Et voila, notre voyage se termine. Bien sur, il y aurait encore à dire sur notre réinstallation complète en France et ses soubresauts, mais nous voila déjà happés par d'autres aventures. Alors, je vous souhaite juste de bonnes fêtes de fin d'année : "apprend comme si tu devais vivre toujours, et vis comme si tu devais mourir demain"...

vendredi 18 avril 2014

11 mois : des retrouvailles qui se méritent...


Enfin le 8 juin : départ pour la France ou retour au pays.
Arrivée sur Heathrow : accueillies par une masse nuageuse et par la température frisquette. Décidément, malgré ma joie de revenir, ce n'est pas la partie la plus agréable d'autant qu'encore une fois je n'ai pas pu dormir dans l'avion : il n'était pas très grand et il y a eu quelques nuages perturbateurs en route, juste au moment de m'endormir, pas très puissants mais suffisants pour faire déserter le sommeil... Décidément à Londres, si l'on veut voir le soleil il faut le chercher... au-dessus des nuages !
Apparemment un incident sur Heathrow nous fait atterrir sur une zone reculée. Nous allons alors voyager en bus dans les coulisses du célèbre aéroport. Cela change des habituels couloirs immaculés. Tout n'est que travaux, entrepôts, bibelots... L'arrière cours n'est pas à la hauteur de sa devanture.
Deux caractéristiques nous font réaliser que nous avons quitté le sol Américain : des langues très variées sont parlées autour de nous et pour la connexion internet, il n'y a que 45 minutes gratuite.

11H35 : décollage pour la France. La masse nuageuse ne m'indispose plus, tant il me tarde de fouler le sol français. Je comprends mieux l'impatience des émigrants qui reviennent au pays ! Le repas de midi sera une boisson et des cacahuètes ou des chips : Sacré menu, mais au moins rien ne change ! Il n'y a décidément plus de petites économies !!! On a intérêt à ne pas se laisser surprendre. Sauf que nous n'avons que des dollars ou des euros et une carte bleu. Le sandwich acheté à l'aéroport risque de nous coûter un peu cher car je rappelle que l'Angleterre n'a pas encore adopté l'Euro... Lors du survol de la France, je remarque l'incroyable découpage du paysage en parcelles très délimitées souvent par des haies d'arbres, et des barrières. Cela donne une impression de puzzle bien assemblé mais découpés en pièces. Un puzzle aux couleurs vertes et bleu, marques des fortes pluies de l'année écoulée. S'il y avait bien une année à fuir la France, c’était bien cette année. L'hiver 2012 avait été très froid tandis que l'hiver et le printemps 2013 très pluvieux. L'été sera-t-il se montrer plus lumineux ?
A la douane, le climat est détendu. D'abord, il y a très peu de monde, et puis la majorité des passagers sont Français, il n'y a donc pas de questionnement sur leur légalité à flouer le sol. A l'attente des bagages, je suis comme happée par toutes les conversations que je comprends sans avoir à y prêter garde. A Hagerstown surtout, lorsque j'entends parler français, c'est un étonnement. Ici, je me surprends à me laisser envahir par chacune de ces phrases qui ne me sont pas adressées. Je pense que lorsque l'on a pas d'effort à faire pour comprendre la langue, très naturellement on se ferme aux conversations des autres. Mais pour moi qui est pris l'habitue d’être très attentive, c'est comme si j'étais la tour de contrôle de chacune de ces discussions qui dérivent invariablement vers moi. Je me rends compte aussi, que nous ne pouvons plus nous parler français avec Flore pour ne pas être comprises. Il nous faut alors chuchoter.

A notre arrivée, le taxi de l'entreprise nous attend, près a nous rapprocher encore plus de notre destination finale : la famille. Malgré mon manque de sommeil, je ne peux pas encore dormir, je suis trop impatiente.
Lorsque nous arrivons chez mes parents, il n'y a personne. Nous le savions puisqu'ils sont chez mon frère, juste a cote. Cela change des retrouvailles très démonstratives a l’Américaine, ou l'habitude est plus d'attendre les gens pendant des heures a l’aéroport ! Je dépose les valises, et nous parcourons a pied les 500 m qui nous sépare de la maison de mon frère. Les retrouvailles se méritent ici...

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