Et voila, notre voyage se termine. Bien sur, il y aurait encore à dire sur notre réinstallation complète en France et ses soubresauts, mais nous voila déjà happés par d'autres aventures. Alors, je vous souhaite juste de bonnes fêtes de fin d'année : "apprend comme si tu devais vivre toujours, et vis comme si tu devais mourir demain"...

vendredi 5 avril 2013

allons enfants de la patrie...


Samedi 14 juillet : allons enfants de la patrie...

Samedi matin : premiers petits ajustements à notre nouvelle vie : acheter l'indispensable téléphone portable qui nous permet de rester relier. Rien à moins de 240 minutes, mais pour appeler qui ? Je ne connais pour ainsi dire personne ici. J'avais déjà du mal à consommer mes deux heures locales en France ! Il nous faudra aussi un BBQ de compétition, histoire d'épater les copains à notre retour, et aussi d'une tondeuse, ça c'est pour faire comme les voisins. La télé quant à elle est déjà achetée et elle est encore plus grande que la nôtre de France, mais plus petite que le standard américain. La folie des grandeurs va-t-elle nous gagner ? La télé est grande mais nous ne recevons pas encore les chaînes. C'est pourquoi, en attendant, elle trône dans le salon telle une œuvre d'art en attente de reconnaissance.

En passant dans notre lotissement (neighborhood), je remarque des drapeaux américains accrochés à quelques maisons : la fierté de la nation ! Serons-nous aussi fières de notre grande nation ce soir à l'ambassade ?
Les maisons sont construites soit en bois , soit en brique, soit mixtes. Elles sont plutôt grandes et dans l'ensemble, bien entretenues. Comment font-ils ? car en France, les maisons en bois se dégradent souvent très vite et après quelques bourrasques de pluie, il ne reste plus de la majesté du bois, que son enveloppe vieillissante. Ce n'est tout de même pas de l’aggloméré ?

Sur la route 70 : descente vers Washington. J'observe les panneaux, à défaut d'autres distractions. En effet, pour rompre la monotonie de la route et pour agrémenter le voyage, les Américains installent des décorations artificielles sur le bord de la route. Ce sont des panneaux qui à chaque intersection, renseignent sur ce qui peut se consommer : nourriture (food), logement (lodging), essence (gas), attractions. Il y a aussi des panneaux qui indiquent que l'autoroute est subventionnée par : les dividus cigars ou que la patrouille d'urgence l'est par : state farm, len the plomber (attention aux faux-amis : state farm n'est pas une ferme d'état mais une compagnie d'assurance). Le summum du règne de l'argent serait que les autoroutes soient subventionnées par une bière locale ! Et bien c'est fait. J'ai en effet trouvé, plus tard dans le séjour, une pancarte indiquant que l'autoroute 70 était subventionnée par Francklin Liquor qui est bien un magasin d'alcool...
Sur la route, nous rencontrons beaucoup de travaux. Serait-ce le temps des moissons ? En France, c'est souvent au début de l'été. N'avez vous pas déjà remarqué que début juin, nos routes se couvrent de nouveaux revêtements, s'ornent de nouvelles couleurs, se façonnent de mille façons. Ici, il est grand temps de faire quelque chose car les routes sont en plutôt mauvais état, mais il est vrai qu'elles ne sont pas payantes, elles sont seulement subventionnées ! Heureusement, le confort de la voiture amortit les chocs. Il y a aussi beaucoup de bouts de pneus déchirés qui errent sur le bord de la route. Comment peut-on perdre de tels bouts de pneus ? Il y en a qui perdent les pédales, d'autres ce sont les pneus.
Arrivée vers l'ambassade à 18h20. Heureusement que Tom Tom nous indique que nous sommes près de la destination car rien ne laisse transparaître qu'ici, c'est la ville. Les environs boisés font plus penser à un grand parc qu'à une avenue fleurie d'ambassades. On vient de croiser celle de l'Allemagne.

Une demi-heure de queue avant d'entrer, cela doit valoir la peine! Avant de traverser la route, une délégation du Congo nous accueille au bruit des tambours et des portes-voix pour nous dire que la la politique de la France dans leur pays est pire que celle des Nazis. Vive la fête nationale et l'entrain pour la nation... le jour de gloire n'est pas encore arrivé !

Entrée dans l'ambassade : entre grandeur et décadence. C'est la première fois que je vais dans une ambassade française, ou même un consulat. J'étais déjà allée à l'ambassade Américaine à Paris pour le visa, mais jamais dans un petit bout de France à l'étranger. Voilà qui est fait. Les tenues de soirée sont de sortie, le champagne et le foie gras s'imposent, la musique rappelle la douce et lointaine France... mais très vite la moiteur ambiante nous submerge et fait couler le maquillage, les enfants se baignent dans la fontaine, il faut jouer des coudes pour se servir au buffet : pas de doute, on est bien en France. Je ne suis pas sûre que je renouvelle l'expérience. Je préfère de loin célébrer notre chère nation sur une via ferrata en montagne, ou sur un rafting en eaux vives ou encore... tout simplement chez moi aux USA. Vive la république !!!

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