Et voila, notre voyage se termine. Bien sur, il y aurait encore à dire sur notre réinstallation complète en France et ses soubresauts, mais nous voila déjà happés par d'autres aventures. Alors, je vous souhaite juste de bonnes fêtes de fin d'année : "apprend comme si tu devais vivre toujours, et vis comme si tu devais mourir demain"...

vendredi 1 novembre 2013

Janvier 2013 : 6 mois déjà... et d'une langue a l'autre (3eme partie)


Entre une belle langue plus ou moins utile ou une utile langue par particulièrement très belle, mon cœur balance. L'anglais n'est plus une option, c'est une routine. Mais il y a quand même des circonstances qui laissent l'anglais au placard : les jurons et les excuses spontanées. Mais c'est drôle, comment en les prononçant j'ai toute leur force qui me revient en boomerang alors que je pense que personne autour de moi ne peut les comprendre. Bien sur, les jurons existent aussi en anglais et je les connais. Mais leur force n'a pas la même intensité car ils n'ont tout simplement pas été appris à un moment où enfant il n'y a rien de plus jouissif que de faire râler ses parents par un juron bien placé. Pour les excuses, il n'y en a pas de meilleures que celles qui sont prononcées spontanément, car si en plus d'être mal à l'aise car on vient de bousculer quelqu'un, il faut en plus se souvenir de la formulation précise. Nous avons réalisé aussi avec une amie Allemande que lorsque nous soyons en compagnie de quelqu'un avec qui nous nous sentons bien, il nous arrive de spontanément parler notre langue maternelle (je ne comprends rien à l'Allemand, tout comme elle ne comprend rien au Français). C'est dans ces moments-là que l'on réalise que la langue maternelle est notre langue affective ! Presque au même moment, Kris me fera part de la même situation.

Par ailleurs, aux États-Unis, le langage adressé à une personne est beaucoup moins formel qu'en Europe. Et je me demande si cela ne s'applique sur tout le continent car mon amie Colombienne m'a dit que dans son pays, les formules sont aussi moins formelles (ils n'appliquent jamais le vouvoiement espagnol). La serveuse du restaurant Waffles house m'appelle «sweetie», « hon pour honey »; dans les courriers, on appelle les personnes par leur prénom : dear Colette, les enfants sont appelés : bud (pour buddy = mon pote)... Je doute que les Anglais soient aussi familiers. Peut-être que cela a à voir avec l'ancien et le nouveau monde ; dans le premier, les restes de l'aristocratie se retrouvent dans le langage formel, dans le deuxième qui a vu plutôt l'immigration des gens du peuple, le formalisme a laissé la place au familier. La construction du nouveau monde a nécessité d'aller à l'essentiel, y compris dans le langage.

Dans la langue anglaise, il y a un phénomène très intéressant : la multiplication des mots. En effet, il y a beaucoup de mots qui se construisent à partir d'un autre mot : il faut rajouter less, ness, (parfois même nessless associés), ful à la fin d'un mot ou un, in au début pour obtenir un tout nouveau mot : fastoche. Cela devrait réduire le nombre de mots à apprendre. Le problème c'est que cela ne marche pas avec tous les mots.
Et puis, ce qui est très ennuyeux, ce sont les prépositions et les verbes a particules. Ils sont en général référer a une utilisation précise (en haut, dedans, sur...), mais pas toujours : fill out (remplir), burn out (bruler complètement). Je vous laisse apprécier :
http://www.anglaisfacile.com/exercices/exercice-anglais-2/exercice-anglais-13879.php
Il y a aussi les faux-amis, les faux frères : je suis particulièrement fâchée contre ceux-là car ils sont particulièrement difficiles à retenir et nous jouent des mauvais tours :
recipient, vie, library, flippant, no trepassing (mais celui-ci je l’aime bien car je rappelle pour mémoire qu’en français « trépasser » veut dire mourir, alors j’ai l’impression à chaque no trepassing que l’on me rapelle de ne pas mourir:))))...

Ce qui pour moi constitue une réelle difficulté, c'est la difficile retenu des prénoms : lorsque notre oreille a du mal à se familiariser avec les accents locaux, il est très difficile de retenir les prénoms, surtout qu'ici nous côtoyons à peu près une dizaine de nationalités, et qu'évidemment les accents changent. Mon oreille va devenir très musicale !! En attendant, j'ai beaucoup de mal à retenir les prénoms si je n'arrive pas à les associer avec quelque chose de connu. Mais en retour, les amis et surtout les Américains peu entraînés à l'oreille linguistique, ont aussi parfois du mal à retenir nos prénoms et pour un peu que j'associe le mien avec mon nom de famille (aux sonorités très proches), j'ai du mal à répondre à mon nom tant il est déformé. Il y en même qui utilise mon nom de famille pour mon prénom. C'est pourquoi ici, les surnoms sont courants et facilite l'usage international : Peggy pour Margaret, Bob pour Robert, AJ, Addy... là encore, ils vont à l'essentiel.

Si l'Anglais est une utilité importante dans le monde d'aujourd'hui, la langue Française quant à elle, est vue comme une belle langue, parfaitement inutile dans le monde de la communication internationale, mais tellement belle. Je le dis non sans fierté car il est vrai que cela me procure à chaque fois un vrai plaisir d'entendre les non francophones le déclarer. D'autant que je dois l'admettre, je ne le ressens pas vraiment du fait que le français est pour moi aussi naturel que le froid pour les Esquimaux, on est tellement habitué qu'on ne le perçoit plus (si j’étais née Esquimaux, je me demande si j'aurai été si frileuse. Mais sans doute que la sélection naturelle aurait eu raison de moi!). Il est aussi très intéressant de voir comment nous sommes vus par les américains, ou par d'autres nationalités. Au sauna, un jour en discussion sur l'alimentation et l'addiction à la nourriture, avec trois Américaines, voilà que l'une d'entre elles (alors qu'elle ne connaissait pas ma nationalité), nous dit que les Français ont l'habitude de manger en plus petite quantité : il est vrai qu'une entrée, un plat chaud, du fromage et un désert, cela constitue un repas léger !!! En fait ce sont les proportions de chaque plat que les Américains imaginent petites, et c'est vrai que comparer aux proportions Américaines, il n'y a pas photo. Gargantua aurait du être inventé ici... De même, notre jeune voisine pensait que tous les Français étaient riches et ne portaient que des vêtements de haute couture. Avec nous, il a fallu qu'elle se rende à l'évidence : les Français sont banals, et vivent la même vie qu'elle (à part peut-être sur le nombre de jours de congé...).

Bon, pour ceux qui seraient intéressés par l'apprentissage d'une nouvelle langue, voici quelques conseils utiles. En effet, l'apprentissage d'une langue vivante est tout à la fois une nécessité matérielle (cela peut être intéressant de savoir comment commander un œuf dure lorsque l'on voyage) mais aussi une nécessité affective : parler de la pluie et du beau temps avec nos amis Américains, Suédois, Allemands, ou Mexicain est assez restrictif. Alors, je recherche la meilleure méthode d'apprentissage d'une langue.

    1) D'abord, il faut se connaître. Questionnaire à choix multiples. Plusieurs réponses possibles. Vous êtes :
- visuel : vous ne retenez rien sans l'avoir vu écrit. Si vous ne visualisez pas le mot, vous ne pouvez pas savoir comment il s’écrit. Ce sont les yeux de l'intellectuel ou les yeux de Thomas.
- auditif, votre oreille est votre meilleure alliée, lorsque vous entendez un mot vous pouvez vous en souvenir, et le prononcer correctement. C'est l'oreille de l'artiste.
- kinestésique : vous avez besoin de toucher, de découvrir par la manipulation. Les informations doivent être en relief (par des couleurs et autres artifices...). Ce sont les mains de l'italien. Rien ne vaut alors une approche directe dans le pays...
- olfactif, votre nez ne vous trompe jamais, vous pouvez reconnaître un vin rien qu'à l'odeur. C'est le nez de l’œnologue. Bon, en matière d'apprentissage d'une langue, c'est plus restrictif, à moins de trouver une méthode odorante.
    2) Il faut mesurer sa motivation. Précisez votre choix :
- entre une Skype partie avec les amis de France ou une visite au YMCA avec des amis expat ? Ou encore, entre écrire sur son blog en français et une ballade avec des amis Américains ?
- entre la lecture d'un mauvais livre français ou la lecture d'un bon livre américain ?
- entre une conférence française à 10h du matin (heure de Paris) et le journal télé du matin vers 8h heure locale ?
- entre regarder Maigret, sous-titré à la télévision ou aller voir un film Américain d'auteur, non sous-titré au cinéma (peut-être que pour commencer on peut choisir un dessin animé en anglais) ?
    3) Évaluer votre besoin. Plusieurs réponses possibles :
- pour travailler dans une entreprise internationale.
- pour épater les copains
- pour voyager
- pour avoir une bonne note à un examen et compenser les matières plus faibles.
- pour découvrir de nouvelles cultures et de nouveaux modes de vie
- pour suivre son conjoint dans une expérience d'expatriation... et gérer la vie familiale dans une autre langue : les courses, le médecin, l'école, les activités, les voisins, le plombier...
    4) Évaluer votre temps disponible à consacrer à l'apprentissage d'une nouvelle langue. Une seule réponse possible
- tous les jours une demi-heure
- tous les dimanches pendant 2 heures
- quelquefois par mois, quand il n'y a rien de plus urgent
- irrégulièrement, quand ça nous chante.

    5) Votre niveau réel au démarrage et votre niveau espéré à l'arrivée. Soyez les plus honnêtes possible, vous ne jouer qu'avec vous-même !
- débutant                             
- des notions apprises à l'école, autant dire peu adaptées à la vraie vie!         
- de bonnes notions apprises sur le terrain 
- un bon niveau de langage, mais de 18 ans d'âge 

- conversation usuelle pour voyager en touriste
- conversation téléphonique professionnelle et rédaction de rapports internationaux.
- conversation et rédaction parfaite en  toute circonstance (il vaut mieux sortir couvert).
Après avoir évalué votre situation langagière... revenez me voir.

Avant de partir, je pensais que nous pourrions organiser des leçons de français à domicile pour permettre à Flore de conserver son niveau de français écrit, et aussi d'histoire, car même si l'histoire est universelle, elle ne se décline pas sur la même version dans tous les pays. Mais les cours de français sont difficiles à tenir tant pour Flore qui est loin d'être enthousiasmée, que de moi-même qui ne suis pas toujours très motivée pour revenir sur la grammaire. Le français est peut-être une belle langue, mais il faut la mériter... Par contre, les cours d'histoire serviront les deux cultures. En effet, nous abordons la période des temps modernes et en 5th grade, ils évoquent la conquête du nouveau monde, et les relations avec les autres continents. Rassurez-vous, chacun son histoire et son interprétation des évènements, même si entre nos deux pays à cette époque, les liens étaient fréquents : la première guerre d’indépendance qui a vu naître la déclaration d'Indépendance des États-Unis, le 4 juillet 1776, contre les Anglais (c'est la, qu'est intervenu La Fayette). Ah, dès qu'il s'agit de bouter les Anglais de quelque part, là les Français ils sont forts pour s'allier avec tout ceux qui ont maille à partie avec l’Angleterre. Alors que quelque temps plus tôt, lors de la guerre de la Conquête (1754-1763), ce sont les Français que les Anglais a l’époque, aidés par les Américains, réussissaient à bouter du sol US de l’époque (cote Nord Est essentiellement). Vente de la Louisiane(1803) : des fois je me dis que vu la taille de la Louisiane à cette époque, si nous l'avions gardée, la langue internationale serait... le Français !!! On a le droit de rêver ! Cadeau de la statut de la liberté (bien plus tard car elle fut en effet inaugurée le 28 octobre 1886, mais beau cadeau tout de même, surtout qu'à cette époque, question liberté, la France en était plutôt privée). Ils fêtent aussi el cinco de Mayo. Qu'est ce qui a bien pu se passer à cette date la ? Un petit groupe de Mexicains, associés aux Américains ont réussit à vaincre, devinez qui ??? Les Français en 1862. Il y a des jours, il ne fait pas bon être Français...

vendredi 25 octobre 2013

Janvier 2013 : 6 mois déjà... et un hiver bien charge!


En hiver, voici comment se compose une semaine :
le lundi (je préfère que les semaines commencent le lundi) je commence la journée par le ménage. Ce n'est pas la partie de vie la plus glorieuse du conjoint d'expat, mais cela ne se fait pas tout seul, et pas question de vivre dans un taudis, ni de payer quelqu'un pour le faire alors que le conjoint d'expat à justement du temps libre (l'argent ainsi économisé sera redistribué en voyages!). 11H : cours individuel d'anglais, pendant une heure trente. Déjeuné. Skype, avec des amis, des collègues ou des nouveaux collègues que j'aide dans leurs démarches de jeunes professionnels. Approfondissement du cours d'anglais. Bibliothèque.
Le mardi : randonnée avec un petit groupe dans les Appalaches. C'est bon pour la forme, pour l'anglais et pour la socialisation. Je termine mon entraînement physique au Y (surnom du YMCA), puis sauna. Déjeuner. Bénévolat à l'école. 5.30 pm, cours de natation pour Flore, petit entraînement physique pour moi, ou courses, ou discussion avec les amies.
Le mercredi : c'est mon tour d’emmener ma fille et une voisine à l'école (le bus scolaire jaune passe trop tôt, à peu près à l'heure où Flore se réveille) puis bénévolat à l'école le matin. Déjeuné. Skype ou écriture, travail sur le dossier professionnel, ou lecture de textes psy. 5.15pm : cours de gym pour Flore, courses pour moi ou révision du vocabulaire d'anglais. En même temps, Flore aime bien que je la regarde. Plus jeune, elle n'a pas beaucoup eu la change d'avoir sa maman qui restait la regarder faire ses activités qui se déroulaient entre 12h et 14h à l'école. Bien sur, nous faisions d'autres choses ensemble, de l'escalade, du roller, du ski, de la natation, mais jamais lors d'un cours.
Le Jeudi : co-voturage pour les filles (= car pool, à ne pas confondre avec les limousine qui ont une piscine intégrée...), Y pour moi : rachet ball, vélo ou marche rapide, fitness, sauna. Déjeuner. Skype, Écriture ou lecture.
Le vendredi : co-voiturage pour les fille, et Y pour moi (même entraînement que le jeudi). Déjeuner. Skype, écriture ou lecture.
Le WE : en famille. Découverte de la région, sport, atelier d'art pour Flore.
C'est important de garder un rythme, une routine, tout en s'autorisant quelques extra : toute invitation est privilégiée par rapport à la routine (sauf dans mes engagements bénévoles : les enfants comptent sur moi).
Le sauna est un grand plaisir, autant sur le moment que dans ses répercussions sur la journée car il permet à mon corps ne pas souffrir de frilosité. Pour le sauna, j'ai adopté le régime suédois : trois fois par semaine. C'est vrai qu'il y a pire pour passer ses journées, d'autant que c'est un lieu de rencontre intéressant.
En fait, cette semaine type se révèlera extrêmement fluctuante, car pour moi la situation d'expatriation sera marquée par des semaines en tout : tout psy ; tout sport ; tout blog ; tout Américain ; tout Français.
J'ai quand même trouvé un équilibre entre la vie Américaine, les activités professionnelles (bénévoles) aux États-Unis et avec la France, les amis Français et Américains. C'est sans doute cela que notre formatrice à l'expatriation a appelé la troisième voie : ni complètement Américain, ni complètement Français, dans un entre-deux. Il vaut alors savoir nager entre deux environnements, deux cultures (voir plus, étant donné le nombre important d'expat d'autres nationalités), deux langues, deux correcteurs d'orthographe, des activités heures françaises et d'autre,s heures américaine. Il m'est quand même arrivé de ne pas honorer un RDV français à cause du décalage horaire. Moi qui n'aime pas être en retard, c'est réussi...

Comme j'ai enfin du temps pour des activités que je n'aurai jamais eu l'occasion de faire en France, je vais en profiter. Conférence à 10 h du matin heure de Paris, soit 6 h de moins à Hagerstown. Non, vous ne rêvez pas (quoiqu'à cette heure-là!) votre soustraction est juste, il s'agit bien de 4 h du matin, heure d'Hagerstown. Même pour une lève tôt comme moi, cela fait très tôt. Pour la première conférence, j'ai mis mon réveil à 3h30, mais heureusement je me réveille à 3h15 car il me faudra un peu de temps pour comprendre comment fonctionne la vidéo-conférence. D'accord, l'informatique ce n'est pas mon fort, mais à 3h30 du matin, vous avouerez que j'ai de bonnes raisons d'avoir besoin de temps pour comprendre. Il faut aller sur le site « gotoawebinar » et c'est assez simple, il est vrai. Sauf que mon ordinateur est sous Ubuntu et que cela marche avec Windows. Le temps que je comprenne, et que j'aille sur Windows, il est 4 h et la conférence va commencer. Au moins, j'aurai eu le temps de me préparer un café... mon subconscient avait prévu mon besoin de temps pour réagir : il me connaît bien...
Deuxième conférence, je suis assez rassurée par ma première expérience réussie, alors je m'inscris à plusieurs autres. Mais pour la deuxième, j'ai oublié d’enclencher la sonnerie du réveil (cela ressemble à la fonction pm, qui je vous le rappelle est indispensable sur un radio-réveil, dans un pays où les journées sont découpées en deux tranches de 12h chacune). Je vais me réveiller à 5h30. Lorsque j'arrive à la conférence, elle est déjà terminée. Cette fois, mon subconscient n'a pas anticipé mon erreur, il ne peut quand même pas tout prévoir. À moins qu'il ne sache que ce jour-là j'avais besoin de sommeil... 3ème conférence, je me réveille par intermittence, et je rêve que je rencontre les mêmes problèmes que la première fois avec en plus, un réveil qui sonne en retard... Mais cette fois, tout fonctionne à merveille, le réveil sonne à 3h40 et je ne rencontre aucun problème d'installation. Mon subconscient peut retourner ce coucher. Quatrième conférence, nous avons changé d'heure mais pas encore en France. Nous n'avons donc plus que 5 h de décalage. Ça compte à 5h du matin !
J'ai une amie suédoise qui prend des cours par internet avec la Suède, pour devenir prof d'anglais. Un jour, elle nous explique que ces prochains cours ne vont pas être pratiques car ce sera à 4 pm et elle aura les enfants à gérer. Je l’interroge alors : 4 pm, mais cela veut dire que ce sera tard en Suède, c'est drôle qu'ils organisent des cours à 22h du soir. Elle réfléchit... et se rend compte qu'elle s'est trompée ; ce sera probablement plutôt 4 am du matin pour elle. À chacun son subconscient...

Mes activités de socialisation me prennent beaucoup de temps, et je demande comment je faisais avec une activité professionnelle à temps plein avant. Sans doute que je devais un peu négliger mes amis. Mais aujourd'hui je profite de mon temps libéré pour me rattraper, tant auprès de nos nouveaux amis, que des amis en France. Je prends le temps d'écrire à chacun personnellement ou de prendre le temps d'une Skype partie. Je tente de ne pas répondre trop vite car cela fait un peu désespéré de relation, mais en même temps, je sais qu'en répondant de suite, je n'aurai pas à y repenser, ce qui est coûteux en énergie. Combien de fois lorsque je travaillais, n'ai-je pas tant attendu que je ne cessais d'y penser, ce qui me mobilisait de l'énergie psychique tout le temps.
Des fois j'imagine importer Skype avec moi en France, mais pour continuer à voir mes amis français. J'ai l'impression de n'avoir jamais eu autant l'occasion de les voir qu'avec nos Skype parties. Plus besoin de se déplacer, on peut se voir en direct. Ce serait un peu notre monde virtuel. Serait-ce la machine de télé-transportation, mais sans transport ? Nous allons inaugurer ce nouveau mode de connexion avec nos amis expat Français qui habite tout près de Washington. Nous voilà rentré dans l'ère de la télé-trans-communication.

Pour les activités de socialisation, rien de mieux que partager une discussion sur un bon livre. Je participe donc à un groupe de lecture : chaque mois, à l'initiative de notre prof d'anglais commune, Peggy, nous nous retrouvons pour évoquer notre lecture d'un livre. Le groupe est essentiellement composé d'expat en lien avec Peggy, mais il nous arrive aussi d'inviter quelques Américains. Et C'est une excellente occasion de découvrir la littérature américaine, ou anglaise. Et il est vrai qu'à travers elle, c'est aussi l'histoire de l'Amérique, ses racines que nous explorons. Nous avons lu un livre sur les Japonais vivant aux États-Unis pendant la Seconde Guerre Mondiale. Suite à l'attaque de Pear Harbor, les Japonais des USA étaient vus comme des traîtres et ont été conduits dans des camps au milieu de nul part. Nous avons aussi lu un livre qui fut pour moi une révélation à propos d'un procès d'un noir américain accusé de viol sur une jeune fille blanche dans les année 30 « to kill a mocking bird ». Non seulement, l'écriture est exceptionnelle, mais l'histoire et le contexte sociétal sont plus qu'intéressants. Mais aussi un livre sur un cirque à l'époque de la dépression dans les année 30 « water for elephants ». Tout récemment, il nous a été proposé de lire : « the true diary of a part time indien », encore un journal intime, à la fois extrêmement drôle et très émouvant.

Et puis, il y a aussi le fait que depuis que la nouveauté est devenue moins écrasante, je peux enfin prendre plaisir à la découverte de ce qui est nouveau. Et je retrouve mon entrain pour l'aventure en direction de la nouveauté. Tout est source d'enrichissement, de la découverte d'un nouvel endroit, d'un nouveau produit, aux nouvelles rencontres. J'ai aussi envie de parcourir des contrées encore inconnues, ou même de redécouvrir des endroits déjà visités mais d'une autre manière (on ne peut visiter de la même manière lorsque l'on a 20 ans ou lorsque l'on en a 45).

Avec tout cela, je suis arrivée à un point où j'ai l'impression que les journées ne seront pas assez longues pour tout faire. Il faut dire que mes journées se terminent tôt car invariablement, je m'endors entre 8h et 9h, rarement plus tard. Mais ce n'est pas parce que je dors beaucoup car je me réveille systématiquement entre 4h30 et 6h. Le décalage horaire n'a rien changé à l'affaire, car en France c'était la même chose. Il y a des situations où cela m'arrange : lorsqu'il faut que j'assiste à une conférence audio de France qui commence à 10h du matin, heure locale ; de même j'en profite pour réviser mon vocabulaire, ou lire avec une veilleuse. Mais les journées semblent quand même courtes. La vie appartient à ceux qui se couchent tôt...

vendredi 18 octobre 2013

Janvier 2013 : 6 mois déjà... et la mort des prédictions, premiere partie


6 mois et la mort des prédictions

Nous avons donc passé la transition entre 2012 et 2013 dans l'avion qui nous ramenait de Miami à Washington, après avoir dîné dans un restaurant Mexicain à l'aéroport de Miami : happy new year !!! En dépit, et peut-être même en l'honneur des prédictions sinistres du calendrier Maya, nous nous sommes rendus au Mexique sur les terres Mayas du 24 décembre au 31 janvier. Je dois avouer que j'ai beaucoup plus peur d'un accident d'avion que des prédictions Mayas. Mais ni les Mayas, ni les avions n'auront eu raison de nous. Et nous voilà revenu à notre vie ordinaire.

D'une fête à l'autre : les fêtes se suivent et se ressemblent... dans les magasins. Dès le 2 janvier, il n'y a déjà plus rien pour se souvenir de Noël (à part quelques reliques placées au fond des magasins, dans la partie la plus sombre), mais déjà la Saint Valentin a envahi l'espace, le rouge et le rose ont fait leur entrée : c'est le temps de la vie en rose. Would you be my Valentine ? C'est une fête importante, célébrée dans les écoles, où les élèves offrent un petit cadeau à chacun de leurs camarades. Flore aura mal compris la consigne, elle n'apportera que des chocolats à partager pour le goûter. C'est dans ces moments-là que nous ressentons la différence culturelle et les difficultés pour saisir les nuances de la langue.
Puis sans doute, viendra Easter (Pâques)... A Pâques, ici, c'est le Easter Bunny qui nous rend visite ! J'ai quand même trouvé des œufs de Pâques dans les magasins, avant même que la St Valentin ne soit passée. Si maintenant les fêtes se superposent, mais où va-t-on ? Mais c'était sans compter sur St Patrick's day qui s'est intercalé entre-temps entre les deux. Après le rouge et le rose, les magasins s'affichent en vert. Les fêtes, c'est surtout dans les magasins qu'on les reconnaît !!

L'école n'est pas en reste pour faire la fête, ou pour organiser des manifestations culturelles. Voici à quoi Flore, ou nous-même avons été invités :
- Walk a ton : septembre : parents et enfants sont invités à faire une course ou une ballade sportive après la classe, très bien encadré car ici aucun risque n'est pris ;
- Halloween : octobre : en interne de l'école avec les déguisements ;
- spectacle de musique de la classe : novembre ;
- dad's dunkins donut : novembre, les pères sont invités à accompagner leur enfant pour déjeuner avec eux à l'école ; (il y aura aussi une mom's muffin, mais en mai)
- Noël : décembre, fête dans les classes, les parents volontaires pour aider sont invités. En 5th grade, j'aurai été la seule à me proposer, mais finalement, nous serons deux mamans ; Les parents doivent commencer à quitter leurs habits de protecteurs car les enfants commencent à leur rappeler que leur venue à l'école les dérange...
- STEM night : janvier : une soirée en l'honneur des Maths, de la science, de la technologie et de l'ingénierie. Nous sommes encouragés à proposer à notre enfant des activités en lien avec ces disciplines; une expérience nous sera proposée;
- Valentine's day : février, chaque élève donne et reçoit un cadeau de chacun des autres élèves de la classe ;
- la kermesse des parents d'élèves : février, de 11h à 14h un samedi, avec des jeux divers et des sucreries à gagner, du maquillage, des structures gonflables, un cours de Zumba, une loterie, où nous avons bien sur perdu ;
Quand est-ce qu'ils travaillent déjà ? Surtout qu'à cela, se rajouteront : une classe verte en février, deux voyages scolaires en avril et mai, une kermesse de l'école, et une journée de recognition day (sur le modèle de graduation 's day) pour les 5th grades.
Il y a aussi les sollicitations, pour faire des dons, surtout de vêtements, mais aussi alimentaires, et aussi en monnaie pour le PTA (parents d'élèves) ou en service pour aider à l'organisation des fêtes. En effet, les manifestations culturelles, sportives, et festives en dehors du temps scolaire sont complètement à l'initiative des parents (les enseignants ne participent pas). L'environnement n'est pas de reste, car nous sommes invités à recycler. C'est parfait, car c'est déjà ce que l'on fait.
Et bien sur, nous sommes régulièrement invités à nous rendre dans un restaurant, ou une enseigne pour faire des achats, se faire couper les cheveux... et une partie du bénéfice sera redistribuée à l'école. Bref, nous nous éloignons des fêtes, pour investir le domaine marchand. Mais les deux ne sont-ils pas étroitement liés ?

Alors, revenons aux fêtes, sans autres intentions. En janvier, nous avons eu quelques soirées. L'une pour la galette (mais cela s'est plutôt transformée en soirée à discuter, manger et apprécier le bon vin de France) ; deux pour un départ d'une famille expat ; le book group à la maison avec une collation de fromages et de galette des rois faites maison s'il-vous-plaît, vu que c'est la seule solution pour en avoir ; une autre pour un happy hours avec un couple d'amis à 6 pm (soit 18 h), cela laisse du temps pour rentrer vers... 21 h : la vie appartient à ceux qui se couchent tôt. Après la France qui se lève tôt, voici l'Amérique qui se couche tôt (et qui se lève tôt aussi au grand désespoir de Kris, tandis que pour moi la vie Américaine est calée sur mon rythme biologique : hourra !).

Je continue à écrire, mais de manière beaucoup plus sporadique. J'ai tant d'autre chose à faire, et je ne sais pas si cela me mène quelque part... Mais j'aime quand même écrire ce que je vis à la manière d'un journal. Ici, nous avons beaucoup rencontré de diaries, surtout comme lecture pour notre fille dont un particulièrement drôle : « the diary of the wimpy kid », et un autre: « the true diary of a part time indien ». L'écriture sur soi est en vogue dans un monde ou le soi n'a pas toujours la place qu'il mérite ! Pour moi l'écriture devient moins fluide, moins précipitée, elle me berce moins, elle m'est moins indispensable et j'ai moins le temps : je me détache des mots pour m'attacher aux sensations, pour retrouver le goût des autres...

vendredi 11 octobre 2013

Noël 2012 au Mexique

Noël 2012 au Mexique : comment finir l'année en beauté ou comment oublier la tristesse d'être loin de chez soi.

J'ai toujours eu envie d'aller visiter les temples indiens du continent Sud Américain. Mais, de France, le voyage est long et cher. Alors, le jour où nous avons su que nous partions pour les États-Unis, l'idée d'aller les visiter était une évidence. Pour nos premières vacances en été 2012, nous avons renoncé, car en Amérique centrale, l'été est l'époque des pluies diluviennes. Et lorsque nous avons essayé d'organiser un séjour au Pérou pour les temples Inca, le prix était prohibitif (il est vrai, en passant par une agence). Alors, pour les premières vacances de Flore, à Noël, nous nous lançons à la conquête des Mayas. D'abord, première chose : renoncer à tout faire. Le Mexique (dans la partie du Yucatan), le Guatemala et Belize, ce sera trop. Et en y regardant de plus près, même les différents sites Mayas dans le Yucatan seront trop éloignés les uns des autres. J'ai envie de tout faire, mais Kris a besoin aussi de repos, et Flore ne semble pas extrêmement motivée pour visiter les temples. Alors, on décide d'arriver à Cancun (destination assez facile des États-Unis), se rendre à Chichen Itza (les temples Mayas : site classé aux monuments historiques de l'UNESCO et la pyramide centrale aussi appelée « el castillo » = le château, est classée comme l'une des sept merveilles du monde), puis l'île de Cozumel, destination rêvée pour un plongeur. Ainsi, nous pourrons marier détente, visites et plongées. Nous choisissons des hôtels de gamme moyenne, pour surtout profiter des activités. Pas de all inclusive, même si Flore et Kris auraient bien voulu, mais ce n'est plus un voyage découverte. Kris est hésitant à louer une voiture, il veut que tous les hôtels soient réservés à l'avance. Il est vrai qu'à cette période de l'année, le Yucatan et en particulier Cancun, sont bien prisés par les Américains. Et puis, quand on voyage en famille, plus question d'improvisation. Alors, il faut me résoudre à planifier le voyage, à ne pas laisser l'imprévu nous surprendre, à chronométrer notre parcours. Trois nuits à Cancun, à défaut d'avoir trouvé un vol direct pour Cozumel, puis une nuit à Chichen Idza, et deux nuits à Cozumel avant le retour sur Cancun ou nous passerons notre dernière nuit près de l'aéroport.

Cancun : copie à revoir. Pour quelqu'un comme moi qui n'aime pas rester sur la plage toute la journée, même sur celles paradisiaques, Cancun n'est pas une destination idéale. Il est difficile de savoir si nous sommes vraiment au Mexique, tant tout est fait pour les Américains (on peut payer en dollars, ou dans les deux devises, tout le monde parle anglais). Nous décidons de vivre plus localement, et nous prenons souvent le bus 1 ou 2 qui nous emmènent soit vers les plages, soit vers le centre. Ces bus sont surtout utilisés par les Mexicains qui rentrent du travail (dans les hôtels, au vu de leur uniforme). Lorsqu'il n'y a plus de places assisses, nous restons debout. Mais très souvent, un Mexicain fatigué, voudra nous céder sa place car nous voyageons avec un enfant. Il faudra alors rafraîchir mon espagnol pour le remercier chaleureusement, et le plus souvent décliner, car des deux, nous ne sommes pas les plus fatigués!
Il fait doux (28°C, qu'il est bon de retrouver nos mesures), humide, l'eau est à 27°, presque fraîche. Cela nous rappelle l'été à Hagerstown. D'ailleurs, comme souvenir, il y a aussi les moustiques qui semblent autant apprécier que nous cette chaleur, à la différence qu'eux, ils apprécient aussi la moiteur, ainsi que les peaux de Flore et Kris. Étrangement, ils me laissent tranquille. Est-ce que mon sang serait moins goûteux ? La seule bonne note de Cancun, sera les restaurants.
C'est agréable de passer Noël au soleil, sous les palmiers et les cocotiers à siroter une Margarita. Cela nous fait oublier que nous sommes loin de chez nous, loin de ceux qui comptent pour nous. Nous aurons l'occasion de voir le père Noël arrivé en scooter des mers, ou faire du saut à l'élastique dans la mer.

el castillo
Les temples Maya : j'aurai regretté que les prédictions nous empêchent de réaliser ce moment exceptionnel de rencontre avec la culture Maya : quel bonheur ! Les temples sont vraiment bien conservés. Il est maintenant interdit de monter au sommet de la plupart des sites, pour les garder encore plus longtemps en vie. Mon seul regret aura de ne pas avoir pu en découvrir plus. Flore est moins enthousiaste que moi dans l'exploration de cette histoire. Elle ne cesse de me rappeler que ce sont les Égyptiens qui l'intéressent. Mais pour l’Égypte, surtout en ce moment, on va peut-être attendre un peu...

PMT de rêve!
Nous voilà revenu à la temporalité paternelle : tu ne peux pas tout avoir, tout de suite. Le dimanche à Cozumel, nous serons confrontés à deux parcs fermés (ce n'est pas indiqué sur le guide... bon en même temps le 30 décembre !). Comme notre fille est encore trop jeune pour profiter de la plongée (scuba diving), nous lui avions prévu une journée pour elle mais la perspective de la visite d'autres temples Maya ne l’enthousiasme guère. Heureusement qu'elle pourra aller voir les poissons en palme masque tuba (PMT ou Snorkelling). D'autre part, il n'y a aucun magasin qui ne vend des timbres et bien sûr la poste locale est fermée : un touriste a pour principe d'oublier la notion de temps, dimanche est un jour comme un autre. C'est un peu frustrant, surtout que comme de bien sûr les cartes pour les amis viennent juste d'être achetées. De toute façon pour les cartes, elles arriveront trois semaines après leur départ. On aurait dû les envoyer des États-Unis, cela aurait été plus rapide... D'ailleurs, pour les dernières adresses non récupérées avant le vol pour Miami, elles partiront des USA. Nos amis auront leurs cartes avec un double timbre. Quoi qu'il en soit, elles arriveront toutes... l'année suivante.

Dernière nuit à Cancun , là encore la temporalité paternelle s'impose à nous : pas de navette gratuite jusqu'à l’hôtel le dimanche, pourtant à 3 miles de l'aéroport (alors que justement, nous avions choisi cet hôtel pour cette commodité). Qu'à cela ne tienne, nous prendrons un taxi. Pas de négociation possible, ils savent que nous sommes coincés : 45 dollars US pour 3 miles, soit 15 dollars, le mile. C'est désagréable d'être pris pour un touriste à arnaquer! Heureusement, le lendemain, il y aura une navette gratuite. Je crains que nous n'ayons pas été très généreux pour le pourboire...

Le retour de nuit sur Hagerstown, nous pouvons vérifier que le magasin d'alimentation est bien ouvert à 2h15 du matin le … 1er janvier. Nous ne nous arrêterons pas, même si je suis terriblement attirée par l'envie de voir ce qui se passe dans un magasin d'alimentation à 2h du matin. La neige nous accueille, nous allons pouvoir nous projeter dans d'autres plaisirs... Les routes sont parfaitement dégagées, notre allée aussi. Nos voisins se seront occupés de tout : comment ne pas être reconnaissant !

vendredi 4 octobre 2013

Le plongeon français dans les grandes fêtes américaines (deuxième partie)

Après 5 mois passés dans ce pays, nous nous sommes fait de nouveaux amis : les voisins, les expats surtout Brésiliens, Suédois. Que restera-t-il à la fin de notre séjour de ces rencontres à la fois durables et éphémères ? Lorsque l'on arrive dans un nouveau pays, il y a une urgence à rencontrer du monde, les conversations à distance ne suffisent plus. Mais c'est aussi une urgence pour créer des relations d'amitié, de partage. Mais cela ne va pas de soi de tout reconstruire, et par où commencer. J'ai laissé quelques personnes venir à moi (Julie, ma prof d'Anglais, les expats Français...), mais cela n'a pas suffi. Si l'on veut développer son réseau, il faut l'entretenir. Alors, je réponds à toutes les invitations, je propose à d'autres enfants de se joindre à nous lorsque nous prévoyons une sortie, nous invitons les voisins qui nous ont bien aidés pour la piscine, je tente de tirer le plus profit de toute nouvelle rencontre... Et cela marche, j'ai l'impression de me faire des amis sur lesquels je peux vraiment compter, tant pour passer un moment agréable que dans les situations d'aide. Je ne pense pas encore au moment où nous devrons partir, je commence à voir demain comme un concept... Que restera-t-il de ses rencontres d'un temps suspendu ?

Qui dit nouveaux amis, dit nouveaux modes de communication.
  • il y a le type A : « tout par téléphone, le téléphone greffé à la main ». Pas simple pour les non anglophones qui stressent devant l'instrument de torture.
  • Le type B : « tout par internet, constamment connecté », encore faut-il être toujours devant son ordinateur. Pour les messages de dernière minute, pas toujours simple (mon telephone ne fait pas fonctionner internet!).
  • le type AB  :  « on se texte, sur le téléphone ». Pas toujours le plus pratique pour de longues explications, ou pour des RDV très précis. Si en plus, le texteur écrit en abrégé, troisième langue vivante...
  • Le type 0 : « tous les moyens sont bons... », compatible avec tous les autres types, donneur et receveur universel.
En tout cas, il vaut mieux connaître le type de votre interlocuteur, avant de se faire une opinion trop tranchée sur des non-réponses à vos messages, car parfois il est simplement question d'incompatibilité de types (si en plus votre adresse mail apparaît comme un spam, c'est le rejet garanti).

Pour entretenir son réseau social, il y a le YMCA : c'est un peu la plaque tournante de l'intégration, ici. On y retrouve les expat bien sur qui entretiennent leur forme autant que leurs nouveaux liens, mais il y a aussi les Américains qui apprécient de voir arriver de nouveaux partenaires sportifs. Nous nous sommes inscrits en novembre car nous n'allons sans doute pas l'utiliser pendant plus de 5 mois dans l'année dont les mois d'été mais aussi les mois de septembre et de mai où les beaux jours sont plus des invitations aux activités de plein air. Depuis que je suis inscrite, j'en profite sur au moins 3 à 4 jours par semaine : piscine, fitness, zumba, rameur, racket ball, sauna, vélo. Je me découvre même du plaisir dans les activités de fitness sur les machines à partir du moment où j'ai ciblé mes besoins et que je change souvent de machine. Il est vrai que la régularité permet d'apprécier rapidement les effets. Mais je ne cesse d'être impressionnée par certains Américains qui s'entraînent dans des proportions qui me paraissent gigantesques. Ce pays ne cessera de me surprendre par ces antagonismes : entre ceux qui s'entraînent avec acharnement (peut-être même au-delà du raisonnable pour l'équilibre du corps) et ceux qui se déplacent en fauteuils électriques pour faire leurs courses faute de pouvoir se déplacer librement tant ils sont encombrés par un corps gargantuesque. N'est-il pas possible de se satisfaire d'une moyenne ?

Vendredi 14 décembre (10 jours avant Noël), j'apprends la terrible nouvelle d'une tuerie dans une école primaire du Connecticut. Cela aurait pu être l'école de ma fille...
Concernant ces événements dramatiques, cela fait déjà la deuxième tuerie depuis que l'on est sur le sol Américain. La folie des hommes n'a pas de limites ! Mais je m’interroge sur le fait que cela arrive aussi souvent ici aux États Unis (revoir les statistiques sur les USA et la France des semaines 12, 13, 14). Je pense qu'il faudra un jour ouvrir les yeux sur la législation concernant les armes, mais ne nous trompons pas de cible, ce n'est pas la seule raison. Ce n'est en effet à mon avis pas le moyen qui fait l'acte, tous les fusils du monde ne pourront rien sans les hommes. Il faudra sans doute aussi se pencher sur certains aspects du fonctionnement sociétal, même si aucune société n'est à l'abri de la folie d'un homme. En effet, un jeune qui vient tuer des enfants dans une école, cela a à avoir avec le sens de l'autre! En même temps, associer, folie des hommes et armes disponibles facilement, et vous obtenez un cocktail explosif. Mais pour changer les règles de l'usage des armes à feu, ce n'est pas si simple. La question des armes à feu vient toucher quelque chose de l'identité nationale en lien avec une histoire nationale liée dès les premiers temps avec des questions de survie.
On ne parle plus que de cela dans les news, et même si on peut comprendre que cela ait été un choc national, et sans doute international, il y a quand même comme un voyeurisme morbide dans les images et les commentaires, passés en boucle. Je ne sais pas si cela respecte les victimes et si cela permet une véritable réflexion de fond ! Le problème aussi ici, c'est que l'information est surtout traitée de manière évènementielle, ce qui n'aide pas à s’interroger sur le fond. Faire parler les évènements et les sentiments, ce n'est sans doute pas la meilleure manière de gagner en objectivité. Noël aura, cette année, un goût amer.

Décembre 2012, sera aussi associé aux prédictions Maya de fin du monde. Aujourd'hui 21 décembre 2012, une journée ordinaire. Serons-nous toujours vivant demain ? Maintenant que nous sommes bien installés ici, ce serait dommage, tout de même. « Aujourd'hui est une réalité, demain est un concept »... De toute façon pour conjurer le mauvais sort, nous avons programmé un voyage en pays Maya, dans la partie du Yucatan du Mexique, pour les fêtes de fin d'année. Le prix des billets avant le 21 décembre 2012, pour un séjour après cette date, n'a pas connu de dépression. J'aurai cru qu'en cette période d'annonce de fin du monde, les prix auraient chuté. C'était sans compter que les prédictions ne concernaient que les hommes, et ne portaient ni sur l'argent ni sur le commerce.
De toute façon, dès le 20 décembre, mon frère qui habite en Nouvelle Calédonie (de 15 heures en avance sur nous), nous a déjà averti qu'ils étaient toujours vivants. Mais au fait, c'est sur quel fuseau horaire que les prédictions portaient ?

vendredi 27 septembre 2013

Semaines 20 à 25 : le plongeon français dans les grandes fêtes américaines (première partie)


Le plongeon français dans les grandes fêtes américaines : Halloween, Thanksgiving, Christmas.

Ce matin, je ne me suis pas levée de bonne heure, mais je n'ai pas manqué de me demander si la manière de vivre des hommes pouvait produire des mutations dans les générations futures ? Est-ce que certains aspects de l'organisation de la vie quotidienne pouvaient avoir des incidences à long terme sur l'adaptation des hommes au monde qui les entoure (à moins que ce ne soit l'inverse : … avoir des incidences sur l'adaptation du monde qui les entoure aux hommes !).
Il y a trois points que j'ai envie d’interroger ici à ce sujet, points qui ne sont pas propres aux États-Unis, mais qui sont particulièrement influent ici.
- La climatisation à fond tout le temps : est-ce que cela peut développer une peau résistante au froid, mais intolérante au chaud ? Ou bien, une peau qui ne transpire plus ? Est-ce que la régulation thermique du corps ne peut plus se faire naturellement ? Est-ce que l'homme peut devenir un animal à sang froid, obligé de dépendre des machines pour la régulation de sa température interne ?
Inversement l'hiver, les maisons sont rarement chauffées à moins de 72°F soit 22,2222222...° C ; lorsque le chauffagiste est devenu faire l'entretien de notre chauffage-climatiseur, il m'a indiqué que nous étions en dessous de la moyenne lorsque nous chauffions à 69°F (en journée).
- Le rapport à l'argent : le commerce est central, tout se rapporte à l'échange monétaire. La suprématie du commerce nous rend dépendant aux objets. La matérialité domine par rapport aux arts, à la culture, à l'esprit, à l'affectivité... Est-ce que l'homme peut survivre d'amour et d'eau fraîche ? Est-ce que l'on est, ce que l'on possède ? « avoir ou ne pas avoir, telle est-elle la question » 
- Le rapport à la nourriture : est-ce que l'homme peut s'affranchir des saisons et du rythme biologique de la nature pour se nourrir ? La disponibilité immédiate et sans restriction de tous les produits crée une désynchronisation des produits par rapport aux saisons ; la terre ne nous en voudra sans doute pas trop de l'obliger à se caler à notre rythme !
Est-ce que l'élasticité du corps humain peut supporter une déformation à l'infini ? Est-ce que le sel et le sucre sont devenus les deux mamelles de la terre ? 
Est-ce que c'est le changement de saison, ou le départ de nos guests, ou l'invitation de passer les fêtes de fin d'année à l'étranger qui aura sur moi un effet de profonde méditation. Bien sur, je n'ai pas la réponse à ces questions, mais en est-il besoin ?

Nous sommes rentrés dans l'automne et les couleurs de la nature sont teintées d'or, d'ocre et de sang ! Un pays qui a autant d'arbres ne peut qu'être revêtu de sa plus belle cape à l'automne annoncé. Il y a aussi toutes ses pumkins qui embellissent les paliers des maisons. L'automne qui reste encore bien ensoleillé (à part bien sur au moment du passage de Sandy) nous offrira sa meilleure version. Le massif des Appalaches de par sa taille moyenne est parfaitement couvert d'arbres et de végétation. Nos randonnées sur the Appalachian trail (AT) sont un vrai bonheur visuel.
 










 







Mais l'automne aux États-Unis, c'est aussi un peu notre mois de mai à nous : c'est rempli de jours fériés ... Trois fêtes vont se succéder aux États-Unis entre l'automne et le début de l'hiver : Halloween (31 octobre), Thanksgiving (4ème jeudi de novembre), Noël (25 décembre : avec tous les changements rencontrés, je préfère rappeler la date !).

Halloween : Beaucoup ici parlent d'une fête que les enfants apprécient autant que Noël, c'est dire combien cela compte ! Notre voisin a transformé pour l'occasion, sa maison en maison de l'horreur : c'est très réussi ! Plus modestement, car je pense au retour et au déménagement, nous avons acheté quelques décorations typiques de cette période. C'est assez drôle de vivre avec une sorcière, d'être accueilli par des squelettes à notre porte, ou des « jack o lanterne » (= citrouilles creusées et éclairées par une bougie) dans notre jardin. Nous nous amusons à voir les maisons se transformer pour devenir des incarnations du mal, du monstrueux. Je prends plaisir à cette fête qui m’apparaît comme un très bon remède pour conjurer l'angoisse. Dans notre visite du Georgetown le WE précédent le 31 octobre, nous allons voir des maisons complètement enveloppées des habits de l'horreur, la maison de la famille Adams n'a rien à leur envier. Nous nous amuserons à chercher le décors le plus réussi car il faut bien dire que c'est un grand plaisir des yeux, et si nous ne serons jamais dupes, ce n'est pas la vraie maison d'une sorcière, ni de Frankenstein... même si certaines personnalités célèbres auront pu en hanter quelques unes il n'y a pas si longtemps !!! Le 31 (alors que la tempête Sandy vient juste de relâcher son étreinte), les enfants déguisés se regroupent pour aller faire la tourner du voisinage et menacer de coups de bâtons si on ne leur donne pas des bonbons (trick ou treat). La menace n'aura pas besoin d'être évoquée bien longtemps, les enfants sont en effet attendus par les propriétaires des maisons avec de grands sacs de bonbons. Certains les attendent même assis sur une chaise pliable, sortie pour l'occasion dans le jardin. Mais où est passé trick ? Trick et treat sont sur un bateau, trick tombe à l'eau, qu'est-ce qui reste ?
(1) Halloween est la contraction de son titre original « All Hallow Evening », et est une fête de dévotion pour les morts et les saints.. Elle se fête le 31 octobre. Les activités typiques d'Halloween comprennent : « trick or treat » (un sort ou un bonbon), des soirées costumées, des citrouilles creusées (elles sont alors appelées jack-o'-lanterns), des feux de joie, des visites d'attractions hantées, des farces, des histoires qui font peur et des films d'horreur.
la maison de Dracula


la maison de la momie

la maison de Georges

la maison hantée

Thanksgiving : j'ai été très amusée d'entendre mes amis expat se demander mutuellement si on fêtait aussi thanksgiving dans leur pays d'origine. Thanksgiving me semblait être assez typiquement une fête Américaine car elle est parfaitement liée à leur histoire. Elle est suivie par le black Friday (vendredi noir) qui est un jour de soldes immenses, c'est sans doute aussi historique... De toute façon, ici, j'ai l'impression que les soldes sont toute l'année, surtout en cas de jours fériés. En tout cas, tout le monde en parle et beaucoup s’apprêtent à passer leur vendredi (parfois depuis minuit) dans les magasins. Je n'ai jamais eu l'impression de passer une bonne journée à faire du shopping, mais alors encore moins à faire la queue pour attendre son tour, se faire bousculer ou devoir jouer des coudes !
Nous passerons Thanksgiving avec la famille de Cristal. Il n'y a rien de plus savoureux que de participer à une fête locale avec les locaux. Chacun apporte quelque chose, alors nous apportons du vin. Mais ici les bières sont plus prisées, il est vrai que rien ne vaut une bonne bière devant un bon match de football Américain. Je n'aime ni la bière, ni le football Américain, mais je ne suis heureusement pas la seule, et il me reste des convives avec qui discuter et partager le bon vin. Chacun se sert, il n'y a pas de table dressée et nous nous asseyons où nous voulons. Les convives vont et viennent et il nous est difficile de savoir qui est qui, mais inversement tout le monde nous a bien repérés. Nous passerons un très bon moment et le festin n'aura pas d'égal à ce jour aux États-Unis...
Thanksgiving est célébré le 4ème jeudi de novembre aux États-Unis. C'est un jour qui se fête traditionnellement avec la famille ou les amis autour d'un repas spécial. Celui-ci comprend très souvent la dinde fourrée, les pommes de terre, de la sauce de cranberry , la tarte à la citrouille et des légumes. Thanksgiving est un moment pour remercier de ce que chacun possède dans la vie. Elle est souvent associée au partage d'un festin pour remercier de la récolte de l'été. Personnellement, je pensais que c'était aussi en lien avec les premiers pelgrims qui en arrivant au nouveau monde auraient eu du mal à survivre sans l'aide des Indiens, mieux acclimatés aux produits locaux. J'associais alors thanksgiving avec un temps partage et de remerciement pour les Autochtones de leur geste de générosité. Beaucoup d'Américains me confirmeront cette version.

Christmas. Bien sur, Noël n'est pas qu'une fête américaine, mais les Américains ont le sens de la fête. Leurs maisons se transforment alors en musées d'art déco : très chargées! Notre quartier, dès la première semaine de décembre s'illumine dedans et dehors... cela nous rappelle notre 8 décembre lyonnais (fêtes des illuminations(*).
Mais pour nous, qui n'aurons pas été là pour Noël, le plus marquant aura sans doute été Santa et les pompiers, ou entre panique et soulagement. Ce soir-là, Kris n'est toujours pas rentré, il est déjà 19h, mais nous sommes habitées à ses retours tardifs (en cela, il n'a pas pris le rythme Américain : tôt le matin et tôt le soir). Une sirène des pompiers extrêmement bruyante retentit au loin. Nous sommes, là encore habituées à l'entendre régulièrement. Mais, ce qui est plus inhabituel, c'est son prolongement et son rapprochement. Je commence à me dire qu'il y a dû y avoir un accident sur la route proche. Mais cette intensité qui ne cesse d'augmenter m'inquiète : cela devait être un vrai carnage... Tous les pompiers d'Hagerstown ont dû être mobilisés. Kris qui n'est toujours pas là... Je tente de l'appeler sur son portable. Pas de réponse. C'est vrai que cela ne passe pas toujours, il peut aussi être occupé. Mais il est bientôt 19 h 20. Peut-être qu'il n'a pas pu passer à cause de l'accident, mais au fond de moi je commence à redouter qu'il n'est été pris dans l'accident lui-même. Je ne veux pas y croire, il est tellement prudent au volant. Et cette sirène qui ne cesse de résonner. Le téléphone répond dans le vide. Où peut-il être ? Qu'est-ce qui se passe ? Dehors, on peut distinguer des lumières de gyrophares pas loin, on n'est pourtant pas tout proche de la route principale. Je ne peux croire qu'il s'agisse de quelque chose dans notre rue, elle est tellement calme d'habitude, et en impasse, les voitures roulent plutôt lentement. Pourvu qu'il ne soit rien arrivé à un piéton. Toujours pas de nouvelles de Kris. Je tente de ne pas montrer mon inquiétude à Flore qui demande ce qui se passe tant le volume des sirènes est fort maintenant. On scrute la fenêtre, peut-être que c'est cette voiture ? non elle tourne avant... Quand soudain, c'est le camion des pompiers lui-même que l'on voit débarquer dans notre impasse. Il roule lentement. Ce n'est pas normal, les lumières du camion éclairent comme dans une fête foraine. J'ajuste mes lunettes de myopie. C'est vraiment Santa que je vois sur le camion ? Mais qu'est-ce qu'ils font ? En laissant le camion s'approcher, nous découvrirons un camion de pompiers festif, avec des personnes qui distribuent des bonbons, et Santa qui ne cesse de saluer. Quelques minutes plus tard, Kris arrive. Il n'a pas pu passer à cause des pompiers. Joli cadeau de Noël...
Il n'y a pas besoin de présenter Christmas qui est une fête assez partagée, même si souvent elle a perdu de son sens originel. Par contre, ce qui sera intéressant pour nous, c'est de prendre part aux festivités et d'observer comment chaque culture développe son propre Noël : Suédois, Brésilien, Américain, français.
(*)Le 8 décembre à Lyon : chaque maison orne ses fenêtres de lampions. L'origine s'est un peu perdue et est un peu confuse, certains l'attribuent à une dette vis-à-vis de la vierge Marie qui aurait sauvé Lyon d'une épidémie de peste, mais les dates ne correspondent pas. Alors peut être, est-ce un écho avec la fête juive Hanouka qui symbolise la fête des lumières du temple de Jérusalem. La codification de la loi juive sur cette fête impose que l'allumage soit effectué près de la fenêtre afin de diffuser le miracle de cette fête à l'extérieur. Quoi qu'il en soit, la tradition veut que chaque famille lyonnaise conserve désormais un assortiment de verres du 8 décembre, épais et parfois colorés. On appelle ces verres garnis d'une bougie, des « lumignons » et ils sont posés sur le rebord des fenêtres. Depuis quelques années, la ville de Lyon organise de grandes festivités à cette occasion et en profite pour parer la ville de mille lumières. 
 
Les cadeaux au boss : il y a une journée pour fêter son patron aux États-Unis. Pour un Français plus habitué aux contestations qu'aux acclamations, récompenser son boss est sans doute vu comme une bien étrange coutume... Kris à cette occasion recevra de son équipe un ballon Thank you, et des fleurs. Je ne suis pas sure que tou(te)s les bosses ont été récompensé(e)s, pour autant. Pour Noël, son équipe d'Hagerstown lui a offert un assortiment de différents produits sur le thème du café et une de ses collègues de l'autre site des États-Unis lui a remis un paquet cadeau pour sa fille. Elle vient d'Afrique du Sud et il paraît que là-bas pour Noël les employés offrent des cadeaux pour les enfants de leur patron. Nouveaux pays, nouvelles pratiques... à moins que Kris ne soit un boss un peu spécial. Une prière pour mon boss...
Presque simultanément, nous avons eu l'impression d'une avalanche de cadeaux et de cartes : par les nouveaux amis expats, dans la classe où je suis volontaire, par le chauffeur de bus... Nous avons nous aussi donné des cadeaux pour chaque professeur (trois principaux et 5 complémentaires), le chauffeur de bus... Mais ensuite, je m'en suis voulu de ne pas rendre de cadeaux à ceux qui nous en avaient donné ou d'oublier du monde comme la factrice, les pompiers, la directrice de l'école... les cadeaux pour Noël c'est comme pour la monnaie des tips, il faut toujours en avoir sur soi!
Par contre, les cadeaux de France, ceux à base de nourritures car nos amis ont de la peine pour nous en cette période de fêtes, ne nous arriverons pas. La poste indiquera à chaque fois que l'envoie de nourriture aux États-Unis est strictement interdite. Adieux veau, vache, cochon... ou plutôt foie gras, truffes, gibier, gâteau maison...