Et voila, notre voyage se termine. Bien sur, il y aurait encore à dire sur notre réinstallation complète en France et ses soubresauts, mais nous voila déjà happés par d'autres aventures. Alors, je vous souhaite juste de bonnes fêtes de fin d'année : "apprend comme si tu devais vivre toujours, et vis comme si tu devais mourir demain"...

vendredi 15 août 2014

Hiver 2013/2014 : La Nouvelle Calédonie versus Hawaï.

Hawaï
Rainbow island











Nous allons commencer l'hiver aux États-Unis (21 décembre) par un séjour à Hawaï. Mon frère étant rentré de Nouvelle Calédonie en octobre, nous nous résignons à aller à Hawaï à la place. La vie d'expat parfois, c'est vraiment difficile !!!!.

Hawaï, c'est un volcan sous pression, ou une île en construction. L'un des sujets de réflexion dans les cours de Flore, c'est de réfléchir à ce que l'on pourrait faire avec une parcelle de la nouvelle île en construction à Hawaï, et de décider de faire vivre vos générations futures à cet endroit car la terre est riche et généreuse, ou au contraire de ne rien faire car c'est trop dangereux. Pour répondre au plus près à la question, nous avons décidé de faire le voyage et de chercher la réponse sur place. Le plus drôle, c'est qu'elle a vraiment trouvé sa réponse. Au début de 20è siècle, il y avait eu une coulée de lave dévastatrice. Pourtant, la lave n'avançait qu'à petite vitesse, mais les maisons n'ont pas pu être protégées. Les habitants ont alors décidé de construire leurs maisons sur des sortes de charriots ce qui pourrait permettre de les transporter lors d'un tel évènement. C'est ce qu'elle a décidé de faire pour sa parcelle sur la nouvelle île. Il fallait y penser !

A Hawaï la nature est dans tous ses états : nous avons bien fait de laisser les pierres de volcan où elles étaient, la nature nous à remercier. Selon les légendes locales, celui qui prend un bout de terre d'Hawaï, sous forme de pierres de volcan le plus souvent, s'attirera le malheur. Et bien nous, on la reposera la pierre de volcan volée aux ancêtres et on a bien fait :


- Nager avec 300 dauphins, et une raie Manta, ça s'est jamais vu, ça s'est jamais vu...
- Croiser 4 baleines à bosse en train de danser dans l'eau, ça s'est jamais vu, ça s'est jamais vu...
- Se faire bronzer en compagnie de 4 tortues de mer venues se reposer sur la plage, ça s'est jamais vu, ça s'est jamais vu...
- Et pourquoi pas ?

Mais nous avons pu aussi visiter une caldéra avec un ranger, surfer sur la plage mythique de Waikiki, visiter la plantation d'ananas DOLE et déguster une glace gigantisime au vrai goût d'ananas. Hawaï : une explosion de lave de bonheur.

Le seul bémol, c'est qu'il ne faut pas visiter l'île en même temps que le président Américain, venu rendre visite à sa famille. En effet, les routes d'Honolulu peuvent être un peu chargées!

J'ai beaucoup aimé les panneaux solaires sur de nombreuses maisons. C'est le seul endroits de nos visites américaines où nous pourrons voir cela. Il y a aussi le plaisir à écouter la langue des natives qui est construite avec plus de voyelles que de consonnes, et qui utilise les répétitions ce qui la fait paraître plus chantante. Dans Honolulu, il y a autant de voyelles que de consonnes, mais bien souvent il y en a plus.

Je me suis acheté un livre à l'aéroport dont le titre est simplement "Honolulu". Il parle en fait des picture brides (fiancés sur photo). Au début du 20è siècle de nombreuses jeunes Japonaises, Coréennes, se sont fiancées à de parfait inconnus de leur nationalité, vivant aux États-Unis d'Amérique, sur la simple base de photos. Ces hommes étaient venus tentés plus tôt l'aventure Américaine, vue comme une terre de richesse. La description des situations des futurs mariés était idyllique (entrepreneur, photos d'eux 20 ans plus jeunes ...) et beaucoup de jeunes filles se sont fait piéger, car la réalité était bien souvent moins avenante. Plus tard, pour tous les Japonnais émigrés aux États-Unis, ils auront une autre situation à gérer : l'attaque de Pearl Harbor par leur pays d'origine. Mais c'est une autre histoire, racontée dans d'autres livres.

Retour à Hagerstown : neige, pluie verglaçante, température extrêmes (en froid), mais ce qui nous aura permis à Flore et à moi-même de prolonger nos vacances étant donné que l'école qui a repris le 2 janvier, sera fermée le vendredi 3, juste au moment où nous avions prévu de revenir. C'est bête !!! mais fort appréciable, étant donné qu'avec le décalage horaire, il nous est difficile de nous endormir le soir, et le matin, les grasses matinées sont appréciées (même pour moi qui suis une lève tôt) . Et puis, recommencer l'école le 2 janvier, c'est pas humain... Différence de température à notre retour : de + 30 ° C à - 30° C : qui a dit qu'il fallait se rouler dans la neige après un bon sauna ?????

Il a fait aussi extrêmement froid mardi 7 janvier au point que les écoles étaient encore fermées, au boulot de Kris il n'y avait ni internet, ni...chauffage, et lorsque l'on a voulu aller au ciné avec Flore car on avait le journée de libre, il n'y avait pas de chauffage non plus. Par contre, quand on reste à la maison, ça va. Le lendemain déjà, mercredi 8, il fait déjà meilleur, plus que quelques -5.

Ce que je trouve assez drôle tout de même, c'est que nos amis et la famille en France  ont entendu parler de la vague de froid et s’inquiètent pour nous. Par contre en 2012 lorsqu'il a fait si froid en France pendant 15 jours (j'avais eu la voiture qui ne voulait plus démarrer), je ne suis pas sure que les États-Unis aient été au courant. Bon, mais il est vrai qu'ici les températures même chez nous sont descendues à -30. Mais personne ne s’interroge sur le dérèglement climatique dû à l'activité humaine... Peut-être un jour quand cela va commencer à toucher l'économie, les Américains se poseront peut-être les bonnes questions, car questions consommation d'énergie, on est loin des accords de Kioto...

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