| que de neige, que de neige!!! |
Cet
hiver, nous avons donc passer notre temps a nous demander si le
lendemain serait un jour de neige sans école, ou avec un délai,
parfois tu espères et même si tu sais qu'il faudra les rattraper, secrètement tu espères. En avril, il n'y avait plus d'espoir.
Avec
un temps pareil, rien de tel que de prévoir ses prochaines vacances. Les vacances, c'est comme les cadeaux, le plus dur c'est
de trouver l'idée... A Pâques, on aimerait bien aller voir le grand
canyon, et pour l'été, avant le retour en France, Porto Rico est une
destination qui nous intéresse. Il faut dire que les destinations
soleil, sans sortir des USA, cela devient limité, si on ne veut pas
retourner toujours aux même endroits. Et, je n'aime pas gâcher les
vacances par un passage des douanes un peu délicat.
De
plus, Puerto Rico qui est une sorte de département américain, à la
singularité d'avoir comme langue nationale, l'espagnol. Alors je
pourrais vérifier si mes cours auront été productifs... Puedo ir al baño por favor? (puis-je aller aux toilettes s'il-vous-plaît?).
Mais
comme de toujours pour les vacances, nous avons du mal à planifier.
Maintenant que mes cours sont prêts, je ne pourrais plus utiliser
cette excuse pour expliquer que nous soyons en retard. Alors, je peux
toujours dire que c'est à cause de la planification de notre retour
en France qui s'annonce très simple. Trouver une nouvelle école, si
possible bi-lingue, un nouveau logement à proximité de la dite
école, et nous ne savons pas encore si Kris rentrera au même moment
que nous. En fait , nous avons une école en vue mais Flore devra
passer des tests et il n'est pas toujours sure d'y avoir de la place.
Ce qui veut dire que nous ne connaitrons la réponse que fin Août
pour une rentrée début septembre. Donc, il faut avoir une autre
école sous le coude. Mais comme nous n'habitons pas en France,
difficile de se référer à l'école de son quartier pour les écoles
publiques. La vie d'expat n'est pas faite que de vacances...
Les
vacances, c'est bien mais il y a aussi le reste du temps qui encore
aujourd'hui est plus long que le temps des vacances. Alors, nous
avons pris une carte de réduction pour faire du ski dans nos deux
petites stations de proximité. Nous allons aussi partir un long WE
en janvier dans une station à peine plus grande, à deux heures de
route. Nous louerons une grande maison que nous partagerons avec nos
amis allemands. Il a fait tellement froid, que le premier jour avec
Flore nous n'avons pas pu skier. Nous avions un jacuzzi avec la maison
de location, mais... à l'extérieur. Température extérieure :
-25°C ; température du jacuzzi : + 45°C. Le plus dure,
c'était au moment de rentrer dans l'eau : il faisait tellement froid
dehors et nous étions en maillot de bain alors nous avions hâte de
rentrer dans l'eau. Mais l'eau était tellement chaude que nous ne
pouvions y rentrer que petit à petit. Un grand moment de rigolade!
Après, nous nous étions organisés pour apporter nos boissons avec
nous, alors c'était très agréable car la boisson restait fraiche
(nos cheveux touchés par l'eau, aussi).
Le quotidien, c'est aussi une invasion de la pub. J'ai
beaucoup de mal à retenir les noms et prénoms, mon cerveau a besoin
de temps pour intégrer les chiffres en anglais (je fais partie des personnes qui sont visuelles : je dois voir le mot pour l'intégrer, entendre ne suffit pas). Heureusement, les pubs se sont
adaptées aux étrangers : certaines vont jusqu'à répéter 5
fois de suite le numéro de téléphone à appeler : si vous
avez le malheur de vraiment écouter, vous avez l'impression qu'on
vous prend pour un imbécile. Cette adaptation, on peut la retrouver dans la communication, y compris
avec un parfait étranger, le nom de famille est simplement occulté.
Chez le Dr : « bon alors Coleen, qu'est-ce que je peux
faire pour toi ! » (le vous n'existe pas en anglais ;
les anglais de Londres compenserons pas une formule de politesse, ici
rien d'aussi compliqué). Avec la secrétaire du collège :
« comment je peux t'aider, ma puce ? » (j'ai utilisé
ma puce car cela me semble le plus près de la traduction de sweety
or Honey, mais surtout n'utiliser pas la traduction littérale de ma puce : my flee, ici, car c'est
seulement vu comme un animal dégoutant).
Nous commençons a anticiper notre retour, c'est à dire a prendre contact
avec les écoles. J'ai repéré quelques écoles que je voudrais
appeler justement ce matin car c'est une journée de neige donc pas
d'école ici. Cela me laisse du temps le matin pour les joindre avant
leur fermeture. Première école appelée : je réalise que le
décalage horaire existe aussi pour les vacances. En effet, la zone
de Lyon vient de commencer les vacances d'hiver. Je tombe donc sur un
répondeur. Bon, il me faudra me lever un peu plus tôt un jour de
semaine (plus tôt que 6:00 du matin tout de même), si je veux les
joindre lorsqu'ils sont ouverts.
L'école
c'est une chose, mais il nous faudra aussi trouver un logement. Nous
souhaitons nous installer à proximité de la future école de Flore,
ce qui nous laisse quelques incertitudes sur notre logement. Notre
maison est louée et nous ne pouvons la récupérer avant la fin des
trois ans de bail. De toute façon, nous ne sommes pas surs de vouloir
y retourner. Mais cela n'aide pas a l'anticipation. J'ai l'impression
d'avoir fait le tour de Hagerstown et d'avoir envie de rentrer.
Peut-être est-ce a cause de l'hiver qui se prolonge, ou du travail
de prof qui est loin de me combler. En tout cas 2 ans nous aurons
suffit ici. Bien sur, il y a les amis qu'il nous faudra quitter et
comme de bien entendu les amis d'aujourd'hui sont des amis qui
comptent. Il y aura bien Skype et la possibilité de se rendre visite
de temps en temps, mais combien de temps cela durera-t-il ?
C'est la vie de troubadour qui veut cela, soit on s'isole sur soi-même, soit on s'ouvre aux autres au risque de devoir les quitter.
C'est quand même l'option que nous avons choisit. Deux petits ans...
et puis s'en vont ! Le pire, c'est qu'en France, le retour de
Kris s'annonce compliqué du fait de la situation économique, et
qu'une nouvelle option pourrait s'ouvrir en Australie, ce qui est
loin de me laisser indifférente. Mais mon métier me manque et j'ai
peur de laisser échapper des opportunités professionnelles si je
reste absente trop longtemps. Et pourtant, j'ai déjà rebondi plus
d'une fois, alors je sais que je peux le faire encore.
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