre voyage se termine. Bien sur, il y aurait encore à dire sur notre réinstallation complète en France et ses soubresauts, mais nous voila déjà happés par d'autres aventures. Alors, je vous souhaite juste de bonnes fêtes de fin d'année : "apprend comme si tu devais vivre toujours, et vis comme si tu devais mourir demain"...

vendredi 4 avril 2014

le joli moi de mai, et l'anticipation du retour au pays

Afin, nous avons un WE prolongé en mai : celui de Mémorial day, le lundi 27 mai. Beaucoup, en profitent pour rejoindre l'Atlantique, pour visiter les alentours. Les routes doivent être chargées, les hôtels encombrés. Nous avons décidé de rester à Hagerstown. De toute façon avec le programme de cet été, nous n'allons pas manquer de découvertes. Ce sera alors le WE des invitations. D'abord, le vendredi soir, au restaurant avec un couple de nos voisins. Nous allons encore pouvoir vérifier leur sincère entraide. C'est en même temps l'occasion de mieux connaître l'origine de notre lotissement, les relations dans le voisinage. Les relations sont cordiales mais sans approfondissement (sauf avec … nous). Le lendemain, ce sont d'autres voisins un peu plus loin qui nous invitent à un BBQ. Leur fils est dans la classe de Flore, c'est comme cela que nous les connaissons et que régulièrement nous partageons des activités. Mais en même temps sur mon portable, j'ai un message d'invitation pour un goûter le même jour. Les deux familles se connaissent, nous pourrons aller au deux (en évitant de manger à midi pour ne pas surcharger l'estomac). Le lendemain, c'est nous qui invitons tous les expat français qui travaillent dans la compagnie de Kris. Cela fait seulement trois familles (sans nous compter). La communauté française est réduite ici. Et cela tombe bien car je ne suis pas désireuse de rester seulement avec des compatriotes, j'aime au contraire rencontrer des gens d'autres nations. Nous évoquerons les différences entre la France et les USA, notamment ce qui nous manquera d'ici à notre retour en France (un couple va bientôt rentrer) : la confiance et le respect, les journées très ensoleillées, la vie moins stressante (nous quitterons une petite ville pour rentrer dans une grosse agglomération).
Le jour de Memorial day, c'est l'anniversaire de mon amie Allemande. Elle nous a invité après notre traditionnelle marche du mardi pour prendre un café et manger le gâteau. Je tiens à lui offrir des fleurs. Mais ce jour-là, tout n'est que bleu, blanc, rouge, aux couleurs de la nation. Et même si cela pourrait être aussi mes couleurs, ce ne sont pas les siennes. Alors, je rajoute une jaune et une orange et j'aurai pris soin d'enlever le petit drapeau Américain, pour faire moins patriotique...

J'ai enfin réussi à trouver mon « fraise au champ », ce sont ces fermes dans lesquelles l'on ramasse ses propres fraises. Ce n'est pas tant le plaisir de la cueillette, que le plaisir de manger des fraises qui ont du goût et en grande quantité qui me fait apprécier cette forme de ferme. Il y en a même plusieurs tout près de chez moi (mais impossibles à trouver sans aide et internet pour ce type de besoin n'est pas le meilleur moyen : j'en ai trouvé en effet beaucoup, mais pas du tout à côté de chez moi). A force d'en parler à tout le monde, mes voisins nous ont proposé de les accompagner dans leur ramassage. Et lorsque j'en ai parlé à la communauté d'expat, d'autres m'ont fait découvrir de nouveaux endroits : c'est le principe de la multiplication des pains... J'avais cette habitude depuis trois, quatre ans en France et j'avoue que j'espérai bien trouver l'équivalent ici. Question équivalence, cela s'arrête à la cueillette par soi-même. En effet, alors qu'en France vous vous retrouver sur un vaste terrain qu'il vous faut arpenter à pied, déjà investit par de nombreuses personnes, sans trop savoir où vous rendre, dans un parfait : chacun pour soi, voir même « si je peux induire l'autre en erreur cela me laissera plus de chance pour avoir les meilleurs emplacements » ; ici vous êtes conduit personnellement et parfois en voiture par une personne qui vous indique votre emplacement en fonction de ce qui a déjà été ramassé, de ce qui est mûr, et il vous faut à votre tour placer le petit drapeau à la fin de votre ramassage pour indiquer aux suivants à quel endroit il reste des fruits murs, dans une parfaite organisation bien rodée. Il y a même un répondeur qui vous indique quand ils sont ouverts en fonction de l'avancée du ramassage, de la maturité des fruits. Mais peu importe la manière, ce qui compte c'est que dans chacun des pays, les fraises soient délicieuses...

De toute façon, je vais pouvoir peut-être pouvoir comparer les goûts, car nos billets pour notre retour en France sont pris. Il ne nous reste plus qu'à compter les jours. Je donne les dates à notre famille et les amis qui s'empressent de nous proposer des dates pour se voir. Le challenge : faire tenir tout le monde en moins d'un mois ! j'ai tellement envie de voir tout le monde, que je ferai bien une grande fête avec tous mes amis du 9 juin au 4 juillet sans interruption... Bon en même temps, je pense qu'au bout de quelques jours, cela risquerait d'être too much. J'ai en même temps peur que rien n'est changé en France : les mêmes soirées, avec les mêmes personnes, les mêmes discussions, mêmes petits agacements... Je ne veux pas non plus les envahir avec notre vie ici, ou simplement avec l'expérience qui nous transforme, nous questionne, nous fait aller chercher des ressources internes qui se cachent... et que nous sommes les seuls à vivre ! Et puis, je sais aussi que la vie ici va me manquer, nos nouveaux amis, le beau temps, la vie moins stressante, la tondeuse... « quand reverrai-je mon petit village, et en quelle saison ? »

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