Back to school
(Aujourd'hui, vendredi 5 juillet 2013, les élèves Français sont en congé d'été, et le blog en arrive à la reprise de l'école Américaine en Août 2012 : belle coïncidence !)
Toujours dans la catégorie apprentissage, mardi soir, j'ai vécu une expérience surréaliste, mais inoubliable. Pour tenter de mieux comprendre l'anglais, je regarde la TV. Je m'intéresse un peu plus aux séries policières, les experts (CSI), cold case, criminal mind... Nous retrouvons les mêmes ici, alors ce soir-là, je regarde les experts de Las Vegas. Au bout de 10 minutes, comme à chaque fois, la pub. Je zappe et je tombe sûr … Maigret, en français, sous titré (pour un français deuxième langue, il est quasiment impossible de comprendre les dialogues sans sous titrage, tant ils mangent les mots). Le rythme entre les deux séries est diamétralement opposé : rapide, scandé, personnages qui courent tout le temps, images qui défilent... pour l'un et lent, peu animé, lenteur des pas,longs plans sur les paysages pour l'autre (je vous laisse deviner). Mais la série américaine est coupée de publicités toutes les 10 minutes, tandis qu'il n'y en a pas sur la série française. Alors, je vais naviguer de l'un à l'autre, d'une pub à l'autre, le temps pour les experts étant assez court pour ne rien perdre de ce qui se passe chez Maigret. J'aurais pu suivre deux séries en même temps, dans deux langues différentes, dans deux rythmes opposés. Je ne suis pas sur d'avoir vu la fin d'aucune des deux, je me serais endormie avant...
(Aujourd'hui, vendredi 5 juillet 2013, les élèves Français sont en congé d'été, et le blog en arrive à la reprise de l'école Américaine en Août 2012 : belle coïncidence !)
Toujours dans la catégorie apprentissage, mardi soir, j'ai vécu une expérience surréaliste, mais inoubliable. Pour tenter de mieux comprendre l'anglais, je regarde la TV. Je m'intéresse un peu plus aux séries policières, les experts (CSI), cold case, criminal mind... Nous retrouvons les mêmes ici, alors ce soir-là, je regarde les experts de Las Vegas. Au bout de 10 minutes, comme à chaque fois, la pub. Je zappe et je tombe sûr … Maigret, en français, sous titré (pour un français deuxième langue, il est quasiment impossible de comprendre les dialogues sans sous titrage, tant ils mangent les mots). Le rythme entre les deux séries est diamétralement opposé : rapide, scandé, personnages qui courent tout le temps, images qui défilent... pour l'un et lent, peu animé, lenteur des pas,longs plans sur les paysages pour l'autre (je vous laisse deviner). Mais la série américaine est coupée de publicités toutes les 10 minutes, tandis qu'il n'y en a pas sur la série française. Alors, je vais naviguer de l'un à l'autre, d'une pub à l'autre, le temps pour les experts étant assez court pour ne rien perdre de ce qui se passe chez Maigret. J'aurais pu suivre deux séries en même temps, dans deux langues différentes, dans deux rythmes opposés. Je ne suis pas sur d'avoir vu la fin d'aucune des deux, je me serais endormie avant...
Je suis allée remplir le réservoir de la voiture. Jusque là, rien de bien exceptionnel. A quelques petits détails prêts, cela marche comme en France. Vous vous rendez à une station d'essence, si possible la moins chère ou bien celle pour laquelle vous avez des réductions (à chaque passage dans un magasin agroalimentaire associé à une station d'essence, vous accumulez des points qui vous donnent des réductions sur vos gallons d'essence, de 10 cents et jusqu'à 70 cents). Comment on fait avec la carte de bonus ? C'est où qui faut la passer ? Ça marche pas. J'essaye de mettre le numéro de la carte. Toujours rien. Au bout d'un moment, il y a une gentille dame qui vient me voir pour me demander si tout va bien. J'ai l'impression que quelle que soit l'heure du jour ou de la nuit, 7j/7, dans une station essence automatique il y a toujours une gentille dame ou un gentil monsieur pour vous aider. Puis : carte ou pay cash ? Ensuite la carte bleue, ça c'est vraiment comme en France ! Mais trouver le bon endroit. Ne pas laisser la carte trop longtemps. Comme je ne l'ai pas retirée assez vite, je dois recommencer. Puis, crédit ou débit ? Puis le code. Puis cash back Yes or no ? Qu'est-ce que cela peut bien être ? Enfin, j'entends le bruit rassurant de l'essence qui remplit le réservoir. 15 minutes plus tard, le plein est fait ! Les petits détails font toute la différence...
Une autre expérience intéressante que vous n'auriez jamais crue possible après autant d'années d'expérience : remplir un chèque. Rien de plus simple que remplir un chèque, me direz-vous ? C'est justement parce que vous avez trop l'habitude avec les vôtres, que vous êtes perdu quand le chèque n'est pas tout à fait organisé de la même manière. Le montant en chiffres, plutôt facile, puis en lettres, se rappeler l'épellation des chiffres (merci le rabâchage de l'école). La date et le nom de la personne vraiment pas au même endroit qu'en France, presque au même niveau que le montant en lettres. La date, ne pas oublier d'inverser le jour et le mois. La signature. Trois chèques plus tard, vous avez l'impression de passer au mieux pour un adolescent au pire pour un idiot.
La tonte de la pelouse devient tyrannique. Les tondeuses forment comme le corps d'une armée prête à rentrer en action à tout moment. Lorsque le premier du lotissement commence, c'est l'armée tout entière qui lui emboîte le pas. Sauf que nous, nous ne sommes pas bien équipés. En cas de conflit, les moins bien équipés sont toujours les étrangers ! En effet, un voisin nous a prêté une tondeuse, avant que l'on récupère celle d'un ex-expat qui retourne en France et qui n'a pas assez de place pour emporter la sienne. Et nous avons acheté un roto-fil américain, que personnellement je ne connais pas encore bien. Heureusement, j'avais pris des cours de roto-fil en France pour faire notre jardin et du coup, j'ai quelques notions. Mais j'imagine notre voisin impeccablement spécialiste du domaine extérieur, en train de me regarder faire. Je me débats entre une tondeuse qui fait un drôle de bruit à certains moments et va jusqu'à s'étouffer, et un roto-fil qui perd son fil. Du coup, j'ai besoin de deux jours pour finir de tondre. Cela me rappelle une croisière en Égypte avec des amis techniciens (donc formés à l'école française). Ils s'amusaient de voir les Égyptiens (donc formés à l'école égyptienne, si tant soit peu qu'ils y soient allés) tenter de réparer un moteur avec l'utilisation de fils électriques peu protégés, plus ou moins en contact avec l'eau. Ce jour-là, je me suis dit que nous n'avions pas tous eu la la même chance en matière de connaissance, et que cela ne faisait pas d'eux des imbéciles, mais plutôt des malchanceux. Aujourd'hui, j'ai l'impression d'être Égyptienne...
J'ai un peu peur que parmi mes voisins il y ait des acharnés de la gâchette tondeusienne. Je n'arriverais jamais à suivre leur rythme. Je suis en train de regretter la taille de la haie, un WE par an... Heureusement, nous venons de recevoir notre nouvelle tondeuse, celle où l'on s'assoie dessus. Je vais pouvoir jouer au tracteur à moteur. Vive l'école !
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