Entre une belle langue plus ou moins utile ou une utile langue par
particulièrement très belle, mon cœur balance. L'anglais n'est plus
une option, c'est une routine. Mais il y a quand même des
circonstances qui laissent l'anglais au placard : les jurons et
les excuses spontanées. Mais c'est drôle, comment en les prononçant
j'ai toute leur force qui me revient en boomerang alors que je pense
que personne autour de moi ne peut les comprendre. Bien sur, les
jurons existent aussi en anglais et je les connais. Mais leur force
n'a pas la même intensité car ils n'ont tout simplement pas été
appris à un moment où enfant il n'y a rien de plus jouissif que de
faire râler ses parents par un juron bien placé. Pour les excuses,
il n'y en a pas de meilleures que celles qui sont prononcées
spontanément, car si en plus d'être mal à l'aise car on vient de
bousculer quelqu'un, il faut en plus se souvenir de la formulation
précise. Nous avons réalisé aussi avec une amie Allemande que
lorsque nous soyons en compagnie de quelqu'un avec qui nous nous
sentons bien, il nous arrive de spontanément parler notre langue
maternelle (je ne comprends rien à l'Allemand, tout comme elle ne
comprend rien au Français). C'est dans ces moments-là que l'on
réalise que la langue maternelle est notre langue affective !
Presque au même moment, Kris me fera part de la même situation.
Par
ailleurs, aux États-Unis, le langage adressé
à une personne est beaucoup moins formel qu'en Europe. Et je me
demande si cela ne s'applique sur tout le continent car mon amie
Colombienne m'a dit que dans son pays, les formules sont aussi moins
formelles (ils n'appliquent jamais le vouvoiement espagnol). La
serveuse du restaurant Waffles house
m'appelle «sweetie», « hon
pour honey »;
dans les courriers, on appelle les personnes par leur prénom :
dear Colette,
les enfants sont appelés : bud
(pour buddy =
mon pote)... Je doute que les Anglais
soient aussi familiers. Peut-être que cela a à voir avec l'ancien
et le nouveau monde ; dans le premier, les restes de
l'aristocratie se retrouvent dans le langage formel, dans le deuxième
qui a vu plutôt l'immigration des gens du peuple, le formalisme a
laissé la place au familier. La construction du nouveau monde a
nécessité d'aller à l'essentiel, y compris dans le langage.
Dans
la langue anglaise, il y a un phénomène très intéressant :
la multiplication des mots. En effet, il y a beaucoup de mots qui se
construisent à partir d'un autre mot : il faut rajouter less,
ness, (parfois même
nessless associés), ful
à la fin d'un mot ou un, in
au début pour obtenir un tout nouveau mot : fastoche. Cela
devrait réduire le nombre de mots à apprendre. Le problème c'est
que cela ne marche pas avec tous les mots.
Et puis, ce qui est très ennuyeux, ce sont les prépositions et les verbes a particules. Ils sont en général référer a une utilisation précise (en haut, dedans, sur...), mais pas toujours : fill out (remplir), burn out (bruler complètement). Je vous laisse apprécier :
http://www.anglaisfacile.com/exercices/exercice-anglais-2/exercice-anglais-13879.php
Et puis, ce qui est très ennuyeux, ce sont les prépositions et les verbes a particules. Ils sont en général référer a une utilisation précise (en haut, dedans, sur...), mais pas toujours : fill out (remplir), burn out (bruler complètement). Je vous laisse apprécier :
http://www.anglaisfacile.com/exercices/exercice-anglais-2/exercice-anglais-13879.php
Il y a aussi les faux-amis, les faux frères : je
suis particulièrement fâchée contre ceux-là car ils sont
particulièrement difficiles à retenir et nous jouent des mauvais
tours :
recipient,
vie, library, flippant, no trepassing (mais
celui-ci je l’aime bien car je
rappelle pour mémoire qu’en français « trépasser »
veut dire mourir, alors
j’ai l’impression à chaque no
trepassing
que l’on me rapelle de ne pas mourir:))))...
Ce qui pour moi constitue une réelle difficulté, c'est la difficile retenu des prénoms : lorsque notre
oreille a du mal à se familiariser avec les accents locaux, il est
très difficile de retenir les prénoms, surtout qu'ici nous côtoyons
à peu près une dizaine de nationalités, et qu'évidemment les
accents changent. Mon oreille va devenir très musicale !! En
attendant, j'ai beaucoup de mal à retenir les prénoms si je
n'arrive pas à les associer avec quelque chose de connu. Mais en
retour, les amis et surtout les Américains peu entraînés à
l'oreille linguistique, ont aussi parfois du mal à retenir nos
prénoms et pour un peu que j'associe le mien avec mon nom de famille
(aux sonorités très proches), j'ai du mal à répondre à mon nom
tant il est déformé. Il y en même qui utilise mon nom de famille
pour mon prénom. C'est pourquoi ici, les surnoms sont courants
et facilite l'usage international : Peggy pour Margaret, Bob
pour Robert, AJ, Addy... là encore, ils vont à l'essentiel.
Si
l'Anglais
est une utilité importante dans le monde d'aujourd'hui, la langue
Française
quant à elle, est vue comme une belle langue, parfaitement inutile
dans le monde de la communication internationale, mais tellement
belle. Je le dis non sans fierté car il est vrai que cela me procure
à chaque fois un vrai plaisir d'entendre les non francophones le
déclarer. D'autant que je dois l'admettre, je ne le ressens pas
vraiment du fait que le français est pour moi aussi naturel que le
froid pour les Esquimaux, on est tellement habitué qu'on ne le
perçoit plus (si j’étais née Esquimaux, je me demande si j'aurai été si frileuse. Mais sans doute que la sélection naturelle aurait eu raison de moi!). Il est aussi très intéressant de voir comment nous
sommes vus par les américains, ou par d'autres nationalités. Au
sauna, un jour en discussion sur l'alimentation et l'addiction à la
nourriture, avec trois Américaines,
voilà que l'une d'entre elles (alors qu'elle ne connaissait pas ma
nationalité), nous dit que les Français
ont l'habitude de manger en plus petite quantité : il est vrai
qu'une entrée, un plat chaud, du fromage et un désert, cela
constitue un repas léger !!! En
fait ce sont les proportions de chaque plat que les Américains
imaginent petites, et c'est vrai que comparer aux proportions
Américaines, il n'y a pas photo. Gargantua aurait du être inventé
ici...
De même, notre jeune voisine pensait que tous les Français étaient
riches et ne portaient que des vêtements de haute couture. Avec
nous, il a fallu qu'elle se rende à l'évidence : les Français
sont banals, et vivent la même vie qu'elle (à part peut-être
sur
le
nombre de jours de congé...).
Bon, pour ceux qui seraient intéressés par
l'apprentissage d'une nouvelle langue, voici quelques conseils
utiles. En effet, l'apprentissage d'une langue vivante est tout à la
fois une nécessité matérielle (cela peut être intéressant de
savoir comment commander un œuf dure lorsque l'on voyage) mais aussi
une nécessité affective : parler de la pluie et du beau temps
avec nos amis Américains, Suédois, Allemands, ou Mexicain est assez
restrictif. Alors, je recherche la meilleure méthode d'apprentissage
d'une langue.
1)
D'abord, il faut se connaître. Questionnaire à choix multiples.
Plusieurs réponses possibles. Vous êtes :
-
visuel : vous ne
retenez rien sans l'avoir vu écrit. Si vous ne visualisez pas le
mot, vous ne pouvez pas savoir comment il s’écrit. Ce sont les
yeux de l'intellectuel ou
les yeux de Thomas.
-
auditif, votre
oreille est votre meilleure alliée, lorsque vous entendez un mot
vous pouvez vous en souvenir, et le prononcer correctement. C'est
l'oreille de l'artiste.
-
kinestésique : vous
avez besoin de toucher, de découvrir par la manipulation. Les
informations doivent être en relief (par des couleurs et autres
artifices...). Ce sont les
mains de l'italien. Rien ne vaut alors une approche directe dans le
pays...
-
olfactif, votre nez
ne vous trompe jamais, vous pouvez reconnaître un vin rien qu'à
l'odeur. C'est le nez de l’œnologue. Bon, en matière
d'apprentissage d'une langue, c'est plus restrictif, à moins de
trouver une méthode odorante.
2) Il
faut mesurer sa motivation. Précisez votre choix :
- entre une Skype partie avec les amis de France ou une
visite au YMCA avec des amis expat ? Ou encore, entre écrire
sur son blog en français et une ballade avec des amis Américains ?
- entre la lecture d'un mauvais livre français ou la
lecture d'un bon livre américain ?
- entre une conférence française à 10h du matin
(heure de Paris) et le journal télé du matin vers 8h heure locale
?
- entre regarder Maigret, sous-titré à la télévision
ou aller voir un film Américain d'auteur, non sous-titré au cinéma
(peut-être que pour commencer on peut choisir un dessin animé en
anglais) ?
3)
Évaluer
votre besoin. Plusieurs réponses possibles :
- pour travailler dans une entreprise internationale.
- pour épater les copains
- pour voyager
- pour avoir une bonne note à un examen et compenser les
matières plus faibles.
- pour découvrir de nouvelles cultures et de nouveaux
modes de vie
- pour suivre son conjoint dans une expérience
d'expatriation... et gérer la vie familiale dans une autre langue :
les courses, le médecin, l'école, les activités, les voisins, le
plombier...
4)
Évaluer votre temps disponible à consacrer à l'apprentissage
d'une nouvelle langue. Une seule réponse possible
- tous les jours une demi-heure
- tous les dimanches pendant 2 heures
- quelquefois par mois, quand il n'y a rien de plus
urgent
- irrégulièrement, quand ça nous chante.
5) Votre
niveau réel au démarrage et votre niveau espéré à l'arrivée.
Soyez les plus honnêtes possible, vous ne jouer qu'avec vous-même !
- débutant
- des notions apprises à l'école, autant dire peu adaptées à la vraie vie!
- de bonnes notions apprises sur le terrain
- un bon niveau de langage, mais de 18 ans
d'âge
- conversation usuelle pour voyager en
touriste
- conversation téléphonique professionnelle et rédaction de rapports internationaux.
- conversation et rédaction parfaite en toute circonstance (il vaut mieux sortir couvert).
- conversation téléphonique professionnelle et rédaction de rapports internationaux.
- conversation et rédaction parfaite en toute circonstance (il vaut mieux sortir couvert).
Après avoir évalué votre situation langagière...
revenez me voir.
Avant de partir, je pensais que nous pourrions organiser
des leçons de français à domicile pour permettre à Flore de
conserver son niveau de français écrit, et aussi d'histoire, car
même si l'histoire est universelle, elle ne se décline pas sur la
même version dans tous les pays. Mais les cours de français sont
difficiles à tenir tant pour Flore qui est loin d'être
enthousiasmée, que de moi-même qui ne suis pas toujours très
motivée pour revenir sur la grammaire. Le français est peut-être
une belle langue, mais il faut la mériter... Par contre, les cours
d'histoire serviront les deux cultures. En effet, nous abordons la
période des temps modernes et en 5th grade, ils évoquent la
conquête du nouveau monde, et les relations avec les autres
continents. Rassurez-vous, chacun son histoire et son interprétation
des évènements, même si entre nos deux pays à cette époque, les
liens étaient fréquents : la première guerre
d’indépendance
qui a vu naître la déclaration d'Indépendance des États-Unis, le
4 juillet 1776, contre les Anglais
(c'est la, qu'est intervenu La Fayette).
Ah, dès qu'il s'agit de bouter les Anglais de quelque part, là les
Français ils sont forts pour s'allier avec tout ceux qui ont maille
à partie avec l’Angleterre. Alors que quelque temps plus tôt,
lors de la guerre
de la Conquête (1754-1763),
ce sont les Français que les Anglais a
l’époque, aidés par les Américains,
réussissaient à bouter du sol US de l’époque (cote Nord Est essentiellement).
Vente de la Louisiane(1803) :
des fois je me dis que vu la taille de la Louisiane à cette époque,
si nous l'avions gardée, la langue internationale serait... le Français !!! On a le droit de
rêver ! Cadeau
de la statut de la liberté (bien
plus tard car
elle fut en effet inaugurée
le 28 octobre 1886,
mais beau cadeau tout de même, surtout qu'à cette époque, question
liberté, la France en était plutôt privée). Ils
fêtent aussi el cinco de Mayo.
Qu'est ce qui a bien pu se passer à
cette date la ?
Un petit groupe de Mexicains,
associés aux Américains ont réussit à vaincre, devinez
qui ??? Les Français en 1862. Il
y a des jours, il ne fait
pas bon être Français...
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